Notre-Dame du Val Info Octobre 2019

VERSION IMPRIMABLE

 

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«Heureux !» - livre de photos publié par Serge Baqué

 

EDITO

Mission à la maison, mission à l’horizon

C’est le mois d’octobre ! L’heure va changer, les jours vont raccourcir, les premières vacances vont arriver, les feuilles des arbres vont se colorer, tomber. C’est l’automne à la maison… mais le printemps sous d’autres horizons ! Ici, ou là-bas, les cieux sont différents, les climats, les langues. Mais c’est la même mission que le Seigneur offre à tous, sous tous les cieux : « Dans les changements des temps et des saisons, garder vivantes la foi et la charité ».

Car la mission d’un disciple, à la maison, et la mission d’un apôtre, jusqu’à l’horizon, est une seule et même mission : croire et aimer, aimer et servir.

Alors à la lecture de ce numéro de Notre-Dame du Val Info, lorsque nous verrons des images de l’Esplanade chamarrée de toutes couleurs et croyances, ou les images de large espace des prêtres de Meaux en journée amicale, et enfin les nouvelles venues d’Amazonie, eh bien nous ne serons pas étonnés. Que les nouvelles de l’Évangile en action nous arrivent de la maison, ou qu’elles nous arrivent de l’horizon, elles ne sont qu’une seule et même mission.

Prêts pour ce mois d’Octobre, mois de la mission, ordinaire et extraordinaire ?

Alors bonne lecture.

Père Michel Besse

 

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ACTUALITE

Rencontre fraternelle des prêtres du diocèse :
Vivre en frères n’est pas une utopie !

Lundi 23 septembre, un grand événement s’est produit en notre église : Près de 100 prêtres du diocèse se sont réunis autour de Monseigneur Nahmias pour vivre une journée fraternelle inédite.

Par Patrick Mannier

IMG_1262.jpg A travers les rencontres il s’agissait d’échanger sur la façon que chacun a de vivre la mission, le retour des fidèles, les résultats obtenus au regard des différents objectifs et ensemble discerner la volonté de Dieu, à l’écoute de l’Esprit Saint.

Lors de la messe, notre évêque signale que « c’est l’occasion de se rencontrer autrement… et de vivre une cohésion, symbole d’unité. »

En effet, imaginez cette noble assemblée concélébrant autour d’un seul chef, lui-même au service de tous, à l’image du Christ. « C’est quelque chose d’unique » dira une paroissienne, tandis que Françoise reconnaît : « Une forte émotion m’a saisie quand tous ont consacré le pain et le vin : j’ai ressenti le Corps du Christ, qui est l’Eglise comme je ne l’avais encore jamais vécue ». Une autre approuve : « Il y avait une intensité formidable dans le Notre Père prononcé par tous, d’une seule âme. Sans aucun doute le Christ s’est trouvé au milieu de nous ! »

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Puis il y eut le repas, particulièrement fraternel bien sûr, et cela aussi n’est pas une vaine expression car, nos bénévoles en témoignent, on a vu les visages se découvrir et les langues se délier en totale simplicité pour célébrer une belle et spirituelle amitié. Cerise sur le gâteau : Claude Windish, président de l’association Jbuss, invité pour la circonstance, et heureux de se trouver en pareille compagnie, a retracé brièvement l’historique de l’Esplanade des Religions, puis s’est exclamé : « Pour la première fois, par la volonté des hommes, cultes et cultures sont voisins, synagogue et mosquée seront côte à côte pour démontrer qu’il est possible de vivre ensemble. Aujourd’hui on se retrouve tous sur une base commune, une seule famille. Et vous tous en êtes les ambassadeurs »

Il a ainsi rappelé le mot de Monseigneur Nahmias : « Avant c’était un concept, aujourd’hui c’est une réalité ! »

IMG_1993.JPGUn vieux prêtre dira, avant de prendre congé : « Je suis âgé à présent et j’ai beaucoup apprécié les efforts entrepris pour rapprocher les cultures : il faut persévérer »

Sans perdre de temps, dans l’église, le père Dominique a poursuivi en présentant la Vénérable Miaoda du temple bouddhique Fo Guang Shan France et les liens privilégiés noués avec les représentants des religions. Dans cet élan, tous ont été invités à visiter les différents lieux de culte et apprécier les multiples facettes des relations interreligieuses.

Comme tout moment mémorable, on souhaite naturellement qu’il se reproduise pour en revivre les instants les plus vibrants : sans aucun doute, beaucoup sont repartis avec ce désir. Puisse-t-il alimenter en nous les actions nécessaires !

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Cyril LACOEUILHE, prêtre affecté au pôle de Coulommiers depuis le 1er septembre nous livre ses impressions : « Je viens du diocèse d’Evry et j’apprécie vraiment cette fraternité dans la diversité, tous ces prêtres qui viennent de tous les horizons et cheminent les uns avec les autres en dépit de leurs différences. Ce qui m’a le plus ému, c’est sans doute le réel effort réalisé par chacun pour mieux se connaître, mais j’ai été heureux aussi de retrouver des visages connus.

J’ajouterai un grand bravo aux équipes bénévoles qui ont contribué à ce que cette journée soit une réussite.

 

LIVRE « A Philémon, réflexions sur la liberté chrétienne », par Adrien Candiart (Ed. du Cerf). 

