Messes

Messes en semaine à NDV:
Mardi à 19h, Mercredi à 18h30, Jeudi à 19h suivie de l’adoration eucharistique et Vendredi à 12h15
Pas de messe ce vendredi 2 octobre

OCTOBRE

Samedi 3
18 h 30 Saint Thibault
1ères Communions

Dimanche 4
11 h 00 N.D. du Val
Messe de rentrée de l'Aumônerie
Professions de Foi


 

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Centre Pastoral
33 bd Thibaud de Champagne
77600 Bussy St Georges

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Notre-Dame du Val Info juin 2016

Notre-Dame du val Info juin 2016

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© photo Diocèse

Editorial

Nous avons vécu en mai ce grand pèlerinage au Mont St Michel et à Lisieux. C’est grâce à ce genre de pèlerinages que se crée peu à peu une vraie communauté, sur le Val de Bussy et en même temps avec ceux du Val de Lagny. La retraite dans la vie, qui a rassemblé 32 personnes, a révélé aussi ce grand besoin de spiritualité à vivre en commun.

Nous avons vécu cette veillée magique du 6 mai, face au Mont St Michel illuminé, avec les familles des jeunes qui vivaient leur profession de foi, en communion avec la veillée de prière de celles qui étaient restées à Bussy. Oui, nous avons vraiment besoin aujourd’hui de cette dimension communautaire.

Il y a encore une dizaine d’années, je me disais qu’il n’était pas réaliste de rêver à faire d’une paroisse une vraie communauté, je pensais que la paroisse était une assemblée qui se retrouve à la messe et qui accueille ceux qui demandent un sacrement, avec des équipes qui vivent des services ou des temps de prière et de réflexion. Aujourd’hui j’ai changé d’avis. Si nous ne construisons pas une vraie communauté, l’Eglise ne pourra pas répondre sur le Val de Bussy aux défis de la société individualiste d’aujourd’hui.

Je me souviens de mon oncle curé de campagne qui se lamentait il y a 40 ans que la plupart des jeunes arrêtaient après la profession de foi. Cela arrive encore trop souvent aujourd’hui, comme la BD de Clémence nous le rappelle avec humour dans ce numéro. C’est pourquoi nous avons voulu que les parents s’impliquent davantage dans la vie de l’Eglise et dans l’éducation chrétienne de leurs enfants. La profession de foi n’est pas à vivre seulement par les jeunes de 5ème, mais par leurs parents et l’ensemble de la communauté. C’est une communauté qui professe sa foi, et qui donne envie de la vivre, comme en témoignent les jeunes et adultes de plus en plus nombreux qui demandent le baptême. Comme en témoignent aussi dans ce numéro les six adultes qui ont vécu la Confirmation et les nombreux jeunes qui vont la vivre le 18 juin.

Père Dominique Fontaine


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3 questions à Phra Somdeth

La miséricorde est une passerelle entre les êtres humains

Phra Somdeth, Moine supérieur de la pagode Lao à Bussy-Saint-Georges, répond aux questions de Luigi Changivy sur le thème de "La miséricorde".
© Photo Luigi Changivy

Par Luigi Changivy

Luigi Changivy - Pouvez-vous nous dire ce que recouvre la notion de "miséricorde" dans la religion bouddhiste laotienne ?

Phra Somdeth – Il est important, pour pouvoir répondre à votre question, d'apporter une précision sur la terminologie de ce mot. Dans le Bouddhisme, le mot qui représente la "miséricorde" est "METTA", qui signifie Compassion, Amour et Bienveillance illimitée et universelle. Pour bien en saisir le sens, nous pouvons le comparer au comportement de parents envers leurs enfants : ils leur prodiguent de l'amour, de la bienveillance et de l'assistance. Ils aiment leurs enfants, les accompagnent dans leur vie et partagent leurs joies et leurs souffrances.

La miséricorde est une dimension inhérente au bouddhisme, une éthique de vie. Elle est un des principes de base permanents et fondamentaux du bouddhisme. Le monde ne peut fonctionner sans la miséricorde qui est un mode de vie. Autrement dit, la miséricorde (Metta) fait partie du fonctionnement du monde de façon permanente puisque les hommes vivent en société.

La miséricorde inclue l'accueil (de l'autre) et le partage, deux principes indissociables. La vie de tout bouddhiste doit être empreinte de bonnes actions, d'efforts envers autrui, d'actes de charité et de dons : l’altruisme. La miséricorde a, également, à voir avec le pardon : l'erreur est, par nature, humaine et doit être pardonnée et corrigée afin de n'être pas reproduite.

En réalité, la miséricorde a un sens illimité car elle part de l'amour pour aller vers la compassion. La miséricorde est une notion pure qui va au-delà de l'homme, elle est divine. Etant un des fondements du bouddhisme, elle est omniprésente dans tous les écrits. Le bouddhisme est, par essence, miséricordieux.

