Notre-Dame du Val Info Mars 2019

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EDITO

Un carême autour de l’écologie, de la fraternité et du pardon

Le carême a commencé le 6 mars par le mercredi des Cendres.

Le Pape François rappelle dans Laudato Si l’urgence de sauver notre planète : nous n’aurons pas de planète de rechange. Il a intitulé son message pour le carême 2019 : « La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. » Cette phrase de l’apôtre Paul nous rappelle que la sauvegarde de la création est aussi une démarche spirituelle. Le pape nous dit : « Tout est lié, tout est connecté, la personne humaine n’est pas le centre autoréférentiel de la Création. » Plus que jamais, nous serons donc tournés vers nos habitudes de vie et notre planète. Une mobilisation des ados de toute l’Europe est en train de monter, et chez nous les jeunes de l’aumônerie nous montrent l’exemple, déjà le 16 février dernier, puis le samedi 16 mars, à Ferrières, où ils iront ramasser nos déchets abandonnés n’importe où dans la nature. Des décors verdoyants dans nos églises nous ouvriront les yeux sur ce que Dieu nous donne.

Nous sommes invités aussi durant ce carême à ouvrir davantage nos églises, à en faire nos maisons de famille. Notre grande maison de famille, c’est Notre-Dame du Val, dont nous allons fêter le 20ème anniversaire de la consécration le vendredi 22 mars. Invitons largement nos voisins et connaissances à venir partager notre joie.

Enfin notre évêque, dans sa lettre pastorale, nous invite à mettre en valeur le pardon, pour « expérimenter la fraternité, qui passe par le fait de se reconnaitre pécheurs les uns devant les autres, de demander à nos frères de prier pour nous ».

La crise de notre pays nous appelle à vivre ensemble ; à respecter notre environnement, à nous pardonner et à nous reconnaitre comme frères et sœurs dans une même famille humaine. Le carême est ce moment privilégié de retour vers soi, et de changement de notre rapport au monde, aux autres et à Dieu.

Père Bruno et Père Dominique

 
 

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ACTUALITE

Des paroissiens s’expriment pour le débat national

Par les membres de l’EAP

En prévision du Débat national, l’Equipe d’animation pastorale de la paroisse avait proposé aux paroissiens de répondre par écrit lors de la messe du 27 janvier aux questions suivantes :
Qu’est ce qui vous inquiète pour votre situation personnelle ou familiale, pour notre pays ? Avec l’éclairage de notre foi chrétienne, que pensez-vous que nous-mêmes et nos gouvernants devraient faire. Voici un essai de synthèse de la centaine de réponses, autour de cinq thèmes qui ressortent. Les phrases sont des citations des différentes personnes, mises bout à bout.

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L’avenir des jeunes

C’est le premier thème qui est exprimé.

Quelle société allons-nous laisser à nos enfants ? Une société de discriminations, qui manque d’écoute, qui ne protège plus les plus faibles, qui ne protège plus la vie depuis sa conception. J’ai peur de voir nos enfants grandir dans un monde déchiré. J’ai peur de ne plus pouvoir les aider financièrement. Dans l’enseignement, des professeurs zélés évacuent la dimension spirituelle. Pour l’éducation des jeunes, les religions ont un grand rôle. Pour tous, la dimension spirituelle de l’existence est essentielle. Elle ne doit pas être éteinte dans notre société.

Les propositions citées sont les suivantes :

Aider les familles dans l’éducation de leurs enfants. Que les parents soient moins absents pour leurs enfants.

Que les parents éduquent et que les enseignants enseignent. Commencer par réduire le nombre d’élèves par classes pour réduire l’échec scolaire. Proposer davantage de formations professionnelles et de parcours adaptés pour ceux qui ont vécu l’échec. Recréer un service national.

Un thème est souvent cité, l’éducation civique :

Rétablir l’enseignement de la morale concrète sous une forme moderne. Redonner un cadre. Apprendre le respect des règles, la tolérance, l’acceptation des autres, la bienveillance, la solidarité envers la collectivité et particulièrement envers les plus fragiles. Apprendre le respect des enseignants. Apprendre le service. Sensibiliser à la non violence.