Par Jean Dupuis

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Ce livre est le commentaire d'une épître de Saint Paul : l’épître à Philémon, la plus courte de ses épîtres, mais aussi l'une des plus fortes. Philémon est un ami et disciple de Paul, membre actif de la communauté chrétienne de Colosses. Il a un esclave, Onésime. Celui-ci s'est échappé pour aller à Éphèse voir Paul qui est en prison. Et même, il lui rend des services compatibles avec la détention. L’apôtre se prend d'affection pour lui, le baptise et le considère comme un frère. Après un certain temps il veut assurer l'avenir d'Onésime et adresse une lettre à Philémon pour lui demander de le libérer de la servitude et l’accueillir. Cette lettre est « l’épître à Philémon ».

Comment Paul va-t-il procéder pour obtenir ce résultat ? Va-t-il user de son autorité pour ordonner à son disciple de libérer l'esclave ? Non. Il lui écrit qu'il ne veut rien faire sans son accord, afin qu'il accomplisse cette bonne action non pas sous la contrainte, mais librement. Il l'invite à considérer Onésime non plus comme un esclave mais comme un frère. Et il précise : « Onésime est un frère très cher pour moi, combien plus va-t-il l'être pour toi, et selon la chair et selon le Seigneur ! Si donc tu es en communion avec moi, reçois-le comme si c'était moi. »

Pour Adrien Candiart, religieux dominicain, l'intérêt de cette épître n'est pas de montrer que Paul s'oppose à l'esclavage, mais de montrer que pour persuader Philémon de libérer son esclave, Paul s'adresse à lui comme à un frère et l'invite à agir à son tour comme un frère.

Avant Damas, Paul était obsédé par la loi et persécutait ceux qui ne la respectaient pas. A Damas il a vécu un bouleversement : il a découvert l'amour de Dieu et compris qu'il est aimé sans condition. Désormais il va faire le bien non pour respecter la loi, mais parce qu’il déborde de l'amour de Dieu. Il a reçu cet amour en plein cœur et veut absolument le partager. Vivre selon l'Esprit, ce n'est pas obéir à une loi. C'est accueillir librement l'amour de Dieu. C'est aussi le faire connaître à nos frères, en respectant leur liberté, et en les aimant.

Conclusion largement développée par l'auteur : nous évangéliserons si nous aimons les personnes auxquelles nous nous adressons, et si nous respectons leur liberté.

« Ce livre a reçu en 2019 le Prix de la Liberté intérieure, décerné par des journalistes et libraires chrétiens, et destiné à récompenser un ouvrage qui aide à croire, penser et vivre librement ». 

(Référence de la bibliothèque : 240)

 

Accueillir nos frères comme le Christ

Par Cong-Dong Le

Le 6 octobre dernier, notre pôle missionnaire Lagny-Bussy s’est réuni à Lagny pour faire une sorte de bilan sur l’accueil ainsi que pour trouver ensemble quelques pistes pour mieux accueillir nos frères.

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La journée débute avec une messe concélébrée par les prêtres du pôle, avec les 3 diacres. La liturgie est confiée conjointement aux équipes de nos 2 paroisses. Dans son homélie, le père Alain Gambart précise que la foi n’est pas quantifiable, car la foi est un don gratuit de Dieu qui n’est ni grand, ni moyen ni petit. Seulement, cette foi ne peut vivre qu’à travers les services. La seule chose demandée par le Seigneur, c’est de dépasser notre finitude et donc à travers nos services, d’aimer à l’infini.

Après avoir partagé la nourriture spirituelle, nous voilà réunis à St Laurent pour un somptueux repas tiré du sac où les membres des deux communautés peuvent se présenter les uns aux autres dans un climat de convivialité joyeuse. Ce bref instant de détente nous permet ensuite de nous mettre en 6 petites commissions afin de mieux cerner notre sujet sur l’accueil. Le partage dans les groupes est riche d’exemples concrets et d’expériences vécues. On aborde les points positifs réalisés, les choses restant à perfectionner ainsi que des questions dont on ne connaît pas la réponse. On se retrouve ensuite dans la chapelle de St Laurent pour mettre en commun les réflexions et questions de chaque groupe. Aidé par un grand écran, chaque groupe reporte le fruit des échanges. Ceux-ci sont variés et divers, mais la grande idée qui se dégage est celle-ci : pour accueillir comme le Christ, il faut une grande écoute, une absence de jugement, une grande délicatesse pour d’éventuels refus. C’est vital car souvent les gens qui se présentent à l’accueil sont ceux qui se sont momentanément éloignés de l’Eglise. Bref, nous sommes là pour les gens que nous accueillons. La conclusion de cette journée revient au père Dominique Fontaine qui annonce un plan de formation clé en main comprenant 6 thèmes de 2 heures chacun : accueillir comme le Christ, accueillir au nom de l’Eglise, prête l’oreille de ton cœur, mieux écouter, mieux se connaître pour une meilleure écoute, mieux communiquer. Enfin, en écoutant les groupes, il est agréablement surpris de constater que, sans faire exprès, nous répondons à l’appel de notre Evêque dans sa lettre pastorale « Aimer comme le Père ». Nous pratiquons l’accueil avec la délicatesse pastorale, la bienveillance fraternelle et la proximité missionnaire.