 

LC - Que peut-on, doit-on faire au quotidien, pour prendre en compte cette dimension miséricordieuse qui est un des fondements du bouddhisme ?

PS - Tout d'abord, il faut considérer les choses simplement : croire en Dieu, être juste et avoir de l'amour pour l'autre. C'est une chaîne infinie de valeurs positives, spirituelles, tournées vers la vie en société et au-delà !

Dans un second temps, chacun doit considérer, dans le monde où nous vivons, qu'il ne peut y avoir de paix et de bonheur sans miséricorde. C'est une question d'échelle. Tout passe par l'accueil de l'autre, au sens large. L'accueil se conçoit dans la paix, pour celui qui accueille et celui qui est accueilli. Par exemple, nous pouvons citer le cas d'une personne qui est en instance de divorce et qui demande de l'aide à un moine. En principe, la religion ne traite pas les questions privées. Dans une situation où il y a de la souffrance, le moine apportera son aide du mieux possible, en respectant la vie privée de la personne. Ou encore, pour une personne sans emploi qui ne sait plus quoi faire, les moines, peuvent l'aider spirituellement à surmonter son épreuve et, en plus, lui apporter une aide "environnementale" : lui trouver des contacts, parler de son cas dans la communauté etc. La personne en demande devra faire preuve de bonne volonté et de courage car la miséricorde des autres ne suffit pas…, mais elle est nécessaire.

Au quotidien chacun doit relativiser le côté "matériel" de la vie. C'est une des missions des moines que d'aider à prendre de la distance vis à vis des valeurs matérielles, sources des souffrances et des frustrations. Les moines ne possèdent rien, aussi leur potentiel de miséricorde est infini. Se tourner vers l'autre et lui témoigner amour et assistance (miséricorde !) a infiniment plus de valeur que de lui procurer des biens matériels.

Il est difficile, pour chacun, d'avoir un comportement miséricordieux en permanence. Mais c'est vers cela que nous devons tous tendre car la miséricorde est une ressource dans laquelle il faut puiser pour que le monde aille mieux. La miséricorde est un cheminement d'amour, de compassion, d'entraide et une passerelle entre les êtres humains.

LC - Souhaitez-vous dire quelques mots concernant Bussy-Saint-Georges ?

PS – A Bussy-Saint-Georges nous avons la chance d'avoir un espace d'échanges et de convivialité avec les autres religions. Notre Esplanade des Religions est propice à la rencontre de l'autre. Nous devons en profiter pour nous connaître afin de nous respecter. Le respect de l'autre est une valeur importante. C'est comme cela que l'on évolue et que l'on va vers la paix •

 

Saint Georges est revenu

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La statue de Saint Georges terrassant le dragon, datant du XVIème siècle, a été restaurée. Elle a retrouvé sa place dans l’église Saint Georges de Bussy village.

 

© Photo Marie-José Fournier

 

 

 


3 questions à Bruno Sautereau

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« Petite spiritualité du Foot » : ce livre de 180 pages est sorti en librairie le 1er juin. Le père Bruno, qui en est l’auteur, répond à quelques questions.

Par Marie-José Fournier
 
 

© Photo Virginia
 
Marie-José Fournier - Quel est votre parcours dans le monde du foot ?

Bruno Sautereau - Après avoir été joueur, puis arbitre pendant 23 ans, je suis maintenant éducateur dans un club de Bussy-Saint-Georges et délégué officiel sur les matchs seniors du district. Le délégué officiel est chargé de sécuriser un match : avant, pendant, après, dehors, dedans, de veiller à ce que tout se passe bien, ce qui est le cas le plus souvent. Cela me prend tous les dimanches après-midi.

M-J. F - Comment vous est venue l’idée d’écrire un livre ?

B. S - Je n’ai pas voulu écrire un livre : c’est Bayard qui me l’a demandé pour sa collection « Petite spiritualité » pour l’Euro 2016. Je l’ai rédigé en 15 jours, un chapitre par jour. Il doit être diffusé partout en France, pas seulement à Siloë ou à la Procure.

La préface est de Guy Roux, l’entraîneur de l’AJ Auxerre. Il n’est pas croyant, mais il était bouleversé en lisant ce que j’ai écrit. Il dit que c’est un livre qui relie la foi et le foot. Il compare la Cène à un repas d’avant-match de l’entraîneur au milieu de ses joueurs.

Je n’écrirai pas d’autre livre. Celui-ci, c’est le livre d’une vie.

M-J. F - Comment faites-vous le lien entre le sport et la foi ?