Il faut mieux former les jeunes à l’Histoire, qui permet de comprendre la réalité.

Si cela est important pour les jeunes, c’est aussi vrai pour les moins jeunes. Il faut que les adultes donnent l’exemple (en particulier les hommes publics).

Le lien social et la démocratie

Des inquiétudes fortes sont exprimées sur la violence, le délitement du lien social et du vivre ensemble.

Il y a une fracture sociale entre riches et pauvres. On est beaucoup dans le chacun pour soi, dans le non respect des autres. En France on est dans la plainte, alors que nous avons tout, si nous regardons les autres pays. On voit un communautarisme religieux, mais surtout social. Il y a une perte des valeurs sociales, des valeurs d’ouverture qui font la spécificité française. Des gens finissent par se déchirer, ne plus se parler et tendre vers un égoïsme pour se préserver.

Le tout numérique fait perdre le sens des relations concrètes.

Les propositions sont les suivantes :

Aider à réfléchir sur notre humanité : savoir que nous sommes de passage en ce monde devrait nous ouvrir à ce qui est vraiment important : le trésor, c’est l’autre, quel qu’il soit.

Il faudrait instaurer des débats réguliers et des consultations pour arriver à des solutions communes, à des consensus. Les municipalités devraient avoir un conseil participatif composé de citoyens pour conseiller les élus et garder un lien direct avec le quotidien de tous.

Les hommes politiques devraient se mettre à la portée de tous.

La justice sociale, fiscale et économique

Ce thème est très présent dans les inquiétudes et les propositions sont diverses, générales ou plus concrètes :

Il faudrait vraiment que chacun puisse vivre dignement de son travail et non pas uniquement d’aides sociales. Tous devraient participer de façon juste aux dépenses de l’Etat. Il faut des impôts justes et pertinents. Il faudrait que l’écart entre les plus petits et les plus hauts revenus ne puisse pas dépasser 5 ou 6. Les produits de première nécessité devraient être détaxés. Il faut la fin des niches fiscales et une égalité devant l’impôt.

Il faudrait que l’impôt sur les sociétés soit payé en France, que les patrons ne puissent pas partir avec des sommes faramineuses. Les plus riches touchent des retraites indécentes. Ils devraient comprendre qu’il leur faut laisser tomber certains de leurs privilèges. Nos gouvernements européens devraient être plus exigeants envers les grands groupes pour la répartition des richesses.

Il faut davantage de transparence dans l’utilisation des fonds publics, pour limiter la méfiance et la suspicion.

Il faut mieux informer les gens sur les aides sociales dont ils pourraient bénéficier. Souvent les services administratifs n’y aident pas. Il faut peut-être recréer certains emplois aidés.

Pour le logement, il faudrait une loi qui fasse baisser le montant des cautions.

L’accueil des migrants

Cette question apparait dans un certain nombre de contributions :

On sent la montée d’un populisme xénophobe. Les réfugiés sont mal accueillis en France aujourd’hui.

Les personnes d’origine étrangère sont souvent étiquetées, même parfois dans notre Eglise. Les migrants sont membres à part entière du « Corps du Christ ». C’est le fondement de la fraternité. Rendons à l’Afrique francophone sa dignité, abandonnons le néocolonialisme qui profite à des intérêts qui créent les guerres civiles et les migrations vers nos pays. Rendons aux peuples d’Afrique leurs droits sur leur patrimoine et leurs ressources naturelles. Tout homme a droit à un travail, à un toit, à manger à sa faim et à vivre en famille.

Il faudrait dans chaque commune créer un centre d’accueil. On pourrait favoriser l’accueil de migrants à domicile. Il faut aider et écouter les migrants.

J’aimerais faire découvrir la richesse et la joie du partage avec les migrants. 

L’écologie intégrale

Sur ce thème, l’inquiétude est forte (on ne peut plus remettre au lendemain). Voici les propositions :

Il faudrait créer une police de l’environnement, une Banque mondiale pour l’écologie. Il faut des décisions « autoritaires » pour la protection de la planète et de la biodiversité, avec en même temps une réelle pédagogie. Faire signer des chartes citoyennes de respect de l’environnement. Lier la redistribution juste des richesses au respect de la planète. Favoriser une agriculture responsable qui apporte aux agriculteurs un revenu juste.

