Notre-Dame du Val Info Decembre 2018

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Edito

Notre Dame du Val a 20 ans !

Cette magnifique photo de notre église sous la neige sera l’emblème de l’année des 20 ans de Notre Dame du Val, qui débutera lors des fêtes de Noël 2018. En effet, la première messe a eu lieu le 24 décembre 1998, alors qu’elle n’était pas encore terminée. L’inauguration a eu lieu en mars 1999. Pendant plus de 3 ans, toute une équipe de bénévoles a travaillé d’arrache pied avec le P. Raymond Guérin, le curé de l’époque, et le P. Louis Aldaïts pour que ce projet voie le jour. Au départ, nombreux étaient ceux qui ne voyaient pas la nécessité d’une si grande église. Les premières années, il y avait 250 à 300 personnes à la messe le dimanche. Aujourd’hui, nous expérimentons la chance d’avoir reçu de la génération précédente cette église, que nous envient beaucoup de paroisses du diocèse et d’ailleurs. Elle nous permet de vivre une vraie vie de communauté, ouverte, dynamique et accueillante.

Pourtant, si l’église est grande, le Centre pastoral, que nous appelons volontiers aujourd’hui la Maison paroissiale, est beaucoup trop petit et mal adapté. Nous sommes en train de terminer le sas d’entrée, qui permettra de ne plus avoir froid l’hiver. Mais nous manquons de lieux d’accueil conviviaux, de salles pour les multiples rencontres, d’une grande salle (communiquant avec la bibliothèque) qui permettrait d’accueillir plusieurs centaines de personnes pour des assemblées ou pour des repas fraternels, mais aussi de petits bureaux pour l’accueil et des rencontres plus personnelles. L’oratoire est difficile d’accès et trop petit pour les messes de semaine. Une chapelle permettant d’accueillir jusque 80 personnes devient une nécessité.

Voilà pourquoi, depuis trois ans, nous avons lancé ce projet d’agrandissement, qui va entrer dans sa phase de construction. Nous avons encore besoin de votre aide, de celle de vos proches et de vos familles pour que ce projet aboutisse, comme il y a 20 ans de nombreux donateurs ont permis la construction de l’église. Prions Notre Dame du Val de nous aider dans ce grand projet.

Père Dominique Fontaine et Père Bruno Sautereau

La non-violence est le fondement de l'hindouisme 

 

A la découverte d'un Dieu inattendu

Un dimanche d'accueil et de partage

 

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Venez découvrir la vie de Catherine de Sienne

 

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  ACTUALITE 

INTERRELIGIEUX

Interview - La non-violence dans les différentes religions :

La non-violence est le fondement de l'hindouisme.

Dans le cadre de notre année de la paix et de la non-violence, nous vous proposons un entretien avec Sadhu Paramsevadas (centre photo) et Sadhu Akhandyogidas (à droite), de l’association BAPS (Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan) Sanstha, représentants de la religion hindoue en Europe.

Par Luigi Changivy

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Luigi Changivy - Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la façon dont la non-violence est appréhendée dans la religion hindouiste ?

Sadhu Paramsevadas et Sadhu Akhandyogidas – Il est important de préciser, pour commencer, que la non-violence est le fondement de l'Hindouisme. "AHIMSA" est le terme utilisé pour désigner, en langue sanskrit, la non-violence. "HIMSA" signifie "blesser", "faire mal", "faire souffrir". Le "A" placé devant "HIMSA" représente sa négation : la non-violence. Ce terme figure dans les plus anciens des textes sacrés de l'hindouisme, le Rig Veda (10.22.25), écrits entre 6000 et 8000 ans avant Jésus-Christ, dans une Prière : “ Pour vivre en paix, il faut éviter la violence “.

Bhagwan Swaminarayan, dans le Shikshapatri, qui comprend 212 codes moraux, dit : "Ahimsa Paramo Dharma", qui signifie “La Non-Violence est le plus haut des codes moraux”.

La conception de l'Hindouisme est que Dieu est partout et en tout. Être violent envers quoi que ce soit signifie être violent envers Dieu, car il est présent en tout. Toute violence, si petite soit-elle, a des répercussions sur l'ensemble du monde.

La réincarnation est un concept central dans la religion hindouiste. L’objectif pour les Hindous est de sortir du cycle des réincarnations et d'atteindre le Moksha (la libération). Pour cela, vivre sa vie de manière non-violente est un prérequis indispensable, comme indiqué dans le CHANDOGYA UPANISHAD, le 2ème plus ancien des livres sacrés (verset 8.15.1). En complément des Vedas, les écrits sacrés les plus anciens de l’Hindouisme, le Mahabharat, le Bhagvad Gita, le Ramayana, des épopées retraçant la vie sur Terre des avatars de Dieu (incarnations de Dieu sur terre, sous forme humaine), nous apprennent à vivre une vie idéale, en prenant la leur en exemple et, ainsi, briser le cycle des réincarnations.

La vie de Krishna Bhagwan nous indique, par exemple, que la non-violence passive n'est pas suffisante. L’expression de la compassion et de l’amour, renouvelée au quotidien, est absolument essentielle. De la même manière Bhagwan Swaminarayan a, entre autres, fait arrêter les sacrifices d'animaux lors des rituels. Ainsi, l’enseignement principal que nous pouvons tirer des écrits sacrés ou des épopées est que toute forme de violence est à bannir de sa vie.