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B. S - Le livre raconte mon parcours dans le monde du foot. Je prends position sur certains sujets comme le bénévolat, l’équipe, le fair-play, la violence, l’argent, la gloire, la joie… A chaque fois, il y a un rapport avec l’Evangile ou les Actes des Apôtres : Dieu n’est pas loin de tout ça. A un moment donné, je me mets à la place de Saint Paul dans le stade, quand il compare la vie d’un athlète à celle d’un chrétien. A un autre moment, je parle de la violence dans l’Evangile (la Passion, par exemple), et de Jésus qui pardonne, malgré la violence•

> Editions Bayard, 2016Référence à la bibliothèqueparoissiale : 248


 

A Rome, avec le diocèse

Du 15 au 19 avril, 170 personnes du diocèse s'engagent dans le pèlerinage de l'année de la Miséricorde à Rome, accompagné par notre évêque Mgr Jean-Yves Nahmias et le vicaire général, le père Michel Henrie.

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Cinq jours riches en magnifiques célé brations eucharistiques à Saint-Paul-hors-les-Murs, à la chaire de Saint Pierre dans la basilique Saint Pierre du Vatican, à Saint Jean de Latran, à Sainte Marie Majeure et Saint Louis des Français où nous avons porté nos familles et nos paroisses dans nos prières. Presque autant de passages de Portes Saintes ! Ce pèlerinage fut l'occasion d'échanger et de faire connaissance avec des prêtres et des personnes de tout le diocèse, et de découvrir ou redécouvrir ensemble l'histoire de la Ville Éternelle.

Nous avons cheminé avec les grands témoins de notre foi, en particulier, Saint Paul et Saint Pierre. Nous avons cheminé surtout avec le Christ dans sa révélation au monde, et avec Marie, mère de Dieu, mère de notre Eglise. Quelques grands moments ont jalonné ce pèlerinage notamment la journée entière passée au Vatican, le renouvellement de notre profession de foi baptismale dans le baptistère de Saint Jean de Latran, la gentillesse des sœurs qui nous ont hébergés. La messe dans la chapelle Pauline de l'église Sainte Marie Majeure où le Pape François vient souvent prier la Sainte Vierge, avant et après ses voyages, nous a beaucoup ému. Enfin, le dernier jour, notre groupe rencontrait les prêtres du diocèse qui partaient en retraite spirituelle à Assise. C'était une surprise ! Accolades et sourires radieux de se retrouver ainsi, sous le soleil romain, de partager et bavarder joyeusement lors du dernier déjeuner de ce pèlerinage, à la communauté de l'Eau Vive. Merci à l'équipe d'organisation diocésaine !

Marie-Thérèse Buttin


 

PAGE des JEUNES

Reportage  Un pèlerinage génial

Par Maximilien Teng

Ah le Mont Saint Michel… Depuis le temps qu’on l’attendait ! Du 5 au 7 mai, plus de 300 personnes s’y sont rendues. Au programme : des journées inoubliables, des veillées en musique et la joie d’être tous ensemble !

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Jour 1, installations et méditations :

Départ à 7h de NDV. Les 5 cars nous ont conduits pendant plus de 4H jusque au prieuré d’Ardevon où les propriétaires nous ont accueillis. Ce fut une journée installation agrémentée d'une ballade, d'une messe et d'une super veillée. « La veillée ?
 Géniale, on a fait 3 rencontres en groupe pour voir les différents visages de Jésus à propos de la charité, on a fait et lu des intentions de prière puis médité sur une parole du pape, et là on va enfin aller se coucher !» raconte un jeune.

Jour 2, La traversée :

«Petit dej, sac à dos parés, 30 min de car et nous voici devant la baie du Mont Saint Michel pour la traversée ! »

Recueil de paroles : «L'eau froide ce n’est pas trop mon truc mais le paysage était tellement beau qu'on l'oubliait», « C'était émouvant comme le sable », «Ah mais c'était magnifique, on marchait sur le sable et l'eau en pleine admiration du mont, on s'est donné la main dans les courants difficiles, on a traversé physiquement et moralement», «incroyable !
Sûrement personne ici ne l'avait déjà fait».

Enfin arrivées, pique-nique, messe et bien sûr la visite de l'abbaye !«Je n’avais jamais vu une telle construction, on va de salle en salle pour redécouvrir l’histoire du bâtiment» décrit un 4ème.La communauté rentra vers 19h au prieuré. Repas, repos et veillée de la croix et de la lumière : la profession de foi des 5èmes puis à la grande joie des jeunes le bar du pèlerin.

Jour 3, Lisieux :

Préparation au départ : ça désinstalle, ça fait les pique-niques etc. Direction Lisieux !
«On s’est organisés en groupes en fonction de ce que chacun voulait visiter» résume un adulte.

Paroles de jeunes :

- Les Buissonnets : «On nous raconte l’enfance de Thérèse, j’y suis déjà allé mais on apprend toujours de nouvelles choses»!
- Le Carmel : «On apprend la vie des religieuses, personnellement je ne serais jamais religieuse»!
- La Cathédrale : «Il y avait en plus du beau bâtiment une répétition d’une pièce de théâtre»
- Espace jp2 : «j’ai pu acheter un souvenir pour mes grands parents»

Ca c’est terminé par une messe et la fin du voyage en car ! Le mot de la fin? « C’était Génial, quand est-ce que on refait un pèlerinage comme ça ? »

© photo Clément Sallé

Le coup de crayon de Clémence

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Le camp vélo 2016

Du mardi 28 juin au vendredi 1er juillet se déroulera le camp vélo ! Souvent très attendu par les jeunes, il sera dans les alentours de Loisy. Les jeunes camperont dans le centre spirituel de Loisy. Enfin bon, le camp vélo c’est quand même pour faire du vélo avec ses amis, se ressourcer et mieux apprécier la nature, le tout agrémenté de veillées et messes dans la meilleure ambiance qui soit !