Proposer des actions de nettoyage aux enfants et aux jeunes qui sensibilisent toute la population.

En conclusion, beaucoup souhaitent s’engager dans des attitudes qui favorisent le dialogue, le débat, le respect et l’écoute mutuelle, déjà dans le voisinage. En écoutant d’abord ceux qu’on oublie, les plus pauvres et les plus fragiles (par exemple les personnes âgées ou handicapées). Leur donner la parole, à eux qui ne l’ont jamais.

Ensuite en donnant l’exemple. Ainsi, le débat national devrait responsabiliser tous les citoyens pour qu’ils acceptent de servir avant de se servir. Il devrait nous donner une vision claire de ce que nous voulons devenir en tant que nation française. Ce qui démarre du grand débat est un bon début.

Nous avons tous besoin d’apprendre à ne pas nous laisser éblouir par les pièges de la consommation.grand%20d%c3%a9bat.png

Certains comptent sur les rapports fraternels entre toutes les religions à Bussy St Georges pour entrer dans cette démarche de plus grande fraternité à construire. 

Ces réflexions et propositions reflètent la diversité des avis des paroissiens. Elles ne sont pas une prise de position commune de la paroisse, mais elles indiquent bien une sensibilité commune qui nous vient de notre Foi. Elles ont été transmises à Mgr Nahmias, qui doit les transmettre au préfet, ainsi qu’au maire de Bussy lors du débat national qui a eu lieu le 20 février.

 

La foi des Chrétiens chinois et vietnamiens

Par Cong Dong Le

Parmi nous, beaucoup de paroissiens asiatiques sont héritiers des communautés qui étaient et restent encore persécutées pour leur foi. 

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L’histoire de l’évangélisation de la Chine a commencé au 16 ème siècle avec St François Xavier et les jésuites. L’Eglise a été très tôt confrontée à des persécutions locales liées surtout à la xénophobie. Le coup fatal est arrivé en1949 quand les communistes ont pris le pouvoir sur la totalité de la Chine. Pour contrer le pouvoir réel ou supposé du Vatican, le gouvernement chinois a fondé en 1957 une Eglise patriotique, complètement indépendante, fonctionnant comme une association émanant du pouvoir qui nomme les évêques sans demander l’avis du Vatican. En réponse à cette attaque, un grand nombre de chrétiens, fidèles à leur foi et au pape, entrent dans la clandestinité et forment l’Eglise souterraine de Chine, en communion constante avec le Saint Siège. Pendant longtemps, la vie religieuse est très tendue : d’un côté le Saint Siège ne reconnait pas les évêques « patriotiques » nommés sans son contentement, de l’autre des évêques clandestins accusés par le gouvernement d’appartenir à un secte hérétique sont arretés et internés. Des travaux diplomatiques ont été entamés pour arriver à un compromis en septembre 2018 : le Vatican a régularisé les évêques nommés par l’église patriotique, et celle-ci a promis de ne plus nommer de nouveaux évêques sans accord du Saint Siège.

Le Vietnam, évangélisé à la fin du 16è siècle, a connu tout de suite une longue et terrible persécution de 80 ans. On estime à 100.000 le nombre des martyrs pour la Foi. 117 parmi eux ont été canonisés en 1988 par Saint Jean Paul II. Depuis l’installation des communistes au Nord en 1954 et sur tout le pays en 1975, l’Eglise du Vietnam subit une persécution, certes moins spectaculaire mais néanmoins pernicieuse. Pendant les premières années, après avoir expulsé les missionnaires, emprisonné les membres du clergé et les laïcs jugés dangereux pour le régime, fermé les séminaires et confisqué les biens, l’état « tolère » une pratique religieuse sous contrôle. (Vous demandez,et l’accord sera donné au cas par cas). La chute du mur de Berlin et l’ouverture économique des années 1990 ont permis à l’église locale de respirer un peu sans pour autant bénéficier d’une réelle liberté de culte. Cependant on peut reconstruire les églises, rouvrir les séminaires. Fait remarquable, la foi du peuple de Dieu reste toujours inébranlable et la pratique religieuse, surtout la reception des sacrements, est toujours constante et spectaculaire. Il ne manque à ces valeureux chrétiens qu’un peu plus d’approfondissement dans la foi et l’envie d’aller vers les périphéries qui sont nombreuses dans ce pays.