La place centrale qu'occupe la non-violence dans l'hindouisme nous éclaire sur les raisons pour lesquelles le Mahatma Gandhi, personnage emblématique de l'Inde, avait appelé à résister aux lois des anglais par la seule non-violence.

LC – Ce sont des conceptions complexes qu'il faut appréhender d'une façon théorique, voire théologique. Plus concrètement, pouvez-vous nous dire comment les pratiquants doivent appliquer ces valeurs de non-violence dans leur quotidien ?

SP et SA Être non-violent au quotidien doit se traduire de 3 manières différentes :

Dans nos pensées : Ne voir que le positif chez l'autre. Dès que l'on pense négativement, on émet des jugements non productifs.

Dans nos propos : Notre expression et nos mots ne doivent pas blesser. Nous ne devons pas alimenter les "ragots" et les propager. L’un de nos maîtres spirituels, Yogi Ji Maharaj a dit : "Dites la vérité, parlez bien, que vos mots soient appréciés par les autres. Si ce que vous allez dire ne respecte pas ces trois préceptes, alors ne dites rien".

Dans nos actions : Ne blesser personne (humain ou animal), ne rien manger qui a été tué (c'est pour cette raison que les adeptes de la religion hindouiste sont lacto-végétaliens), être bons à l'égard des autres : les aider, leur être charitable et prendre soin d'eux.

Notre maître spirituel précédent, Pramukh Swami Maharaj nous enseigne que notre bonheur réside dans le bonheur des autres. Si nous rendons les autres heureux, alors nous le serons aussi.

 

LC – Pouvez-vous nous dire quelques mots sur Bussy-Saint-Georges ?

SP et SANous sommes très heureux de pouvoir rejoindre Bussy-Saint-Georges et de nous installer sur L'Esplanade des Religions et des Cultures. C'est un concept très étonnant que l'on ne voit nulle part ailleurs. La mission de l'Esplanade des Religions et des Cultures est d'aider à la coexistence de diverses religions et de favoriser le vivre ensemble. Et cela est très important car notre maître spirituel nous enseigne également de se respecter les uns les autres : quelle que soit notre religion, nous devons être meilleurs dans notre religion et ne jamais blesser celle des autres. Il n'est pas nécessaire de convertir les autres ou de changer de religion, il faut, simplement, être meilleur dans la pratique de sa propre religion et respecter celle des autres. L'Esplanade des Religions et des Cultures de Bussy Saint-Georges est, à cet égard, un symbole très fort.

 

 LIVRE  

A la découverte du Dieu inattendu, par Marie-Noëlle Thabut, Ed. DDB, 2002, 143 pages.

Par Jean Dupuis

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Qui est Dieu ? Un Dieu lointain qui demande des comptes ? Certainement pas. Ce livre montre à travers plusieurs récits bibliques que notre Dieu est amour. Il a un seul projet pour l’homme : lui faire connaitre son amour.

Dès les premiers temps Dieu offre son Alliance qui est une promesse d’amour. Il dit à Noé en le sauvant du déluge : « je vais établir une alliance avec vous et votre postérité. Je prends cet engagement vis-à-vis de vous : aucune créature ne sera détruite par les eaux du déluge ». (Gen, IX, 8). Il rappelle cette alliance à Abraham qui a accepté de partir de Mésopotamie pour aller en terre lointaine de Canaan. Puis à Isaac, son fils inespéré. Puis au peuple élu auquel il a donné un avenir et une espérance.

Dieu veut un homme libre. Quand le peuple d’Israël est réduit en esclavage en Egypte, il compatit et suscite un libérateur : Moise. Les obstacles à franchir paraissent insurmontables, mais une nuit de Pâques, quelque part dans le delta du Nil, les esclaves sont transformés en hommes libres. Rien n’est impossible à l’amour de Dieu ! La liberté donnée à l’homme est si grande qu’il peut faire le mal. Mais le pécheur qui se repent est toujours pardonné. Quand David a provoqué la mort d’Ourias pour conquérir son épouse Bethsabée, Dieu lui fait comprendre la gravité de sa faute tout en lui rappelant ce qu’il avait fait pour lui. Très vite David prend conscience de sa faute. Son péché est immédiatement pardonné.

Dieu qui aime se révèle dans la douceur à ceux qui le cherchent avec persévérance. C’est le cas du prophète Elie. Après une marche épuisante de 40 jours et 40 nuits jusqu’au mont Horeb où Dieu devait se manifester, Elie qui s’attendait à une apparition fracassante le rencontra de manière complètement inattendue : il y eut un vent fort, puis un tremblement de terre, puis un feu, mais Dieu n’était dans aucun de ces éléments. Il y eut ensuite le « bruissement d’un souffle tenu ». Elie comprit alors que Dieu était là : un Dieu dont la puissance est faite de douceur.

La force d’amour de Dieu se manifeste dans la vie du prophète Osée, déchiré à la fois par les erreurs de son peuple et l’inconduite de son épouse. A partir de sa propre expérience de fidélité à celle qui ne cessait de le tromper il devine ce qu’est la fidélité de Dieu. Il compare l’amour de Dieu pour son peuple à celui d’un époux trompé qui sait dire le pardon, et qui décide de reconquérir l’infidèle en voulant la séduire et revivre l’élan du début, celui des fiançailles.

M.N. Thabut raconte enfin l’histoire de Jonas, ce prophète chargé de convertir les habitants de Ninive la païenne et celle de Ruth, cette étrangère qui fut l’arrière grand-mère de David. Elle montre que Dieu aime les mécréants, et les immigrés.