Mardi : Accueil et installation au centre spirituel.

Mercredi : Direction Chantilly avec son magnifique château

Jeudi : Vers Senlis, pour des jeux de pistes et une messe dans sa grande cathédrale.

Vendredi : Visite d’Ermenonville puis fin de ce camp vélo ! •

 


Dossier

La Confirmation est un don de Dieu

 
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© photo diocèse

Le sacrement de la confirmation a retrouvé depuis le Concile une grande importance dans la vie de l’Eglise. Il est le sacrement des chrétiens qui deviennent adultes dans leur foi. Dans notre paroisse, depuis des années et de plus en plus, ce grand sacrement est vécu comme un approfondissement de la foi et de la vie chrétienne par beaucoup d’entre nous, jeunes et adultes. Depuis plusieurs années, les adolescents et les adultes qui vivent la confirmation sont invités à choisir de s’engager dans un service de la communauté ou un service humanitaire. Dans ce dossier, vous allez découvrir leur démarche à travers leurs témoignages, souvent très émouvants et en tout cas qui invitent à l’action de grâce. Il y a parmi nous beaucoup de paroissiens qui n’ont pas encore reçu ce sacrement. Ce dossier leur donnera peut-être le désir de se proposer pour le vivre.

Père Dominique Fontaine

L’Esprit saint nous parle

Chaque année, dans notre diocèse, environ cent adultes reçoivent le sacrement de confirmation à la cathédrale de Meaux au moment de la Pentecôte. Notre paroisse du Val de Bussy prépare les adultes à la confirmation depuis dix ans maintenant, et Matthieu fait partie du premier groupe à en avoir bénéficié. Raoul, lui, a été confirmé cette année. Tous deux apportent leur témoignage.

« J’ai reçu le sacrement de confirmation il y a dix ans. Je me demandais si j’étais un des seuls adultes dans ce cas et j’ai été heureux d’entendre la proposition de l’un d’entre nous de constituer un groupe d’adultes pour cheminer vers la confirmation. Nous avons alors formé un groupe d’une dizaine d’adultes autour de Jean-Marie Fournier.

Depuis deux ans, j’ai repris l’animation de ces petits groupes d’adultes qui souhaitent cheminer vers le sacrement du baptême ou de la confirmation.

Nous nous réunissons une fois par mois pour approfondir ensemble notre foi en Dieu. Autour de passages de l’évangile, nous échangeons pour découvrir ou redécouvrir l’actualité de cette parole et le lien avec ce qui nous fait vivre dans notre quotidien » •

Matthieu Cuvelier

« Les rencontres de préparation à la confirmation ont été pour moi un véritable enrichissement. Connaître les différentes interprétations d’un même texte à travers les échanges du groupe que nous étions a été pour moi révélateur d’un aspect essentiel de notre foi : les Ecritures ne parlent pas à tout le monde de la même façon, chacun peut y trouver un peu de son vécu personnel et finalement ressentir une vraie satisfaction : c’est déjà l’Esprit saint qui nous parle ! Le texte de la parabole du bon samaritain m’a interpellé plus particulièrement. Je l'ai redécouvert avec mes camarades du mercredi. L'enseignement qui s'en dégage nous force à nous interroger sur notre positionnement vis à vis des autres et de l'Eglise.

Au travers de cette réflexion, je m'interroge sur mon engagement. J’ai le désir de donner du temps à l'Eglise, mais je ne sais pas encore exactement sous quelle forme. C'est Dieu qui décidera finalement » •

Raoul

Réflexion Le sacrement de confirmation

Qu’est-ce que la confirmation ? Un don de Dieu, reçu en Eglise, présence agissante de Dieu en nous… Matthieu Cuvelier, responsable du groupe catéchuménat de la paroisse du Val de Bussy, apporte un éclairage pouvant alimenter la réflexion de chacun.

 

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La confirmation est l’un des trois sacrements de l’initiation chrétienne avec le baptême et l’eucharistie. Notre foi a besoin des sacrements qui sont le signe visible d’une réalité invisible. Dieu se donne à connaître à travers eux.