 

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Témoignage - La rentrée de l’Aumônerie des Collèges et Lycées

Par Michel Besse

AUMMONERIE.jpgÇa y est : les aumôneries, depuis la 6ème jusqu’à la Terminale, ont démarré l’année scolaire. C’était le dimanche 15 septembre, sous un beau soleil levant, que se sont rassemblés les collégiens et lycéens : petit déjeuner partagé, temps pour faire connaissance en jouant, moment de lecture d’une page d’évangile. La matinée s’est terminée par la messe avec tous les paroissiens de Notre dame du Val. Puis en marche vers le théâtre de verdure, on a pu faire plus ample connaissance entre anciens et nouveaux, entre adultes et ados, entre élèves de divers collèges et habitants de plusieurs communes du Val de Bussy.

Après le pique-nique, le jeu des robots et des pilotes a permis de bien digérer. Ce fut le moment de se réunir, par groupe d’âges et niveaux de classes, pour rédiger « notre charte olympique pour bien vivre ensemble et nous aider les uns les autres »

Florilège : « S’ouvrir », « Ne laisser personne tout seul », « Ne laisser personne commander tout seul ( ! ) », « Ecouter jusqu’au bout ceux qui parlent », "Mieux faire connaissance", "Se soutenir", "Espérer en Dieu".

Les parents bénévoles avaient eux aussi, quelques jours avant, dit leurs intentions pour l’éducation à la Foi des jeunes qu’il leur serait donné d’accompagner : « J’aime quand les jeunes découvrent des choses d’eux-mêmes qu’ils ignoraient », « Qu’un jeune découvre que le Christ n’est pas un héritage culturel, mais un Christ vivant, l’Esprit Saint vivant en lui », «Bien organiser l’aumônerie pour permettre aux jeunes d’évoluer dans un cadre détendu et qui se déroule bien », « Apporter aux jeunes ce que j’ai au fond de moi : écouter, conseiller, raconter mon histoire et l’appel de Dieu que j’ai perçu dans ma vie », « Soutenir les adultes bénévoles pour que leur engagement, entouré par d’autres en équipe, puisse durer ».

Les parents eux aussi s’étaient réunis en amont de la rentrée de l’aumônerie : « Ma fille est en 5ème. Sa grande sœur a tout suivi. C’est une continuité », « Ma fille s’épanouit ici », «A leur âge j’ai passé de bons moments à l’aumônerie : je souhaite qu’eux aussi aient cette chance », « Être avec des ados de son âge, ça permet à mon fils de changer de ses amis habituels», « Je suis heureuse que ma fille puisse trouver le Christ avec sa vie ».

Ça y est, chaque premier vendredi (6èmes et 4èmes), chaque premier samedi (lycéens) et chaque deuxième vendredi (5èmes et 3èmes), vous verrez l’aumônerie en pleine action. Ados, jeunes, adultes bénévoles, parents bienveillants, tous ensemble pour la mission.

Avis aux parents qui voudraient aider aux questions financières et matérielles : l’Assemblée générale de l’Association des parents de l’Aumônerie de Bussy aura lieu le jeudi 14 novembre 2019 à 20h30.

En cette future année olympique, que la charte des jeunes nous inspire tous pour avancer plus haut, plus vite, plus fort, vers la joie de partager l’Évangile et l’amitié.

 

 

Scouts et Guides de Bussy

scouts1.jpgCette année, les scouts et guides de Bussy ont lancé leur année le dimanche 22 septembre, le jour de la fête de la Paix.

Une rentrée scoute, ce sont des jeunes qui grandissent. Certains changent d’unités prêts à vivre quelque chose de nouveau. On ressent à la fois la tristesse de laisser des chefs et des copains qui comptent pour nous mais aussi la joie de se lancer dans une nouvelle aventure et d’accueillir les nouveaux.

Une rentrée scoute, c’est aussi trouver des chefs et cheftaines pour encadrer tous ces jeunes. C’est une vraie problématique dans notre mouvement. Trouver des jeunes adultes prêts à s’engager, à se mettre au service des jeunes et à donner de leur temps bénévolement. Mais quelle richesse on peut trouver en retour ! Nous avons la chance de pouvoir commencer notre année avec une équipe renouvelée et motivée. Mais nous sommes toujours à la recherche de quelques jeunes pour renforcer les maîtrises. Nous leur offrons en échange la possibilité de se former au scoutisme et à l’animation auprès des jeunes.

Enfin, une rentrée scoute, ce sont des projets qui se construisent pour accueillir, faire grandir et s’engager avec la volonté cette année de se faire plus proche de la paroisse. Nous avons eu la chance de commencer l’année sportivement en courant avec les jeunes des autres religions pour soutenir la forêt d’Amazonie. Toute l’année est maintenant à construire et à vivre.

Carine Diet

 

 

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DOSSIER 

La mission : Synode sur l'Amazonie

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 Un synode inédit

Le Pape François a fait de ce mois d’octobre un mois spécial pour la Mission. C’est la mission de chacune et chacun de nous d’aimer comme le Père, selon le titre de la lettre pastorale de notre évêque pour cette année. Notre mission est aussi de « faire aimer le Christ », comme l’a voulu Thérèse de Lisieux, patronne des missions, qui est fêtée le 1er octobre. C’est enfin d’être attentifs au travail de l’Esprit Saint autour de nous et dans notre monde, y compris à travers les personnes qui ne sont pas chrétiennes, comme nous le sentons bien à Bussy avec nos amis des autres religions.