Voici un livre vivant et enrichissant, à conseiller à tous ceux qui souhaiteront en ce début d’année liturgique s’initier au mystère de Dieu.

La bibliothèque en possède deux exemplaires. (Référence : 231)

 

Voulez-vous être les premiers avec le Christ ?»

Voici quelques extraits de la belle homélie de notre évêque lors du rassemblement diocésain du 23 septembre à la cathédrale, à partir de l’Evangile de Marc, chapitre 9, sur les disciples qui veulent être les premiers.

« Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »

Mes amis, aujourd’hui, j’ouvre dans le diocèse de Meaux un grand concours : qui sera le premier ? Ce concours est ouvert à tous, aux enfants, aux jeunes, aux seniors. Il suffit d’être baptisé, ou même pas, d’être catéchumène, d’être en marche vers le baptême. Il suffit d’avoir le désir de suivre le Christ. Ce concours est ouvert d’abord dans nos familles et dans chacune des communautés paroissiales.

« Si quelqu’un veut être le premier » Jésus ne rejette pas ce qui habite le cœur de ses disciples : « être le plus grand ». Il sait ce qu’il y a dans le cœur des hommes. Mais il transforme ce désir : « être le dernier de tous et le serviteur de tous ». Le Christ a déjà gagné la première place car il a pris la dernière place, celle du service.

Mes amis, voulez-vous être les premiers avec le Christ, à la dernière place, celle du service ? « Oui, je le veux ». Ce « oui » exprime le choix que nous sommes appelés à faire. Un choix libre qui engage notre volonté : « oui, je le veux ».

Notre orientation première pour les cinq ans qui viennent demande à chacun de nous l’engagement de sa volonté. « Aimer avec la délicatesse du Père » dans la « délicatesse pastorale, dans la bienveillance fraternelle, dans la proximité missionnaire ». Le voulez-vous ? « Oui, je le veux ! »

Pour devenir « le serviteur de tous », il n’y a qu’un chemin : être uni au Christ, être proche de lui par la pensée et le cœur, être greffé au Christ. On ne peut aimer comme le Christ et prendre la tenue du service sans demeurer dans le Christ et laisser sa sève nous vivifier. Comment être uni au Christ ? Dans les orientations pastorales (au numéro 37), j’indique les différents moyens qui nous sont accessibles : la fidélité à la Parole de Dieu, la fidélité à la vie sacramentelle, la prière, l’adoration, une charité inventive, la relecture de nos vies devant Dieu.

J’invite les familles à discuter si vous faites ce concours entre vous : être proches du Christ et prendre la première place, celle du service. Dans cette course pour ressembler au Christ, ne vous inquiétez pas : il peut y avoir plusieurs ex-æquo. Un conseil : participez chaque dimanche à l’eucharistie, la messe, et dans la semaine essayez de prier ensemble, de prier les uns pour les autres et de mettre votre famille sous le regard bienveillant du Père et de sa miséricorde.

C’est parce que l’amour est présent dans une famille qu’elle va être accueillante aux voisins, aux amis, aux pauvres. De même, une paroisse va être missionnaire s’il existe entre ses membres une vraie fraternité, des liens d’amitié et de respect.

Mes amis, bonne chance pour le concours !

+ Jean-Yves Nahmias

 

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Ordination diaconale de Jacques Teng : qu’en pensent leurs enfants ? 

Après ce grand jour qu’a été cette ordination, la famille Teng livre ses impressions :

Par Patrick Mannier

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En quoi cet événement modifie votre vision de la foi chrétienne ?

Flora : cet engagement est celui de notre père (et à une moindre mais non négligeable mesure de notre mère). Pour ma part j’ai été assez surprise de l’importance que l’on donnait à l’avis des enfants dans cette démarche de diaconat. Plusieurs fois au cours de ses 5 années de formation, L’Eglise nous a demandé notre avis. Une rencontre de l’équipe d’accompagnement était dédiée aux enfants. J’ai écrit une « longue » lettre pour donner mon avis sur mon père et dire si je pensais que cet engagement pouvait lui correspondre. On a aussi tous dû mettre notre avis par écrit pour le dossier constitué avant l’ordination pour l’évêque. On était présent aux grandes étapes de la formation comme le lectorat et l’acolytat au cours desquelles on a rencontré l’évêque. Cet engagement peut avoir des conséquences sur la vie de famille car beaucoup de rencontres se font en couple, il risque d’être moins souvent à la maison et par la suite peut-être moins disponible pour les repas de famille…

 Votre regard sur lui est-il changé ?

Flora : Bien sûr, je suis fière de lui, J’ai toujours vu mes parents super impliqués dans la vie chrétienne (Equipes Notre Dame, caté, parcours alpha…) donc ça n’a pas vraiment été une énorme surprise quand ils nous ont annoncé qu’on les avait appelés en vue du diaconat. Ça m’avait l’air d’être la suite logique de leurs nombreux engagements.

 Vos impressions sur l'ordination elle-même ?

Flora : C’était une belle cérémonie et je suis contente d’y avoir participé, à une petite échelle. J’ai apporté l’étole qu’un diacre lui a remise après l’imposition des mains.

C’était aussi très émouvant de voir toutes ces personnes autour de nous en ce jour, certaines venues de loin, nouvelles connaissances ou vieux amis. C’était un jour de retrouvailles, comme un mariage !