© photo Patrick Mannier

La confirmation est d’abord un don

Comme tout sacrement, la confirmation est d’abord un don, un cadeau reçu de Dieu accomplissant la promesse du Christ « N’ayez pas peur, je suis avec vous pour toujours et je vous enverrai mon Esprit saint ». C’est d’abord Dieu qui s’engage envers nous. Recevoir un sacrement, c’est avoir la certitude que Dieu nous aime, recevoir un sacrement n’a de sens et de force que dans une relation à Dieu. Il n’y a de vraie relation qu’entre personnes qui restent libres l’une par rapport à l’autre. Dieu respecte toujours notre liberté, y compris celle de le refuser. Il n’a que l’Amour qu’Il nous porte pour « conquérir » notre adhésion. Le sacrement de confirmation n’est pas uniquement le fait pour nous de « confirmer » l’engagement de notre baptême, c’est le Seigneur qui nous appelle à l’accueillir librement.

On ne peut pas être chrétien tout seul

Par le baptême, nous devenons enfants de Dieu et donc frères et sœurs dans le Christ. Nous formons une grande famille. De ce fait, la vie de l’Eglise me concerne. Elle est ce que j’en ferai avec les autres. On ne peut pas être chrétien tout seul. « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » nous dit le Christ. Il nous dit également « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Ce commandement n’est pas chose aisée et il est bien souvent au-delà de nos seules forces humaines. C’est pour cela qu’il nous faut accueillir l’Esprit saint, le souffle de Dieu présent dans notre monde, car lui seul peut nous donner la force et l’audace d’aller vers nos frères et de les aimer d’un amour sincère.

Présence agissante de Dieu

L’Esprit saint est comme la présence agissante de Dieu. Remplis de l’Esprit saint qui leur est donné à plusieurs reprises, les apôtres peuvent alors prêcher les « merveilles de Dieu ». C’est aussi ce à quoi nous sommes appelés. Dans sa lettre aux Galates, Saint Paul nous décrit les fruits que produit l’Esprit « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi ». Ils permettent d’entendre en profondeur l’appel du Christ à être heureux, en suivant le chemin qu’Il nous propose. Ce que Dieu a donné, Il ne le reprend jamais. Son action peut sembler en sommeil si tout en nous la refuse ou l’étouffe. Mais Dieu est d’une patience infinie, il nous espère toujours et ne cesse d’agir dans le secret des cœurs. Ouvrir notre cœur à Dieu, c’est tisser une relation avec Dieu par la prière, chercher à aimer davantage son prochain, savoir que l’Esprit saint est à nos côtés, aimer l’Eglise et chercher à vivre en unité avec Elle. C'est la confiance dans l'Amour et la Miséricorde de Dieu qui donne un sens et une force à ma vie et mon engagement de chrétien dans le monde.

Le sacrement de confirmation n’est pas réservé à une élite

Le sacrement de confirmation n’est pas réservé à une élite de chrétiens. Il s’adresse au contraire à tous les baptisés. Il est l’occasion de faire une relecture mature de notre foi. Il nous engage personnellement et nous aide à nous impliquer davantage dans notre relation avec Dieu, tournée vers les autres. Dieu n’attend jamais que nous soyons parfaits ou très élevés dans la vie spirituelle pour se donner à nous et nous aider à avancer. Il s’agit donc de le laisser agir en nous en toute confiance, même s’Il nous conduit sur des chemins inattendus. L’Esprit saint agit toujours pour notre bien, mais rarement de la manière dont on l’aurait imaginé.

Notre foi a besoin d’être nourrie

Dieu se donne à rencontrer dans nos frères et dans l’Eglise. Vouloir cantonner la foi à une notion abstraite, à une relation exclusive avec Dieu, coupée des autres et du monde, c’est prendre le risque de la voir s’éteindre ou devenir accessoire. Notre foi a besoin d’être nourrie, renforcée par la prière et par l’engagement qui fait sortir de soi, pour aimer, aider ou servir davantage l’Eglise, le monde et tout homme. C’est ce à quoi le Christ nous invite pour notre bonheur

Matthieu Cuvelier

Reportage Ils étaient 120…

 Six adultes de notre pôle ont été confirmés le dimanche 15 mai 2016 à la cathédrale Saint-Etienne de Meaux. Reportage et témoignages.

Par Patrick Mannier

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15h, les cent vingt confirmands de Seine-et-Marne vont bientôt s’avancer. Parmi eux, Erika, Raoul, Jean-François, Florence, Jimi et Paul, du pôle de Bussy-Lagny, ressentent une émotion palpable. Florence avoue : « C’est un moment particulièrement émouvant, on peut sentir une présence qu’on ne peut définir », tandis qu’un autre ajoute : « En entrant, j'ai ressenti une atmosphère accueillante et apaisante ».

© photo Patrick Mannier

Nos confirmands se sont bien préparés à cet événement. L’un d’eux confie : « Dans le livre des Actes des Apôtres j’ai retenu cette phrase - Tous furent remplis de l'Esprit saint. Ils se mirent à parler en d'autres langues et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit - qui illustre le cheminement que nous avons fait cette année : la prise de conscience et la vision de la vie. Aujourd’hui, nous allons être marqués du sceau de l’Esprit saint ».