Ce mois missionnaire est mondial. Et le pape nous rend attentifs à un événement sans précédent, le Synode sur l’Amazonie. C’est la première fois que ce territoire immense et essentiel comme poumon de la planète est au centre de l’Eglise et de son attention.

C’est pourquoi dans ce dossier, nous vous invitons à rencontrer deux prêtres de la Mission de France qui sont là bas, au Brésil et en Guyane. D’abord le Père Jacques Hahusseau, que certains d’entre vous ont bien connu à Bussy. Puis le Père Serge Baqué, qui est depuis 10 ans auprès des plus pauvres en Guyane, à St Laurent du Maroni.

Que monte vers le Père notre prière fervente en ce mois missionnaire pour que l’Esprit Saint éclaire les évêques d’Amazonie réunis autour du Pape pour la réussite de ce Synode. 

P. Dominique

Interview - Un synode qui va changer notre Eglise

Par le Père Dominique Fontaine

Le Père Jacques Hahusseau, prêtre de la Mission de France, vient de rentrer fin août de 12 ans passés au Brésil, en pleine Amazonie. Il nous parle de sa mission là bas et de la préparation du synode sur l’Amazonie. Beaucoup de paroissiens le connaissent, car il a été 6 ans à Bussy de 2001 à 2007.

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Dominique Fontaine : Quel était ton ministère dans ce grand diocèse amazonien de Roraima ?

Jacques Hahusseau : J’étais chargé, en lien avec la Commission Pastorale de la Terre (CPT), de l´accompagnement pastoral de paysans qui vivent dans cette région amazonienne de Roraima.Pour la plupart ce sont d’anciens paysans sans terre, à qui les autorités ont peu à peu donné des terres pour qu’ils puissent vivre. Beaucoup sont catholiques et vivent leur foi de façon engagée, ils prient et lisent l’Evangile ensemble.

DF : Un peu comme en France des groupes liés au Secours catholique.

JH : Oui, c’est un fruit de la dynamique des Communautés ecclésiales de base qui s’étaient développées après le Concile. C’est passionnant. Ce qui est intéressant aussi, c’est que ces paysans qui viennent d’autres régions du Brésil, poussés par la misère, sont amenés à rencontrer les populations autochtones, les Indiens, qui vivent dans la forêt depuis des siècles. Dans ces situations frontières, des liens se sont créés entre eux. Une solidarité entre les pauvres se construit peu à peu. L’Eglise accompagne cette dynamique. Il y a plusieurs peuples dans cette partie de l’Amazonie, les plus importants sont les Yanomamis et les Makucis. J’ai été amené à rejoindre assez souvent une communauté de religieuses qui accompagnent 15 communautés indiennes. L’Eglise catholique a créé après le Concile deux organismes, la CPT (Commission pastorale de la Terre) pour aider les paysans sans terre à s’organiser, et le CIMI (Conseil indigéniste missionnaire) qui agit avec les Indiens.

DF : C’est justement le CIMI que nous avons décidé de soutenir lors de la course pour l’Amazonie avec les jeunes des diverses religions le 22 septembre. Ce que nous avons récolté va être envoyé au Secours Catholique, qui soutient les actions du CIMI là bas.

JH : C’est une bonne chose, car le CIMI est une institution sérieuse, garantie par l’Eglise. Il a un poids politique réel et il aide efficacement les populations indiennes, en particulier dans notre diocèse. Les maîtres mots sont organisation, défense, protection : aider les communautés indiennes à s’organiser pour se défendre face aux grands propriétaires et aux multinationales qui veulent déforester à grande échelle, et pour protéger la forêt. Les Indiens savent le faire, c’est leur domaine. Ils sont en fait très organisés pour vivre dans cette forêt que nous trouvons hostile, avec des formes de solidarité particulières.

DF : Comment les gens ont-ils réagi à l’annonce d’un synode sur l’Amazonie ?

JH : Avec surprise et grande joie. Les petites gens ont été très touchés que le pape s’intéresse ainsi à eux. Des Indiens nous disent : « Nous voulons vivre au 21ème siècle, mais nous voulons être maîtres de notre histoire. » Le synode vient pointer les défis qu’ont à relever les différentes populations d’Amazonie. Depuis 2 ans, nous allons à la rencontre de ces peuples, pour les écouter d’abord. Ils sont bousculés par les forces politiques et économiques, surtout avec le gouvernement actuel. Mais ils ont beaucoup à nous apprendre. Ils ont gardé une communion entre la vie sociale humaine et la nature. Des chrétiens ont appris leurs langues, pour mieux les comprendre. On a organisé des rencontres en petits groupes locaux, Les comptes rendus sont remontés dans les paroisses, aux diocèses, puis à Rome, pour aboutir au texte qui sera discuté au Synode. Des universitaires, des théologiens, des juristes se sont mobilisés eux aussi.

DF : Qu’est-ce que tu attends de ce Synode ?