Avis des frères

Hugo, 20 ans, Maximilien, 15 ans, Jean-Baptiste, 13 ans,

- à la messe c’était bizarre au début de voir Papa en aube
- je suis content pour Papa
- Sur la photo on est dans l’ordre, de gauche à droite. Et la dame entre Hugo et Max c’est la sœur de Jacques qui a fait le déplacement du Canada !

 

Ce 25 novembre : " fête du Christ Roi " ... « C’est toi-même qui dis que je suis Roi. » 

arton3337.jpgA l’invitation de notre Evêque, 39 personnes, 12 parents animateurs et animatrices et 27 jeunes, sont partis à Melun pour le rassemblement diocésain au lycée Saint Aspais. Ce dimanche 25 novembre fut une belle journée des sixièmes et cinquièmes.

800 jeunes et adultes du diocèse étaient autour de notre Evêque pour une belle messe dans le gymnase animé par ASAPH, groupe de jeunes musiciens. « Devenez amis du Christ, jamais il ne vous décevra », leur a dit notre évêque.

Un pique-nique tiré du sac au self, un Eco-Cup ou un gobelet était offert à chacun.

Un après-midi en ateliers, mélangés avec d’autres aumôneries en itinérance. Les mots de miséricorde, charité, cœur, paix, pardon étaient déclinés en de multiples façons de faire.

Un temps de louange et de fête a eu lieu avant de revenir vers 18h en car.

Merci au Seigneur de ce temps diocésain où nous vivons ensemble la dimension du diocèse. Merci aux jeunes et aux parents d’avoir réservé ce moment dans leurs agendas débordés. Je déplore l’incapacité des 30 autres sixièmes et cinquièmes (sauf raisons de maladie) à venir, pour des raisons de commodité personnelle : pourtant, l’Eglise c’est notre maison, et notre évêque, lui, les attendait.

Place aux samedis et dimanches de l’Avent pour préparer la venue de notre Sauveur !

Père Bruno Sautereau

 

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DOSSIER: AIMER COMME LE PERE

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Lors de la grande assemblée diocésaine du 23 septembre, Mgr Nahmias a annoncé que la première orientation pour notre diocèse dans les cinq années qui viennent serait celle-ci : Aimer avec la délicatesse du Père. Elle se déclinera en trois aspects : la délicatesse pastorale, la bienveillance fraternelle et la proximité missionnaire. C’est le thème de la Lettre pastorale qu’il nous adresse en ce temps de l’Avent 2018 et que vous pouvez trouver dans les différentes églises de notre paroisse.

C’est pourquoi nous avons voulu en faire le dossier de ce numéro.

Notre évêque nous invite à méditer sur la figure du Bon Pasteur. Pour nous, le Bon Pasteur c’est le Christ, comme dit St Jean. Mais justement, Jésus est le visage du Père, qui se révèle dans l’Ancien Testament comme le Pasteur de son peuple : « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien, il me fait traverser les ravins de la mort », comme le dit le magnifique Psaume 22.

Nous avons demandé à plusieurs personnes et équipes comment elles essayent de vivre cette délicatesse dans l’accueil de celles et ceux qui viennent dans notre église. C’est une vraie conversion qui nous est proposée à tous. Lisez la lettre pastorale de notre évêque, il y a plein d’idées et de propositions pour que la délicatesse du Père irrigue la vie de notre communauté et nous aide à vivre chacune et chacun une plus grande proximité missionnaire avec nos voisins, collègues, voire nos ennemis !

Il y a aussi dans la Lettre des propositions à vivre en famille. La préparation de Noël est l’occasion, comme nous le rappelle notre diacre Michel, de faire sentir particulièrement aux enfants l’Amour du Père qui se manifeste à la naissance de Jésus, petit enfant accueilli par les pauvres.

Père Dominique Fontaine

 

« Accueillir est un vrai bonheur. »

Pour l’équipe Accueil, cette proposition d’aimer avec la délicatesse du Père apparait tout à fait appropriée. Lors de sa dernière réunion d’équipe, chacun et chacune ont exprimé leur expérience.

Propos recueillis par Marie-Edith Fabre

P1240307.JPGIsabel : "Je viens aux permanences d’accueil avec joie. Avant d’accueillir, j’ai été moi-même accueillie par l’Eglise et j’ai envie de partager cela avec d’autres."

Martine : " On ne sait jamais qui on va rencontrer. C’est plus que de l’accueil, on est à l’écoute. Ces gens qui viennent nous confient des choses de leur vie, parfois ils ont besoin d’un réconfort, une parole suffit à les rassurer et à la fin ils sont heureux. Ils ne viennent pas que pour de l’administratif. Nous leur tendons la main. Notre attitude est très importante, on est un peu la vitrine de l’Eglise. Cela peut donner envie à certains de revenir, voire même de s’impliquer dans la communauté et à leur tour de donner aux autres, de proposer leurs services à l’Eglise."

Marie-Thérèse : " Moi, en arrivant à la permanence, j’essaye de me vider, de m’oublier, de laisser ma vie à la porte. Je suis détendue et à l’écoute, au service. Chaque fois je découvre une histoire différente. Je leur dis « bienvenue » avec le sourire, avec bienveillance. Quand je reçois des familles en deuil, parfois les gens me disent merci, je ne sais pas pourquoi. "

Sylvie : " Etre avenant, sourire c’est hyper important, être chaleureux, leur donner envie de revenir. La délicatesse du Père : on n’est pas là pour les juger et on peut parler de tout. "

Patrick : " la difficulté pour les personnes de l’accueil, c’est d’arriver à envisager la personne que nous recevons dans sa dimension spirituelle. C’est donner une autre dimension à ce qu’elle exprime, essayer de trouver avec elle les mots qu’elle n’a pas. En repartant, les gens sont heureux."