Chacun vient avec son histoire

La foule accueille la longue file des confirmands. Pour certains les larmes trahissent un vif émoi, ainsi ce témoin qui livre : « Il m’a fallu batailler très dur, à douze ans, pour obtenir le baptême, au sein d’une famille peu favorable à ma démarche, alors que dans les générations passées on compte neuf prêtres et seize religieuses ». Chacun vient avec son histoire personnelle, ses difficultés et ses aspirations, mais tous sont là en ayant reçu un appel personnel, ce que confirme Jean-François : « Je me suis dit que le Seigneur appelle beaucoup de monde à vivre avec Lui. »

Et voici qu’ils sont appelés, à tour de rôle, pour s’avancer et se signer à l’eau baptismale. L’un d’eux dira plus tard : « En remontant l'allée centrale, je n'en menais pas large ! ». Beaucoup de ferveur lors des prières, des chants et des amen qui résonnent dans la cathédrale, alors que notre évêque rappelle que « plongés dans la mort du Christ, nous parvenons à l’Esprit du baptême ».

Après la lecture de l’Evangile, Mgr Nahmias insiste sur cette identité du chrétien qui, vivant de l’Esprit, fait de chacun un être libre, à la foi visible. Il ajoute cette exhortation : « Soyez des fils et aidez vos frères à découvrir l’Amour du Christ ».

« A notre tour de témoigner de notre Foi »

Ensuite, chaque confirmand reçoit l’Esprit : « Le moment le plus impressionnant a été l'imposition des mains par l'ensemble des prêtres. On ressent comme une force venir sur nous ». Ce geste, particulièrement solennel, précède le signe du Saint-Chrême.

Il y a aussi la procession de sortie qu’un confirmé n’hésite pas à qualifier de « bouquet final » car la fête, toute intérieure, éclate alors au-dehors et se répand dans les rues tout autour de la cathédrale. A l’aura de prière et d’intériorité succède une joie grandissante qui se lit sur les visages. Les clichés crépitent tout autour : les vedettes sont bien les cent vingt confirmés. Jimi, déclare avec enthousiasme : « Et maintenant, à notre tour de témoigner de notre Foi ».

Le lendemain Jean-François reconnaît : « Ce matin en me levant, j'ai eu l'impression que quelque chose a changé en moi. Merci à l'Esprit saint ». Et Florence de tenter de conclure : « Je sais qu'en recevant cette ordonnance, j‘ai reçu la promesse que le Saint-Esprit serait le compagnon de ma vie et que, grâce à Lui, je serai guidée dans mes choix. J’ai en moi beaucoup de paix à présent, je suis heureuse ! »

Témoignage de Jimi

La Confirmation, avant, pendant, après

Lors de la préparation, en étudiant le texte de la passion, nous avions des avis opposés sur la définition du mot "passion". Au final tout le monde avait raison : la passion est une belle énergie qui nous anime, qui vient de nous, et aussi d’en haut. Et quand elle est déréglée, elle entraine des excès. Les évangiles, qui pourtant ont été écrits il y a plusieurs siècles, s'appliquent encore à nous. Ils donnent un éclairage différent sur l'actualité.

Pendant la cérémonie j’ai été impressionné par la bénédiction solennelle de l’évêque avec les prêtres autour de lui qui avaient les bras levés, comme s’ils additionnaient leurs forces pour nous connecter au Saint-Esprit. C’était touchant d’avoir tous ces prêtres autour de nous. Quand nous sommes sortis de la cathédrale, ils nous ont applaudis. Ils avaient l’air fiers de nous.

En sortant de la célébration, j’étais fier comme un jeune diplômé. Fier aussi d’avoir partagé ce moment avec mes proches. J’aimerais bien relayer à mon tour cette flamme qui nous a été donnée cette année. Je voudrais dire aux futurs confirmands qu’au début on s’imagine que ce cheminement sera très long et impossible à caser dans notre quotidien déjà bien rempli. En réalité les rencontres ont lieu une fois par mois. Le cheminement lui, se fait à 50% pendant les rencontres, et à 50% dans notre vie de tous les jours qui nous ramène aux textes et échanges que nous avons eu en groupe. C'est un travail intérieur.

Confirmation des jeunes de l’aumônerie

Les jeunes de l’aumônerie qui ont demandé à recevoir le sacrement de confirmation se préparent depuis plusieurs mois. C’est le samedi 18 juin, à Notre-Dame du Val, qu’ils recevront ce sacrement des mains de Mgr Jean-Yves Nahmias.