 

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Un Carême pour l’écologie : les jeunes sont motivés 

Par le Père Bruno

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Le samedi 16 Février, des jeunes collégiens de l’Aumônerie ont courageusement nettoyé les abords des deux lacs autour de l’église Notre Dame du Val : mégots, plastiques, bouteilles, débris divers … Sans compter les innombrables crottes de chien laissées sur les chemins et la piste cyclable. Ils ont constaté que les deux étangs sont dans un état pitoyable : une sorte de vase sur laquelle habitent mouettes, poules d’eau, cormorans et ragondins.

Au retour, après un gouter bien mérité, ils ont réfléchi ensemble. De ce « grand débat » est sortie une charte de l’environnement sur laquelle ils s’engagent pour l’avenir et particulièrement dans le temps du carême.

Le samedi 16 Mars, dans le cadre de la fête du CCFD-Terre Solidaire « Bouge ta Planète », ils aideront la commune de Ferrières en Brie à dépolluer les abords de la Tafarette et des allées forestières de la commune. Une photo sera prise à 16h devant l’église avec Mme Munch, maire de Ferrières. Des ateliers nous feront prendre conscience de l’état de notre planète et de notre rôle de chrétiens et citoyens. La messe aura lieu à 18h30 dans l’église Saint Remi, pour le deuxième dimanche de carême.

Le 16 février, nous n’avons parcouru que quelques centaines de mètres et les jeunes nous font prendre conscience de nos habitudes et notre style de vie, qu’il faut changer.

L’écologie intégrale sera un des thèmes de notre carême et sera évoqué lors des dimanches de carême.

Nous vous laissons méditer les convictions des jeunes collégiens à travers cette charte de l’environnement qu’ils ont discutée et adoptée.

 

environnement.jpgLa charte pour l’environnement des jeunes collégiens de l’Aumônerie

Charte pour la Terre

Recycler, faire le tri sélectif. Jeter les déchets dans les poubelles et pas par terre, Ne pas cracher par terre, ne pas polluer. Mettre les déchets dans les bonnes poubelles : carton avec carton, verre avec verre… Favoriser l’achat de produits bio qui viennent du marché français. Acheter des voitures plus économiques en énergie si on a les moyens. Supprimer les centrales nucléaires, réfléchir à nos actions, utiliser des matériaux renouvelables.

Charte pour l’eau

Ne pas jeter les déchets dans l’eau, ne pas polluer. Respecter les animaux de la mer et du lac. Moins boire de whisky, ne pas mettre de substances polluantes dans les rivières. Ne pas tuer les animaux marins. Arrêter d’utiliser les bateaux à moteur. Ne pas gaspiller l’eau.

Charte pour l’air

Moins polluer, moins fumer. Ne pas trop se déplacer en voiture et utiliser les transports en commun. Utiliser plus de vélos, trottinettes normales ou électriques, roller. Faire du covoiturage.

 

33970Invitons largement pour le concert du 22 mars

Le vendredi 22 mars, Notre Dame du Val sera en fête ! C’est la date anniversaire des 20 ans de la consécration de l’église. A Noël nous avons commémoré la première messe qui avait eu lieu à Noël 1998. Nous aurons d’autres occasions de fête durant cette année 2019 aux différentes étapes des travaux de la maison paroissiale. Nous pensons à une soirée où nous ferons appel aux qualités de chant et de musique que nous avons la chance de découvrir tous les dimanches dans notre communauté paroissiale.

Le concert du 22 mars sera un concert largement ouvert, pour que nos amis et nos voisins, chrétiens ou non, puissent partager notre joie.