Marie-Edith : " Le Père nous écoute, il ne nous juge pas. C’est aussi notre rôle à l’accueil : nous recevons des personnes parfois un peu inquiètes, parce qu’elles ne savent pas trop si elles sont au bon endroit, si elles font les choses comme il faut. La façon dont nous allons les recevoir est très importante. Il faut que le temps qu’on passe avec elles soit un temps de bienveillance et non un temps de stress. Notre équipe Accueil et le temps que nous y passons, c’est aussi une image de l’Eglise que nous donnons. "

Lina : " Le premier contact est très important. Cela marque et cela va donner envie ou pas de revenir."

Michelle : " l’accueil m’a toujours beaucoup apporté. J’avais accepté ce service et je me suis aperçue que c’était une façon de vivre ma foi. Ça m’a apporté beaucoup de bonheur en retour. Lors d’une rencontre avec une jeune femme qui venait pour l’enterrement de son père, j’ai pu lui parler de ce qu’elle vivait, je lui ai révélé sa propre foi. Depuis deux ans, j’ai dû arrêter pour maladie, et cela m’a beaucoup manqué. Je suis heureuse aujourd’hui qu’on démarre un accueil à Ferrières".

 

Aimer comme le Père dans le service des funérailles.

Par Guilène Jouare

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 Depuis quelques années, j'ai rejoint les Equipes destinées à l'animation des obsèques de leur secteur. Cela consiste à rencontrer les familles, les écouter, les réconforter, leur parler de notre vie éternelle avec Dieu. Le fait d'aller vers elles les étonne et leur apporte un soutien fraternel. Elles sont très touchées de nous voir les écouter et être ainsi associés véritablement à leur peine.

La célébration funéraire doit être accompagnée chaleureusement avec les chants religieux et festifs au moment de la bénédiction du corps, pour que l'Espérance soit retenue par l'assemblée présente.

Cette mission me comble personnellement parce que nos défunts sont tous appelés à être ressuscités et parfaitement heureux dans le Royaume du Père. A nos défunts, nous pouvons solliciter leur bienveillance à chaque moment, ils demandent de nous protéger et de nous donner la force dont nous avons tant besoin.

Cela peut paraître invraisemblable, mais il ne m'est pas possible d'être triste en pensant à nos disparus : J’espère qu’avec cette attitude, les membres de la famille en deuil ressentent que la mort n’est pas une fin en soi. Je crois fermement qu'après leur départ, ils jouissent d'une vie nouvelle et j’essaie de partager, avec une grande délicatesse, cette réalité auprès des membres de la famille.

Dans chaque être, il y a toujours une faiblesse que l'on demande à Dieu de pardonner mais aussi un bon côté, un bel exemple que l'on rappelle le jour des funérailles. Un hommage est important, chaque humain est une histoire sacrée. Avec l'aide de tous les saints, prenons du temps et beaucoup d'amour pour servir notre Dieu qui nous aime à l'infini et qui veut nous offrir le merveilleux bonheur du Paradis.bougie11wt6.jpg

En réconfortant les familles en deuil, en les aidant à vivre ces moments difficiles de séparation, nous sommes aussi réconfortés par Dieu, par sa tendresse et par son amour.

C’est pourquoi nous comprenons combien cet attachement à l’Eglise du Christ est si important, et nous voulons vous le faire partager.    

 

Interview - Michel Namory : « La joie de Noël. » 

Michel Namory se rappelle les fêtes de Noël qu’il a vécues à la Guadeloupe et ses découvertes progressives de la délicatesse de Dieu

Propos recueillis par Dominique Fontaine

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Dominique Fontaine : Pour les chrétiens, la délicatesse du Père se sent particulièrement à Noël avec le don de ce petit enfant Jésus. Comment l’as-tu ressenti ?

Michel Namory - Eh bien, je n’ai pas vécu cela quand j’étais petit. Ma famille n’était pas pratiquante et nous recevions des étrennes au nouvel an et non pas à Noël. Les voisins, qui étaient très pratiquants, recevaient leurs cadeaux à Noël. Je me souviens, sur le balcon, de la petite voisine qui chantait des chants de Noël en découvrant ses jouets. Cela m’intriguait, mais je n’avais pas découvert la dimension spirituelle de l’événement.

Ce n’est qu’après mon mariage avec Simone et la naissance de nos deux garçons que j’ai découvert que le sens des cadeaux est de faire prendre conscience aux enfants que Jésus entre dans leur vie. Les enfants ont grandi. Le réveillon familial après la messe de Noël est resté une tradition forte chez nous.

 DF - Et quand tu es arrivé en Métropole ?