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La confirmation des jeunes de Bussy, Lagny et Pontault-Combault arrive à grands pas. Tous se préparent à ce sacrement depuis plusieurs mois mais l’appréhendent de manière différente : certains ont hâte que l’événement arrive tandis que d’autres ont une excitation plus modérée. Ces derniers l’expliquent par le fait que ce soit un très grand sacrement, un moment très important dans leur vie de chrétien. Cette anxiété doit également être due à la présence d’une assemblée très importante, avec les familles des 99 confirmands. Cependant, cela reste surtout l’occasion de professer sa foi et sa confiance en Dieu devant sa famille et notre communauté chrétienne, qui nous épauleront pendant ce sacrement. Ainsi, malgré la grande assemblée, les confirmands resteront marqués par ce grand moment solennel, avec notamment l’imposition des mains de notre évêque Jean-Yves Nahmias. Comme me confie Emma Pereira, « ce sacrement me permettra de me rapprocher de Dieu, de me sentir plus impliquée dans la vie de l’église et dans ma vie chrétienne ». Aussi, ce moment de partage est « un moment qui sera inoubliable que je partagerai avec mes amies ». La Confirmation est donc un moment très important que nous appréhendons tous mais que nous attendons avec impatience.

Camille

Témoignage Frat de Lourdes 2016

Par Gwenaëlle

Cette année, le Frat s’est déroulé à Lourdes du 25 au 28 avril. Ce sont 10 000 lycéens qui ont chanté, prié, et se sont rencontrés. Témoignage d'une jeune participante.

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Pendant un séjour du 24 au 29 avril, je suis partie pour la première fois à Lourdes avec l'aumônerie de Bussy. J’y ai vécu des grands moments qui resteront des bons souvenirs : les carrefours, certains avec une autre aumônerie, les balades dans la ville, la visite de la cité Saint-Pierre et le village des jeunes, et bien des choses encore ! Les temps de célébrations avec les 10 000 autres personnes dans la basilique Saint-Pie X et la veillée, j’y ai passé du bon temps, à chanter et prier avec les amis. L’ambiance était à la fois liturgique et festive, c’était cool ! Je suis aussi allée dans la grotte où la Vierge Marie est apparue à Bernadette. Je ne pensais pas que cela m’arriverait un jour, ça m’a marqué quand je me suis rendue compte que je passais dans le lieu au phénomène miraculeux.

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Quelques personnes dans l’aumônerie ont fait l’incroyable expérience de la baignade dans la source, un grand moment sacré. Lourdes m’a permis d’en apprendre plus sur la vie de Bernadette et sur la prière de la Vierge Marie. J’ai pu aussi découvrir les différents actes qui permettent la paix dans le monde, je me suis confessée et maintenant je sens du renouvellement dans ma foi. Ce fut une belle expérience que je n’hésiterai pas à revivre une deuxième fois !

© photos Diocèse


Interview Sophie et Jean

Etre animateurs de la préparation au mariage
Par Luigi Changivy

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Sophie et Jean Galibert ont rejoint l'équipe de préparation au mariage en janvier et répondent aux questions de Luigi Changivy.

Luigi Changivy – Comment avez-vous décidé de rejoindre l'équipe de préparation au mariage ?

Sophie et Jean - A la sortie d'une messe, on nous a proposé de rejoindre l'équipe pour remplacer un couple parti en province. Nous sommes dans notre vingtième année de mariage et après quelques jours de réflexion, nous nous sommes dit que nous avions peut-être une expérience à partager. Pour les couples et les familles, les parcours sont parfois difficiles. Pour notre part, nous n'avons pas rencontré de difficultés majeures et nous souhaitons témoigner de ce qui va bien, en toute humilité.

LC - Comment se sont passées vos premières séances d'accompagnement des futurs mariés ?

SJG - Nous préparer à accompagner des futurs mariés nous a demandé de nous repositionner à la date de notre mariage et de nous projeter dans un futur qui s’était déjà écoulé de vingt ans ! Ce travail nous a permis de jeter un regard sur nos vies, sans rien changer, en réalité.

Nous avons participé à deux séances de préparation au mariage. La première en observateurs : nous avons pris beaucoup de notes sur le déroulement de la préparation et sur l'attitude à adopter pour arriver à bien remplir notre rôle. Notre deuxième séance était en autonomie, avec un autre couple d'accompagnants animateurs, déjà bien rôdé, ce qui nous a bien rassurés.

LC - Comment se déroule une journée de préparation au mariage ?

SJG – La préparation au mariage se déroule sur une journée, un dimanche, de 9h30 à 17h00. Après l'accueil des participants et la visite du centre pastoral, un tour de table permet à chacun de se présenter. Puis les couples se répartissent en deux groupes pour une heure et demi d'échange sur le thème : "Construire et réussir sa vie de couple". Les futurs mariés sont mis à l'aise par quelques questions qui leur sont posées pour guider leur réflexion comme, par exemple : Pourquoi avez-vous décidé de vous marier à l'église ? Nous rappelons, à cette occasion, les fondements du mariage chrétien, puisque que c'est de cela qu'il s'agit. Ce sont les futurs mariés qui se projettent dans leur projet. Les animateurs sont là pour aider à la réflexion, sans à priori, sans jugement. Puis on se retrouve pour un partage autour d'un diaporama tiré du très beau livret de Denis Sonet : "Le chalet de l'amour". Le projet de vie y est présenté de façon humoristique et enjouée. Pour finir la matinée, un des couples animateurs présente son propre projet de vie. Nous avons présenté le nôtre, fait à rebours, après 20 ans de mariage. Nous nous étions posé les mêmes questions que celles que nous avons posées aux futurs mariés.