Ce soir là, il y aura d’abord une rétrospective en images de la construction de l’église il y a 20 ans, puis des chansons de variétés, qui expriment des valeurs chrétiennes. D’abord un pot pourri de Charles Trenet, avec le chœur des anciens qui ont participé à la construction il y a deux décennies. Ensuite quelques chants d’une chorale d’enfants avec Isabelle Pouchelle, car c’est pour leur génération que nous allons construire la nouvelle maison paroissiale. Puis l’essentiel du spectacle sera animé par l’école de chants « Vocation Spectacle », basée à Lagny. Les artistes nous entraineront dans l’émotion et la joie de cet anniversaire. A l’entracte, nous proposerons au public de participer financièrement à la souscription pour les travaux. 

Le tract ci-joint est disponible à toutes les messes. Pour la réussite de cette grande soirée, merci d’en prendre pour les mettre dans les boites aux lettres de vos voisins.

 

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VIE PAROISSIALE

Un carême écologique, familial et fraternel

Par les membres de l’EAP

Comme le pape nous y invite, notre carême sera écologique. Les jeunes de l’Aumônerie ont déjà pris de l’avance sur le sujet. Mais il y aura aussi d’autres thèmes. Dans leurs dernières réunions, les membres de l’Equipe d’animation pastorale ont proposé d’axer le carême sur la lettre pastorale de notre évêque : « Faire de nos paroisses notre maison de famille ». Temps de conversion, le carême nous invite aussi à examiner notre capacité à pardonner. Les catéchumènes nous aident à y réfléchir.

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« Faire de nos paroisses notre maison de famille »

C’est ce que nous demande notre évêque dans sa lettre pastorale pour 2019. Une maison de famille, c’est un endroit où l’on se sent à l’aise, où l’on a plaisir à venir et à se retrouver, une maison où l’on a le souci les uns des autres et le souci des lieux qui nous accueillent.

En cette année des 20 ans de Notre Dame du Val, nous avons la grande chance de pouvoir participer de façon concrète à la construction de cette nouvelle maison paroissiale, pour qu’elle soit la maison de famille où nous aimons nous retrouver.

Une maison familiale est toujours associée à des souvenirs de bons repas familiaux. Il y a eu le repas dans l’église en novembre 2017 pour la journée mondiale des pauvres, il y a eu le 24 décembre le repas après la messe de 18h30, et on peut en imaginer d’autres. L’extension permettra d’organiser des repas pour plus de 200 personnes dans la nouvelle grande salle et la bibliothèque.

Il y a peu d’endroits en France où une paroisse ait besoin de s’agrandir ainsi. Est-ce que nous sommes conscients de cette chance ?

Il nous faudra une équipe assez large, d’une douzaine de personnes motivées pour animer cette construction de la maison paroissiale (prendre en charge le suivi des dons, accompagner le maître d’œuvre, établir un document pour solliciter le mécénat des entreprises, relayer le projet dans toutes nos communes, animer des réflexions sur les besoins et l’utilisation des nouvelles salles, participer à la distribution des cartes des 20 ans, à la vente des bougies, accompagner les initiatives qui se font jour pour aider également au financement :, organiser de nouvelles ventes de mosaïques et de tableaux, organiser de nouveaux concert après celui du 22 mars, essayer de faire venir Yves Duteil qui a été le parrain de Notre Dame du Val il y a 20 ans, etc…)

Les églises de nos communes.

Nos maisons familiales ce sont aussi les autres églises de nos communes. Nous pensons qu’il est nécessaire de faire un gros effort pour que nos églises soient ouvertes plus souvent et qu’il s’y passe plus de choses (citons quelques pistes : mettre des cahiers de prière et des lumignons, organiser des permanences d’accueil, proposer des ateliers de nettoyage et de décoration avec un fond musical méditatif, un temps de lecture de l’Evangile, le chapelet et d’autres formes de prière, des verres de l’amitié, des rallyes de découvertes des églises du coin…)

Nous souhaitons redonner un souffle aux équipes de proximité de nos communes. Nous envisageons de prendre des temps dans les messes pour réfléchir à ce que nous aimerions faire dans chaque église.