JH : Qu’il renforce les liens avec ces peuples indiens, un peu oubliés dans les grands changements de notre monde et aujourd´hui dangereusement menacés. On connaît l’Amazonie comme poumon de la planète, mais eux, on les a ignorés. Aujourd’hui l’Eglise veut être avec eux pour qu’ils puissent se défendre. Le synode appelle notre Eglise à mieux comprendre ce que ces peuples vivent et espèrent, leurs souffrances, leurs cultures et leurs façons originales de vivre, d’exister, de célébrer la vie et la foi. La démarche du Synode est en train de fortifier l’Eglise Peuple de Dieu, un peuple acteur de son destin. Et les responsables de l’Eglise se veulent serviteurs de cette vie, de ce dynamisme, dans une démarche de diaconie. Nous sentons que nous vivons la parabole du berger qui va chercher sa brebis perdue. Et il y a de la joie dans cette découverte !

Je résumerais ce qui se découvre dans l’écoute de ces populations oubliées par cette phrase : Nous pouvons vivre le bien être ensemble dans l’harmonie entre l’humanité et la nature, pour donner aux humains la joie de vivre dans le partage.

DF : Ce mot « harmonie » est aussi le nôtre à Bussy dans le dialogue avec les autres religions, puisque le slogan de l’Esplanade des Religions et des Cultures est : Vivre sa foi dans la paix et l’harmonie.

Cela nous a amenés naturellement à soutenir l’Amazonie par le CIMI.

JH : Celui-ci joue un rôle central pour le Synode, en lien avec un réseau qui s’est créé à cette occasion, le REPAM (Réseau Pan-amazonien). Ce réseau ecclésial rassemble les responsables des 8 pays que recouvre l’Amazonie, dont la France pour la Guyane. Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Guyane, sera au Synode et nous représentera.DSC09768%20(002).JPG

Pour terminer, j’insisterai sur deux choses, d’abord la Croix : il y a en Amazonie de nombreux martyrs, des petites gens jusqu’aux évêques, comme Mgr Romero. Je pense qu’il faut mettre en avant cette Eglise de témoins jusqu’au martyre. Et aussi l’eucharistie. Toute cette dynamique d’ouverture, de solidarité, de fraternité, d’harmonie avec la nature trouve pour moi son sens quand je célèbre l’eucharistie. J’en suis persuadé, ces Peuples indiens, par leur mode vie et leurs cultures ancestrales, peuvent nous aider à redécouvrir les richesses de l´Evangile et nous apprendre à vivre en Eglise. Avec ce Synode sur l’Amazonie, à l´écoute des petits et des pauvres, écoutons ce que l´Esprit dit aujourd´hui à nos Eglises.

 

InterviewL’Amazonie, un enjeu pour la planète et pour l’Église

Par le Père Dominique Fontaine

Serge Baqué est prêtre de la Mission de France. Il a travaillé d’abord comme psychologue à Lyon, puis au Rwanda, auprès d’enfants orphelins du génocide. Il a été envoyé ensuite en Algérie puis au Timor oriental, toujours auprès d’enfants qui ont vécu le traumatisme des massacres. En 2010, il est envoyé par la Mission de France en Guyane, à St Laurent du Maroni. Il a travaillé comme psychologue à l’Aide Sociale à l’Enfance, puis actuellement comme psychologue scolaire.

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Dominique Fontaine : Quand tu es arrivé, tu as choisi d’habiter au milieu des plus pauvres.

Serge Baqué : Oui, c’est pour eux que j’ai été envoyé. J’ai commencé à habiter un carbet, ces maisons sans murs qui sont l’habitat des Amérindiens. Puis j’ai déménagé à la Charbonnière, au cœur d’un quartier bushi-nengué, c'est-à-dire peuplé de descendants des esclaves africains, qu’on a appelé les « noirs marrons ». J’y suis toujours. Cette proximité, pas toujours facile, est essentielle pour moi.

DF : Quand l’évêque de la Mission de France t’a envoyé, l’évêque de Guyane, Mgr Emmanuel Lafont, était content de recevoir un prêtre de la Mission de France.

SB : Oui, il souhaitait la présence d’un prêtre qui serait vraiment au contact de ces populations délaissées. Il ne m’a pas donné de responsabilité de paroisse, pour que je puisse vivre cette présence aux gens. Mais je célèbre la messe dans le quartier et dans les villages amérindiens. J’anime aussi un groupe biblique et j’ai des liens forts avec la communauté des Frères des Ecoles chrétiennes, qui font un gros travail auprès des jeunes déshérités.

DF : Comment as-tu réagi quand le pape a annoncé qu’il convoquait un Synode sur l’Amazonie ?

SB : Pour moi, ça a été une très belle surprise ! Le pape a eu une belle intuition. L’Amazonie est une région emblématique des défis que doivent affronter nos sociétés, en particulier celui d’un nouveau modèle de développement respectueux de l’environnement. C’est la seule alternative à notre survie. Je pense souvent à cette phrase du deutéronome : “Vois, j’ai mis devant toi la vie et la mort pour toi et tes descendants. Choisis la vie”. Jamais peut-être cette parole n’a été aussi vraie. Les croyants doivent faire retentir cette parole qui transcende nos appartenances nationales ou religieuses, tout en prenant conscience de la complexité du défi et de ses interdépendances. Les incendies qui ont ravagé ces derniers mois la forêt amazonienne sont en partie liés à une politique d’extension des terres agricoles. Or nous continuons à importer du soja brésilien pour nourrir à peu de frais notre bétail...