MN – En fait, cela s’est interrompu, car j’étais en Centre de rééducation. Là, ma nouvelle famille c’était les autres patients, pour eux Noël n’était pas très important. Après ma sortie, j’ai pu participer à Troyes aux messes de Noël. Comme diacre, c’était moi qui apportais le petit Jésus dans la crèche avant de lire l’Evangile. Il y avait tout un cérémonial avec les enfants. Une fois, j’ai entendu une petite fille dire à un autre enfant : « Regarde, c’est Jésus ! » Ses yeux brillaient. C’était extraordinaire. J’étais enchanté. J’ai découvert vraiment ce jour là l’importance de la crèche pour les enfants. Les enfants autour de la crèche qui accueillent Jésus déposé délicatement sur la paille. C’est cela qui m’a fait sentir la délicatesse du Père. Pour moi c’était nouveau.

Cette année, notre fils viendra pour Noël avec son bébé, notre premier petit fils ! C’est curieux tout ce temps qu’il m’a fallu pour comprendre.

DF – Comment vis-tu alors aujourd’hui cette délicatesse du Père ?creche.jpg

MN – C’est vrai que c’est depuis quelques années seulement que j’ai vraiment découvert que Jésus est l’Amour du Père manifesté dès sa naissance. Avant, les étapes de la vie de Jésus étaient séparées, je savais bien que Dieu nous aime, mais je ne voyais pas l’unité. La naissance, la vie en Palestine, la mort et la Résurrection du Christ, tout ça, c’est l’Amour du Père qui se manifeste. Pour moi, ça change tout. Je vis l’eucharistie autrement : c’est le don de l’Amour du Père que je reçois.

Je pense que la crèche de Noël est très importante dans l’éducation chrétienne des enfants. S’ils ont senti vraiment cet Amour manifesté à la naissance de Jésus, cela restera inscrit en eux. Même si plus tard ils s’éloignent, emportés par les soucis de la vie, un jour ils reviendront à l’église.

Je serais content de savoir comment les familles de notre paroisse ressentent Noël.

 

Le Secours Catholique : un accueil avec délicatesse et bienveillance

Propos recueillis par Patrick Mannier

« La charité inventive des chrétiens, par sa gratuité, peut être signe de l’amour de Dieu. En écho, ils découvrent qu’ils reçoivent au centuple. » Cette phrase des orientations diocésaines correspond bien à ce que vivent et découvrent les bénévoles du Secours Catholique. Ils sont discrets mais laborieux et quand ils prennent de la voix c’est pour faire entendre un message de solidarité.

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Ils sont une cinquantaine sur Bussy, Ils s’appellent Jacky, Marie Luce, Cécilia, Ancilla, Michèle, Khanh-My, Lise, Françoise, Sylvie... Ils font partie de cette « famille engagée » qui nécessite de la régularité, de la patience et parfois de l’opiniâtreté dans cette mission entièrement tournée vers les autres. Ecoutons leurs témoignages qui donnent à réfléchir.

Vous tenez une permanence hebdomadaire, comment cela se passe t-il ?

Marie-Luce : Chaque jeudi de 17h à 19h nous sommes quelques-uns à accueillir des personnes aux situations très diversifiées. Il y a beaucoup de femmes isolées et des couples avec enfants qui viennent pour des besoins alimentaires (mais pas seulement). Il y a aussi des ressortissants étrangers en recherche de régularisation. Notre mission est de répondre aux besoins multiples de ceux qui se présentent, quand nous le pouvons. L’accueil et l’écoute sont les premières actions attendues. S’occuper des enfants lorsque les parents attendent fait aussi partie de nos gestes. Aides financières, règlements de cantines font partie du lot.

Françoise : Beaucoup nous sont envoyés par le 115, et on n’est jamais trop nombreux pour tenter de résoudre les situations difficiles. Ce n’est pas toujours possible de trouver une solution, malgré la bonne volonté.

 Etes-vous assez nombreux pour faire face aux besoins ?:

Jacky : Pas toujours. Je prends souvent en charge l’accueil des enfants et c’est prenant même si on y trouve du plaisir.IMG_3374.JPG

Marie-Luce : Tout dépend de la complexité des cas rencontrés. Parfois c’est long et difficile et on a le sentiment que des bras et des permanences supplémentaires seraient les bienvenus car même les bénévoles que nous sommes ne sont pas toujours pleinement disponibles et il faut compter sur les priorités personnelles de chacun.

Comment faire pour honorer au mieux les demandes multiples ?

Marie-Luce : Nous rencontrons souvent des cas nécessitant des actions administratives en lien avec les organismes sociaux, CCAS, Maisons des Solidarités...

Françoise : A certains moments il faut faire preuve de caractère et d’équilibre pour porter les cas difficiles. Nous avons aussi besoin de nous ressourcer dans la prière car la misère grandissante est lourde à porter. Enfin, quand on donne de bon cœur on n’a pas le droit de mettre son couple ou sa famille de côté : il y a là un équilibre à conserver.

D’autres actions en commun ?

Françoise : nous avons régulièrement des actions de collecte de denrées alimentaires dans les grands magasins, comme chez Leclerc récemment. La prochaine est prévue pour le 15 décembre au Carrefour Market de Bussy, avec des enfants qui nous accompagneront. Et puis le 6 décembre il y aura l’opération « 10 millions d’étoiles »…

Nous avons eu récemment une journée de partage «acueillis/accueillants» dans le cadre des actions du diocèse, avec adultes et enfants confondus, et quand plus tard nous nous sommes retrouvés à la paroisse nos rapports se sont avérés différents. Voilà un net progrès dans les formes d’écoute et d’accueil, réalisé en gommant les apparentes différences.IMG_1182.jpg

Un appel ?

Jacky : Oui. Donner de soi deux heures par semaine est peu mais c’est important. Que les bonnes volontés se manifestent à nous, et nous les accueillerons avec joie.