Le carême est aussi le temps du pardon

Dans sa lettre pastorale, notre évêque insiste sur « la délicatesse pastorale, la bienveillance fraternelle et la proximité missionnaire ». Pour expérimenter la fraternité, il nous invite à « redécouvrir la portée du Je confesse à Dieu : La fraternité passe par le fait de se reconnaître pécheurs les uns devant les autres, de demander à nos frères de prier pour nous. »

Ces derniers mois, les catéchumènes adultes, qui se préparent au baptême à Pâques 2019 ou à Pâques 2020 ou au sacrement de Confirmation, ont réfléchi sur la liturgie pénitentielle du début de la messe et sur la demande du Notre Père « pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Ils ont confié la difficulté de pardonner quand on a été blessé, parfois gravement, mais aussi la libération que cela apporte quand finalement on y parvient avec l’aide de l’Esprit Saint. L’une d’entre elle a dit : « Dieu m’a libéré grâce au Pardon. J’ai appris à pardonner à ceux qui m’ont blessée et à demander pardon aux personnes que j’ai pu blesser ». Cela a entrainé tout un approfondissement du pardon à vivre avec la force de la Miséricorde du Seigneur. « En ayant réussi à pardonner, je ne souffre plus du mal intérieur et je ne suis donc plus tentée de reproduire ces blessures à d’autres. Le cercle vicieux s’est arrêté pour moi. Merci mon Dieu ! ».

Cette démarche forte des catéchumènes peut nous inciter tous à nous aider les uns les autres à vivre le pardon durant ce carême. Nous avons besoin de la prière les uns des autres pour apprendre à pardonner.DJI_0005.JPG

Lors de la messe du 10 février où une trentaine de personnes ont reçu le sacrement des malades, nous nous sommes rappelés que ce sacrement est aussi celui du pardon. Un rite a été proposé, qui est celui de la communauté de Taizé : La grande croix de Taizé a été mise sur des tables basses dans l’allée centrale et ceux qui le voulaient, à tout moment de la messe, sont venus s’abaisser et poser leur front sur elle en signe de pénitence, un peu comme nous le faisons dans la vénération de la croix du vendredi saint. Ce geste très beau sera repris durant certaines messes du carême.

 

  LIVRE  Monseigneur Thuan, un évêque face au communisme, par Anne Bernet, éditions Tallandier, octobre 2018

Par Jean Dupuis

Phanxic%c3%b4_Xavi%c3%aa_Nguy%e1%bb%85n_V%c4%83n_Thu%e1%ba%adn.jpgFrançois-Xavier Nguyen Van Thuan voit le jour le 17 avril 1928 à Hué, au Vietnam, dans une famille attachée à sa foi catholique et à sa patrie. Sensible, brillant, doué pour les langues et les imitations il met beaucoup de gaieté autour de lui. Il se sent vite appelé à devenir prêtre et entre au petit séminaire à l’âge de treize ans. Il est ordonné le 11 juin 1953.

Il aurait pu obtenir un poste ecclésiastique brillant grâce à sa puissante famille qui est au faite du pouvoir politique après le départ des français en 1954. Son oncle Diem est en effet chef du gouvernement puis deviendra président de la République du Sud-Vietnam jusqu’en 1963. Mais les honneurs ne l’intéressent pas: il veut être curé de campagne, au milieu des gens. Il est nommé vicaire à cent kilomètres de Hué. En 1956 il est envoyé à Rome pour des études théologiques. Il y vit modestement, et refuse l’aide financière du gouvernement pour rester indépendant. Mais il profite de plusieurs occasions pour voyager et faire la connaissance de l’Europe. De retour au Vietnam en 1959 il dirige son ancien petit séminaire où il développe une pédagogie basée sur la confiance, à l’exemple de Don Bosco.

En 1967, il est nommé évêque de Nha Trang, sur la côte de la mer de Chine. Alors que les combats font rage il choisit comme devise épiscopale « Joie et Espérance » en référence à l’esprit général de la constitution pastorale de Vatican II. Il visite toutes les paroisses, et va au secours des victimes. En mars 1975 l’invasion communiste atteint son diocèse. Il refuse la nomination à Rome qui lui est offerte, mais ses relations au Vatican lui permettent de réunir des fonds et de secourir 900.000 refugiés qui affluent. Le 2 avril Nha Trang est prise par les communistes, au moment même où dans sa cathédrale il procède à une ordination exceptionnelle de séminaristes qu’il estime capables de la recevoir bien que leur formation ne soit pas terminée. Le 24 avril il est nommé archevêque coadjuteur de Saigon, quelques jours avant que celle-ci soit prise à son tour. Il rejoint son poste en mai après avoir traversé le pays en ruine. Il est mal accueilli par les communistes qui refusent sa nomination dans la capitale où des centaines de milliers de vietnamiens n’ayant pu être évacués sont en péril de mort. Il est arrêté le 15 aout puis conduit par la police dans un village proche de Nha Trang où il est placé en résidence surveillée.