DF : Choisir la vie, pour nous, mais aussi pour ces peuples d’Amazonie ?AMAZONIE.png

SB : Oui, bien sûr. Car ils risquent de mourir rapidement. Il faut préserver la diversité des communautés humaines et les valeurs portées par les sociétés traditionnelles. J’y suis sensible à cause de ma proximité avec les peuples amérindiens. Nous assistons à une disparition rapide de la biodiversité culturelle. Nous revenons à la Tour de Babel de la Bible où l’humanité se voulait uniforme. Il n’y aura bientôt plus d’Amérindiens, de Pygmées, de Touaregs, d’Inuits, ni de Papous ... du fait de la destruction de leur environnement naturel et de la mondialisation de notre mode de vie occidental, qui a pris le relais de la colonisation. Comme le dit le pape, la violence avec laquelle nous traitons notre planète et ses peuples est le signe d’un dérèglement, d’une perversion de notre système et de nos valeurs, qui conduira aussi à notre propre disparition. La lutte contre les inégalités qui s’accroissent est un défi, en Guyane comme ailleurs.

DF : En ce mois de la Mission voulu par le pape François, comment vois-tu l’attitude missionnaire juste à avoir ?

SB : A la Mission de France, nous avons découvert depuis longtemps que Dieu nous a précédés. Il est déjà présent par l’Esprit Saint dans la spiritualité et la vie de ces peuples. Nous avons tout autant à nous convertir auprès d’eux qu’à les convertir. La mission, c’est d’abord nous mettre au service de nos frères pour qu’ils vivent. Le respect doit être le maître-mot, y compris vis-à-vis des populations qui ne veulent aucun contact avec nous. C’est une prise de distance salutaire avec les techniques missionnaires des églises évangélistes qui déferlent sur les pays d’Amérique du Sud. Nous devons nous demander comment être porteurs d’une bonne nouvelle pour ces peuples et non une menace supplémentaire de déculturation et de mort. Au sujet de la mission, les documents préparatoires du synode et ceux de la Mission de France disent des choses identiques ! En ce sens, ce synode pose des questions fondamentales et interpelle l’Église universelle. Et s’il tient toutes ses promesses, ce peut être un synode aussi important que le Concile Vatican II !

DF : Tu as participé en juillet dernier à Cayenne à l'assemblée pré-synodale des peuples autochtones et communautés locales de Guyane convoquée par Mgr Emmanuel Lafont. Comment l’as-tu vécue ?

SB : L’humilité a caractérisé notre assemblée. Humilité vient d’humus, c’est à dire “terre”. Être humble ce n’est pas s’abaisser, mais trouver sa juste place : redécouvrir que nous ne sommes pas des êtres “hors-sol”, mais des êtres dépendants de l’eau, du soleil, de la forêt, de la terre ! Non pas au-dessus, mais parmi les autres vivants de cette planète. Humilité rime avec vérité : la vérité c’est que nous, chrétiens, nous n’avons été ni à l’origine ni à la pointe du combat pour l’écologie. Comme pour beaucoup d’autres causes, nous avons pris le train en marche. J’ai été heureux d’entendre notre évêque reconnaître nos errements, demander pardon aux peuples autochtones de la manière dont nous les avons traités, puis leur déclarer que nous avons besoin d’eux et de leurs valeurs pour sauver aujourd’hui notre humanité ! Humilité rime aussi avec réalisme : ces trois jours ont été des moments forts de rencontre et de partage en vérité et en fraternité, mais nous n’étions pas des milliers et la Guyane Française est un confetti au regard de l’immensité des autres pays amazoniens. D’ailleurs, au synode, il n’est même pas prévu de traduction en langue française.

DF : Au moment où débute le synode, qu’est ce que tu en espères ?

SB : Au regard de tous ces enjeux, le synode Amazonien est une idée géniale du pape François ! Il pressent que ce qui se joue dans cette partie du monde est un enjeu pour la planète et pour l’Église, invitée à se convertir au développement intégral. Il y a donc une intuition prophétique du pape à mettre cette région sous les feux des projecteurs ! Mais rien n’est gagné : de l’interpellation à la conversion, il y a un pas qui est souvent un abîme… J’ai aussi quelques réserves. J’aurais aimé, par exemple, que ce synode se déroule ici, en Amazonie. L’Église ne pouvait-elle pas faire l’effort de se décentrer géographiquement pour signifier son désir de se décentrer psychologiquement et spirituellement ?

« Encore 40 jours et Ninive sera détruite ! » clamait Jonas. Aurons-nous la sagesse des habitants de Ninive qui se sont convertis et ont évité la catastrophe annoncée ? Ma foi aujourd’hui est peut-être moins dans la certitude que nous éviterons la catastrophe que dans l’espérance qu’elle engendrera un jour nouveau.

 

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Serge Baqué est prêtre de la Mission de France. Il a travaillé d’abord comme psychologue à Lyon, puis au Rwanda, auprès d’enfants orphelins du génocide. Il a été envoyé ensuite en Algérie puis au Timor oriental, toujours auprès d’enfants qui ont vécu le traumatisme des massacres. En 2010, il est envoyé par la Mission de France en Guyane, à St Laurent du Maroni. Il a travaillé comme psychologue à l’Aide Sociale à l’Enfance, puis actuellement comme psychologue scolaire.

 

 

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VIE PAROISSIALE

Reportage Fête de la Paix

Dimanche 22 septembre, c’est à l’occasion de la Journée mondiale de la non violence de l’ONU, et des journées européennes du Patrimoine, qu’une nouvelle fois l’Esplanade des religions et des cultures s’est fortement teintée de joyeuse fraternité pour mieux exprimer un « vivre ensemble authentique ».