Non seulement vos témoignages donnent à réfléchir mais ils portent à l’action : Continuez ! 

 

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VIE PAROISSIALE

Un dimanche d’accueil et de partage.

Par Cong Dong Le

IMG_4658.jpgEn ce dimanche du 18 novembre, journée nationale du Secours Catholique mais aussi celle des pauvres proposée par le Pape François, la communauté chrétienne est heureuse de prier et rendre hommage aux bénévoles, mais aussi d’accueillir les 5 nouveaux catéchumènes ainsi que l’harmonie du Conservatoire qui comme chaque année, fête Sainte Cécile, patronne des musiciens.

La messe commence par la fanfare de l’harmonie , invitant tous à entrer en joie dans la célébration. Aussitôt après, se présentant à la porte, les 5 nouveaux catéchumènes Solange, Vincent, Jean-Baptiste, Cindie et Amar sont accueillis par le père Dominique. Au nom de l’assemblée, le prêtre demande à chacun le sens de sa démarche puis invite les accompagnateurs et l’assemblée à les accompagner fraternellement dans leur chemin vers le Seigneur. Ensuite, il marque sur eux le signe de la Croix, symbole de leur adhésion au Christ. Cette adhésion est concrétisée par une croix en bois que les accompagnateurs mettent au cou de chacun.

Lors de l’homélie, Père Dominique, commentant l’Evangile du jour, revient sur l’état de détresse dressé par Jésus dans ce passage. Vu sous l’angle contemporain, cette catastrophe se décline en 2 aspects : l’aspect écologique par les dérèglements climatiques et l’aspect communautaire par les injustices sociales. En référence à l’encyclique Laudato Si, notre devoir est de sauver notre « maison commune » qui est en danger. Cependant, nous sommes rassurés par la parole d’espérance du Christ : « Sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte». On peut compter sur Lui, mais aussi sur ses amis qui, par solidarité, continuent inlassablement à donner à tous une lueur d’espérance. Les bénévoles du Secours Catholique sont parmi tant d’autres à aller dans ce monde de détresse en partageant leur joie et leur solidarité envers ceux qui sont dans le besoin.

En réponse à cette invitation, les farfadets, les tout jeunes enfants du scoutisme, tiennent à participer à cet effort commun en passant tout un samedi après-midi à confectionner les gâteaux qu’ils remettent aux bénévoles pour les personnes accueillies par le Secours Catholique. Ce geste nous renvoie à la communauté ecclésiale du commencement où les nourritures étaient apportées autour de l’autel pour être distribuées par les diacres à tous les membres de la communauté.

Dans cette journée où nous sommes conviés à accueillir tout le peuple qui a besoin du pain et pas seulement, un grand merci à tous les bénévoles qui nous aident à rester toujours fraternellement proches de tous ceux qui nous entourent.

 

Un point sur l’extension et la souscription.

Par Matthieu Cuvelieragrandis.png

Lors de la dernière réunion du Conseil économique, nous avons fait un point approfondi sur le projet d’extension. Le projet avance, même si ce n’est pas encore de façon visible. Les études de sol ont eu lieu ce mois-ci. Nous avons rencontré les différents maîtres d’œuvre qui ont répondu à la consultation que nous avions lancée pour faire les plans détaillés, sur la base du permis de construire, et qui serviront pour consulter les entreprises qui réaliseront ensuite les travaux.

Le financement de ce projet est bien avancé puisque nous en avons bouclé environ 70% grâce à la participation du diocèse et des chantiers du Cardinal, grâce au solde de la souscription initiale, grâce à une gestion rigoureuse des finances de la paroisse et grâce aux dons que vous avez déjà fait ces deux dernières années ; mais il nous faut nous mobiliser car les 30% restant représentent encore 550.000€ (150.000€ pour l’extension de la maison paroissiale et 400.000€ pour édifier ensuite la chapelle).

Vos dons seront déductibles de vos impôts si vous avez la chance d’en payer, alors n’hésitez pas, vous et votre entourage, à investir sur ce projet qui accompagnera les prochaines générations dans la foi.

Noël prochain marquera le début de l’année des 20 ans de Notre-Dame du Val.

Nous allons communiquer sur cet évènement pour accompagner ce projet avec :

- Une banderole tendue sur le haut du parvis qui annoncera ce projet d’agrandissement et le montant qui reste à financer, comme nos amis de la communauté musulmane l’ont fait pour leur projet sur l’esplanade

- Une carte, format carte postale, avec la photo de Notre-Dame du Val sous la neige, un mot du père Dominique sur les enjeux de cet agrandissement et un coupon détachable pour la souscription

- Une affiche pour mettre dans toutes les églises

- Des bougies avec la même photo de Notre-Dame du Val, pour accompagner nos prières au Seigneur et le remercier pour la communauté vivante que nous avons sur notre secteur

Un tel projet d’agrandissement d’une église (avec la construction de la chapelle) et de sa maison paroissiale est rare aujourd’hui dans notre pays. Notre communauté peut être fière de ce dynamisme et honorée de cette responsabilité.


11 novembre 2018 : L’incontournable commémoration

Par Patrick Mannier

Au gymnase Michel Jazy

La pluie était là mais la population n’a pas manqué ce rendez-vous au gymnase Michel Jazy, où plusieurs personnalités officielles représentant notamment la Région et la Municipalité étaient présentes, entourées par le conseil municipal des enfants et soutenus par l’orchestre et la chorale. Etaient également présents des militaires, des scouts, des représentants de cultes et d’associations, des élèves du collège Rondeau ainsi qu’une foule très attentive..