Déjouant la surveillance il écrit un livre « Sur le chemin de l’espérance » rédigé sur des feuillets d’éphémérides obtenus en cachette, et largement diffusé. Les communistes furieux le jettent en prison le 19 mars 1976. Ils lui font subir l’isolement complet dans une cellule minuscule et repoussante, et des interrogatoires multiples et interminables. Il perd la santé, et même, par moments, la mémoire des prières, à l’exception du « Souvenez-vous ». Il craint de sombrer dans la démence. Sa seule consolation est l’abandon total à Dieu. Apres huit mois de ce régime il est conduit en camion dans un camp près de Saigon, où il est enchainé avec un codétenu. Tous deux sont mis en fond de cale dans un bateau à destination du Nord-Vietnam avec 1500 détenus également enchainés deux par deux. Le transfert dure six jours. Malgré sa faiblesse Mgr Thuan se présente, écoute, console. Il réussit à mettre fin à une tentative de suicide. Il devient aimé de tous, chrétiens, bouddhistes, athées, membres des sectes, qui sont pour lui à l’image du Christ.

Il est placé successivement dans un camp de rééducation, dans une prison, dans le presbytère d’un village isolé, dans une caserne, puis de nouveau à l’isolement en prison. Chaque fois sa délicatesse fait merveille. Sa bienveillance mais aussi son humour le rendent populaire, même auprès des gardiens pourtant triés sur le volet. Tous lui accordent leur confiance. Il donne des cours de langues. A ceux qui le demandent il parle du Dieu des chrétiens. Il « retourne » ceux qui secrètement sont chargés de la surveiller. La police ne sait plus quoi faire !livre.jpg

Le 21 novembre 1988, après plus de treize années de détention, il est libéré et astreint à résidence à l’archevêché d’Hanoi. En 1989 il est autorisé à rendre visite à ses parents exilés en Australie. Mais à son retour il ne peut rejoindre Saigon et est obligé de rester à Hanoi. A l’issue de négociations compliquées entre le gouvernement et le Vatican il renonce par obéissance à la charge d’archevêque coadjuteur et rejoint Rome où il devient vice président puis président du conseil pontifical « Justice et Paix ». A ce titre il rédige les « Béatitudes des dirigeants politiques », que ceux ci devraient lire et relire. Il est nommé cardinal en janvier 2001, mais ne quitte pas sa croix pectorale confectionnée en détention avec du bois et du fil électrique. Il meurt le 16 septembre 2002 des suites d’un cancer. La cause de sa béatification est en cours d’instruction depuis 2007. L’héroïcité de ses vertus est reconnue en 2017.

Mgr Thuan a lui-même résumé la ligne qu’il a voulu suivre tout au long de sa vie : « Vivre d’amour parce que l’amour surpasse tout. Aimer tout le monde, même ses ennemis. Dire chaque jour : mon Dieu, je vous aime ».

Référence de la bibliothèque : 248 THU

 

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AGENDA

 

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Invitez vos voisins et amis

Vendredi 22 mars

Grand Concert de Variétés des 20 ans de la consécration de ND du Val
à 20 h 00 à NDV.

Mardi 12 mars
Réunion de l'EAP (Equipe d'Animation Pastorale)

Mercredi 13 mars
Réunion des parents du KT, module "Dieu aime avec tendresse"
à 20h30

Jeudi 14 mars
Réunion des EDC (Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens)

Réunion d'information 1ère Communion du KT

Samedi 16 mars
Réunion des parents du KT, module "Dieu aime avec tendresse"
à 10h30

Bouge ta planète, avec les jeunes de l'Aumônerie
de 14h à 20h à Ferrières

Dimanche 17 mars
Lancement des préparations à la 1ère Communion pour les enfants du KT
à 9h30

Lundi 18 mars
Réunion de l'équipe Mission de France

Réunion des parents de l'Eveil à la Foi
à 20h30, NDV

Mardi 19 mars
Réunion d'Espérance et Vie (femmes veuves)
à 14h à Lagny (salle St Pierre).