Par Patrick Mannier

_0140069%20(Copier).JPG En effet, se sont rejoints lors de cette journée nos amis Bouddhistes, Hindouistes, Protestants, Juifs et Musulmans, pour fêter l’Unité dans le respect des différences. Rien n’a manqué pour que cette journée soit une réussite, grâce à la présence de tous ceux qui veulent créer une « génération de paix », selon les mots deTouhami Hadi (représentant de l’association Tawba). Plusieurs générations étaient honorablement représentées, mobilisées pour participer activement aux différentes activités du moment. Ces activités étaient variées, jugez-en par la liste :

- Un rallye pédestre organisé pour découvrir les richesses et particularités originales des différents lieux de culte, à l’aide de quizz et d'énigmes à résoudre, moyen ludique pour mieux connaître nos frères, mieux les comprendre, et nous rapprocher mutuellement.

- Une course à pied autour de l’Esplanade : ils étaient plus de 80 volontaires, 300 kms de course ont été parcourus autour de l'Esplanade ce qui a permis de collecter 1.505 € en faveur du CIMI, ONG qui soutient l’Amazonie.

- Un tournoi de foot, qui a été annulé en raison des pluies généreuses, ce qui a fait dire au père Dominique : « Pas de foot mais ce n’est que partie remise, en faveur de la non violence. Et pourquoi pas lancer les « Olympiades de la paix », ce qui serait un beau projet pour 2020 ?»

« La météo nous a contrariés » avoue Hyacinthe, « mais nous étions là » et la vénérable Miaoda, tout en saluant le courage des participants, a indiqué : « Chez nous la pluie a un sens spécial : cette eau est bénite ! C’est un signe favorable pour l’avenir ; cet événement d’aujourd’hui est donc béni ! »

Le timing a été respecté puisqu’à 16h30 la chorale interreligieuse s’est produite, sous la direction de Bernard Cuvellier, avec Marie-Jeanne au piano et Clémence à la batterie, présentée par Didier Carret qui a précisé qu’au début la chorale était éphémère, mais qu’elle s’est étoffée et est devenue permanente ! N’est-ce pas, là encore, un signe de prospérité en faveur de la paix ? Certes, beaucoup d’entre-nous s’attendaient à entendre « Nobody knows», « Laisse aller mon peuple », « Happy days » ou encore « l'Hymne à la joie », mais il y avait là un élan de ferveur et une sonorité inattendues, donnant à l’événement une coloration vraiment spéciale et inoubliable, au point que le chant « Evenou Shalom alerhem» fut entonné deux fois, rappelé sous les applaudissements. Aussitôt après, prenant la parole, Claude Windish dira : « La chorale est vraiment née aujourd’hui ! »,

Dans cet élan de joie solidaire, il faut souligner la qualité de l’accueil du temple Fo Guang Shan qui nous a reçus dans la salle du grand Bouddha, geste spontané et généreux illustrant cette belle fraternité dont chacun aura été un élément important. C’est à côté de ce lieu qu’un grand goûter gourmand a été proposé, carrefour de pâtisseries de toutes les cultures, alliant la joie du cœur au plaisir du palais ! Oui ce fut vraiment une belle journée, pleine de promesses ! Un grand merci à tous ! 

 

Catéchèse 

kt%c3%a9.JPGEn ce temps de rentrée, la catéchèse a également démarré à Notre Dame du Val.
Le 19/09 et le 3/10 nous nous sommes retrouvés avec les parents pour une réunion de démarrage.
Père Dominique et moi sommes heureux de débuter avec les enfants, accompagnés de leurs parents, cette nouvelle année de catéchèse. Les enfants sont attentifs, curieux, et posent des questions pertinentes.
Nos prochains rendez-vous sont les suivants :
13/10 KT-dimanche et messe de rentrée ;
31/10 : HOLY-WINS, 9h30-17h : enfants du primaire et jeunes du collège sont invités à une journée conviviale de partage et de jeux pour se préparer à la fête de la Toussaint.
Pour nous rejoindre au caté, les inscriptions restent ouvertes toute l’année scolaire, n’hésitez pas à venir, vous serez accueillis avec grande joie.

Annick Wilson

 

3 questions à EtienneLa réouverture de l’église Notre-Dame de l'Assomption de Conches.

Une bonne nouvelle pour notre secteur pastoral : l'église de Conches qui était fermée pour travaux depuis janvier 2017 vient d'être rouverte. Étienne Destaing qui a suivi le chantier a bien voulu répondre à nos questions.

Par Jean Dupuis

Conches%202016%2009%2025_17%2028%2006_jmf_dsc06003.jpgJean Dupuis : Étienne, peux-tu nous expliquer ce qui a nécessité ces travaux ?

Étienne : Depuis longtemps le plafond comportait des fissures. Fin 2016 puis début 2017 de larges blocs se sont détachés du plafond et ont atterri sur le sol, au niveau des premiers rangs de la nef. Heureusement l’église était vide ! Compte tenu du danger la mairie a fermé l’église.

J.D : Quels sont les travaux qui ont été réalisés ?