A 12h30 nous passons à l'apéritif et au repas tiré du sac, nouveau moment d'échange. L’après-midi démarre sur le thème "Préparer la célébration du mariage" où un prêtre parle du sens du mariage chrétien, des rites et de leur signification. Ensuite il est question des aspects pratiques et du déroulement de la cérémonie de mariage … Après un temps de réflexion personnelle, ce sont des échanges et un débat avec le prêtre sur le thème "Le mariage chrétien, la foi et Dieu pour moi". Pour finir l'après midi, le deuxième couple d'animateurs présente son projet de vie, et les futurs mariés sont invités à rédiger, à leur tour, leur propre "Projet de vie". Ces moments sont formidables. A ce stade de la journée, les couples se connaissent mieux et se livrent un peu plus. Ils sont contents d'être venus et sont agréablement surpris qu'on ne les "matraque pas avec l'Eglise et la religion".

LC - Que vous ont, personnellement, apporté, ces séances d'accompagnement à la préparation du mariage ?

SJG - Nous avons trouvé ces séances très enrichissantes et rencontré beaucoup de personnes. Certains couples sont jeunes, d'autres ont déjà fait un bout de chemin. Les couples sont variés et parfois surprenants. Il nous est arrivé d'écouter des personnes timides qui se sont révélées, en fait, libres et très volubiles. Le tour de table du matin est une expérience originale : c'est le conjoint qui présente l'autre. C'est curieux, "rigolo" et parfois très émouvant. Un jour, nous avons eu des futurs mariés, tous deux sourds-muets, et nous pensions que ce serait compliqué malgré la présence d’un interprète. En réalité, ils avaient tous les deux beaucoup de choses à dire. Les couples se prêtent, en général, au jeu et c'est intéressant d'échanger avec eux, ils se projettent dans quelque chose de prometteur, de beau.

Nous avons des progrès à faire car nous devons trouver les mots pour parler de la foi, du mariage chrétien, de ses fondements : l'engagement libre, la fidélité, l'assistance mutuelle, élever ses enfants dans la foi chrétienne…

Fin juin nous sommes conviés à un repas autour d'un barbecue, avec les mariés de l'an dernier et les futurs de cette année. Nous nous attendons à passer un moment agréable et à faire de nouvelles rencontres. •


 

Reportage photos du pèlerinage au Mont-St-Michel et à Lisieux ICI

 


Prière

“Je cours vers le but pour remporter le prix"  Philippiens 3,14

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Ce soir au stade, la nuit entonna un choral de dix mille voix.
Le maître de cérémonie avait fait signe de commencer l'office.
Le ballon blanc passait de l'un à l'autre, courait à ras de terre ou s'envolait au-dessus des têtes.
Chacun était à sa place, le recevant à son tour, il le passait à l'autre, et l'autre était là pour le transmettre.
Et parce que chacun faisait son travail,
Parce qu’il savait qu'il avait besoin de tous les autres,
Lentement mais sûrement le ballon avançait,
Et quand il eut recueilli le labeur de chacun,
Quand il eut réuni le coeur des onze joueurs,
L'équipe marqua le but vainqueur.

Seigneur, l'histoire est pour Toi cette grande Liturgie,
Prodigieuse cérémonie commencée à l'aurore des temps.
En ce monde, Seigneur nous avons chacun notre place;
Entraîneur prévoyant, depuis toujours tu nous la destinais.
Tu as besoin de nous ici, nos frères ont besoin de nous
et nous avons besoin de tous.
Ce n'est pas le poste que j'occupe qui est important,
mais la perfection et l'intensité de ma présence.
Qu'importe que je sois avant ou arrière,
si je suis au maximum ce que je dois être.

Voici, Seigneur ma journée devant moi.
Ne me suis-je pas réfugié sur la touche,
critiquant les efforts des autres ?
Ai-je bien reçu la passe de mon voisin ?
Ai-je bien "servi" mes équipiers
sans jouer trop personnel pour me mettre en valeur ?
Ai-je "construit" le jeu que tous contribuent à la victoire ?
Ai-je lutté jusqu'au bout malgré les échecs et les blessures ?

Demain, si Tu donnes le coup d'envoi,
je jouerai une nouvelle mi-temps, et ainsi chaque jour...
Fais que cette partie célébrée avec tous mes frères
soit l'imposante liturgie que Tu attends de nous,
Afin que Ton dernier coup de sifflet interrompant nos vies,
Nous soyons sélectionnés pour la coupe du ciel.


Prière de Michel Quoist
publiée à la fin du livre du Père Bruno : Petite spiritualité du foot.