Vendredi 22 mars
Réunion des équipes Funérailles de Bussy et Lagny
à 9h45 au presbytère de Lagny

Grand Concert de Variétés des 20 ans de la consécration de ND du Val
à 20h

Dimanche 24 mars
Spectacle des enfants des diverses religions sur la reine Esther pour la fête juive de Pourim
à 14h, salle Maurice Koehl

Samedi 13 avril
Après midi du Pardon : Confessions
de 14h à 18h à NDV

 

HORAIRES DES MESSES

Les messes en semaine :

Mardi et jeudi 19 h 00 N.D. du Val
Mercredi 18 h 30 N.D. du Val

Chaque vendredi à 12h
En période scolaire :
Centre Scolaire Maurice Rondeau

Hors période scolaire :
Oratoire Notre Dame du Val

Adoration eucharistique:
Jeudi 19 h 30 N.D. du Val
Vendredi 15 h N.D. du Val

MARS

Samedi 9
18 h 30 Saint-Thibault

Dimanche 10
9 h 30 Montévrain
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 16
18 h 30 Ferrières-en-Brie
14h-20h, Bouge ta planète, Aumônerie
18 h 30 NDV

Aumônerie des Gens du Voyage

Dimanche 17
9 h 30 Collégien
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 23
18 h 30 Bussy Saint Martin

Dimanche 24
9 h 30 Ferrières-en-Brie
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 30
18 h 30 Bussy Village

Dimanche 31
9 h 30 Gouvernes
11 h 00 N.D. du Val

AVRIL 

Samedi 6
18 h 30 Guermantes

Dimanche 7
9 h 30 Chanteloup
11 h 00 N.D. du Val

Fête des Rameaux

Samedi 13
18 h 30 Saint-Thibault

Dimanche 14
9 h 30 Montévrain
11 h 00 N.D. du Val

 

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Un temps pour prier
 

RDSC_1285.JPGavivons en nous la vive confiance
en la Miséricorde de Dieu.
Rien n’est plus solide que cette confiance
établie sur une bonté
et une miséricorde si incompréhensibles
que la multitude de nos crimes ne l’a point rebutée,
que l’étendue de ses bienfaits ne l’a point épuisée.
En elle nous trouvons la joie et le repos du cœur,
la ferveur de la charité, la force dans les tentations,
la consolation dans nos peines
et une puissante ressource pour notre salut.

J’espère que les personnes affligées,
de quelque nature que soit leur affliction,
trouveront dans ces sentiments
de quoi se consoler de leurs peines,
de quoi en adoucir l’amertume,
de quoi se calmer dans leurs alarmes.

Dieu a voulu gagner nos cœurs par l’amour,
Plutôt que les dompter par la crainte.
Il nous invite, il nous presse,
il nous attire par les douceurs de son amour.
Il prend la qualité de Père, et si cette qualité a encore pour nous quelque chose de trop majestueux,
il y ajoute celle d’Epoux, celle d’Ami, celle de Sauveur.
Il se donne à nous sous la figure de pain
et il s’est montré aux hommes
sous la forme d’un enfant pauvre, nu, abandonné.
Il se dépouille de tout ce qui parait
le plus inséparable de la grandeur.
Il veut ainsi nous attirer à lui,
nous rendre son abord facile.
Il veut nous donner un accès libre auprès de lui.

 

 

Ce texte est extrait du
« Traité de la confiance en la Miséricorde de Dieu »

écrit par l’évêque de Soissons en 1735,
à l’époque du Jansénisme qui insistait
sur la peur de la colère de Dieu.
Un beau texte à méditer pendant le carême.
Ce livre ancien nous a été donné par André,
libraire Buxangeorgien retraité et membre de la vigne
des Coteaux de la Brosse. Merci à lui.

 
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"Confiance, lève-toi, il t’appelle"

(Marc 10,49)
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 Â© photo Jean-Michel Mazerolle