É. D. : Une architecte des Bâtiments de France a listé les travaux nécessaires à la remise en parfait état de l'intérieur et de l'extérieur. Ils sont très nombreux, leur coût s’élève à 2 millions d'euros ! Une première tranche consistant à réparer la couverture, la charpente et le plafond vient d'être réalisée. Elle a coûté 40.000 euros, majoritairement à la charge de la commune. Sa bonne fin a permis de rouvrir l’église au public. Le dimanche 29 septembre, à 9h30, une messe a été célébrée en présence d'une assistance nombreuse et des scouts de Conches, et a été suivie d'un pot de l'amitié offert par la mairie.

J.D : Quelle est l'histoire de cette église ?

É. D. : Elle a été construite au douzième siècle, et par la suite largement remaniée. Au 19e siècle, avec l'accord de l’évêque, une chapelle latérale située sur le côté sud a été démolie et remplacée par la mairie actuelle. Ainsi s'explique cette curiosité conchoise : la mairie accolée à l’église.

En 1975, les boiseries et enduits recouvrant les murs de la nef menaçaient de s’écrouler. Leur dépose a été effectuée en liaison avec la municipalité par une équipe de paroissiens sous la direction du Père Guerrier (alors curé de St Michel de Lagny et de Conches). Elle a mis à jour des arcades et des colonnes avec chapiteaux en pierre dont la base est enfouie sous le niveau du sol actuel. Cette importante découverte a été suivie par le classement au patrimoine des monuments historiques, et par l'intervention des Bâtiments de France qui ont terminé le dégagement des murs.

Tous ces événements prouvent l'attachement des conchois et de la commune à l'église. Chacun souhaite que les autres travaux destinés à rénover ce beau patrimoine local ne tardent pas !

 

EAP

 

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AGENDA

 

Pensez-y !eucharistie.jpg

Changement d'horaire
pour la messe de semaine

Chaque vendredi à 12h15
au lieu de 12h00

 

Mardi 15 octobre
Réunion des 2 EAP (Equipe d'Animation Pastorale)
de Bussy et Lagny
à 20H30 à NDV

Mercredi 16 octobre
Messe à la maison de retraite de Fontenelle
à 15h00 à Chanteloup

Jeudi 17 octobre
Veillée de prière et de témoignages pour le mois missionnaire  
à 20h30 à ND des Ardents, Lagny

Réunion des EDC (Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens)
à 20h30

Du jeudi 24 au lundi 28 octobre
Pèlerinage des lycéens de l'Aumônerie à Taizé

Vendredi 25 octobre
Messe à la maison de retraite Eleusis
à 15h00 à Saint-Thibault

Mercredi 30 octobre
Messe à la maison de retraite des Jardins de Bussy
à 15h00 à Bussy

Jeudi 31 octobre
Journée Holywins du caté
Messe à 12h00 à NDV

Mardi 5 novembre
Messe à la maison de retraite de conches
à 15h00 à Conches

Mercredi 6 novembre
Messe à la maison de retraite La Girandière, 
à 15h00 à Chanteloup

 

Horaires des messes

Les messes en semaine :

Mardi et jeudi 19 h 00 N.D. du Val
Mercredi 18 h 30 N.D. du Val

Chaque vendredi à 12h15
En période scolaire :
Centre Scolaire Maurice Rondeau
Hors période scolaire :
Oratoire Notre Dame du Val

Adoration eucharistique:
Jeudi 19 h 30 N.D. du Val
Vendredi 15 h N.D. du Val

 

OCTOBRE

Samedi 5 
18 h 30 Saint-Thibault

Dimanche 6 
9 h 30 Pas de messe
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 12
18 h 30 Montévrain

Dimanche 13 
9 h 30 Pas de messe
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 19
18 h 30 Collégien

Dimanche 20 
9 h 30 Guermantes 
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 26
18 h 30 Ferrières

Dimanche 27 
9 h 30 Pas de messe
11 h 00 N.D. du Val

NOVEMBRE

Fête de la Toussaint

Vendredi 1er
11 h 00 N.D. du Val

Messe des défunts

Samedi 2
18 h 30 Saint-Thibault

Dimanche 3
9 h 30 Chanteloup-en-Brie 
11 h 00 N.D. du Val

 

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Un temps pour prier

 

Prière pour le mois missionnaire christ%20en%20gloire%2020150331_dsc02063.jpg.jpg

Dieu notre Père,
Ton fils unique Jésus-Christ,
ressuscité d’entre les morts,
a confié à ses disciples sa mission :
«Allez ! De toutes les nations faites des disciples».

Tu nous rappelles que, par le baptême,
nous participons tous à la mission de l’Eglise.
Par le don de ton Esprit Saint,
accorde-nous la grâce
d’être témoins de l’Evangile,
courageux et ardents,
pour que la mission
confiée à l’Eglise soit poursuivie
en trouvant des expressions
nouvelles et efficaces
qui apportent la vie et la lumière au monde.

Aide-nous à faire en sorte que tous les peuples
puissent rencontrer l’Amour sauveur
et la miséricorde
de Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Dieu,
qui vit et règne avec toi,
dans l’unité du Saint Esprit,
maintenant et pour les siècles des siècles.
Amen

Cette prière nous est proposée par le pape François
durant ce mois d’octobre,
qui est le mois missionnaire mondial.
N’hésitons pas à la dire en famille
ou personnellement durant tout ce mois.

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Si tu savais le don de Dieu …"
 
(Jean 4, 10)

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