Après l’ouverture du ban, il y eu l’énoncé du discours prononcé par le Président de la République dont on retient des éléments clefs : « Un grand soupir de soulagement ce 11 novembre 1918…Ils ne sont pas morts en vain : la paix va revenir…Nous nous souvenons des combattants de tous pays…qui nous ont aidés ».

Puis il y eut le message des anciens combattants, rendant les honneurs aux soldats, et la levée des drapeaux. Intervenant comme il se doit, Monsieur le maire a rappelé que « ce jour n’est pas une simple commémoration ni un rituel républicain mais une communion d’esprit avec les quelque 1.400.000 morts dans cette période ».

Cette date résonne encore au son des guerres multiples d’aujourd’hui : le nom de tous ceux qui sont tombés a été prononcé pour « que de ceux qui ne reviendront pas le sacrifice ne soit jamais oublié», tandis que les jeunes Buxangeorgiens scandaient, tour à tour : « morts pour la France ».

« C’est la pensée de la mort qui donne sens à la vie ». Cette petite phrase de Maurice Genevoix résume à elle seule l’esprit de ce rassemblement national. Roulements de tambour et Marseillaise, chant de « la Madelon » et hymne européen chantés par les enfants ont précédé, a 11h00, le chant des cloches alentour, donnant le ton pour faire résonner en nous davantage qu’un souvenir : un relais pour les futures générations !

 

A Notre-Dame du Val

Dès 9h30 des jeunes étaient réunis à l'église pour réfléchir sur la paix et avant de commencer la messe une demi-heure de silence a permis aux paroissiens de méditer sur un beau diaporama".

« Ne laissons pas mourir la terre, ne laissons pas mourir le feu : Tendons nos mains vers la Lumière pour accueillir le don de Dieu ». Il n’en fallait pas plus pour introduire notre célébration dominicale et lui donner en ce jour une tonalité bien à propos. Non notre église n’était pas en reste, solidaire face à la violence des combats. Comme la commémoration municipale, tous les dignes représentants étaient rassemblés. Lors de l’homélie le père Bruno a insisté sur l’Evangile du jour qui commande cette nécessaire solidarité qui va jusqu’au don ultime de soi, sans retour.

Au cours de l’Eucharistie et comme en écho aux panneaux exposés dans l’église, le nom de tous les soldats de notre secteur, tombés pour la patrie, a été prononcé : nos dix communes ont été « passées en revue » en reconnaissance à leurs enfants.

Paix et réconciliation sont donc les mots d’ordre renouvelés sans oublier que « nous aurons toujours à lutter contre les prophètes de mauvaise augure qui cherchent à nous diviser ! »

L’Hymne à la joie s’est à nouveau fait entendre, pendant que les responsables des religions allumaient 5 bougies de la paix. Ce lien de fraternité s'est concrétisé par un verre de l’amitié au terme de cette belle célébration : cette réussite est l’œuvre de tous !

 

Un repas fraternel le 24 décembre

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Comme les années précédentes, un repas fraternel sera organisé le 24 décembre à partir de 20h dans la grande salle de Notre Dame du Val, à l’issue de la messe des familles de 18h30. Sont particulièrement invitées les familles et personnes qui risquent d’être seules en cette fête. Chacun apporte un plat et un petit cadeau à partager. N’hésitez pas à inviter des gens que vous savez seuls ce soir là.

 

 

 

Venez découvrir la vie de Catherine de Sienne

spectacle.pngCet été, nous avons fait un camp de trois semaines à côté de Compiègne dans le cadre d’une école de comédie musicale dirigée par le Père Jean-Marie Luc Brun, avec des jeunes de 13 à 18 ans. Chaque année, depuis environ 20 ans, un spectacle d’évangélisation est monté, avec l’aide de professionnels, afin de faire découvrir la vie d’un Saint de façon plaisante et accessible à tout public. Cette année, nous avons rendu hommage à Sainte Catherine de Sienne. Durant ces trois semaines, nous avons découvert la vie de Catherine et monté le spectacle en faisant des répétitions intensives pour le chant, la danse et le théâtre. Nous avions aussi des temps de réflexions, de prières, des messes et une nuit d’adoration. Ce fut une expérience très riche spirituellement et artistiquement, avec de belles amitiés qui se sont liées. Le camp s’est terminé par trois représentations devant un public nombreux.

Notre troupe se produira deux fois le samedi 15 décembre à 16h30 et 20h30 ainsi que le dimanche 16 décembre à 14h30 à l’église Notre-Dame de Passy à Paris. (Nous jouerons également le week-end du 16-17 mars). La troupe de juillet jouera le week-end du 8-9 décembre et le week-end du 9-10 février. Vous pouvez réserver vos place sur le site internet www.catherine-lespectacle.fr.

N’hésitez pas à venir nombreux pour découvrir la vie de Sainte Catherine dans un spectacle qui vous enchantera.

Julie et Marie Cuvelier

 

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AGENDA

Pensez-y !repas3.jpg

REPAS FRATERNEL

Lundi 24 décembre

après la messe de 18h30
grande salle de NDV

 

Mercredi 5 décembre
Fête de Hanoucca
19h30 à la synagogue

Jeudi 6 décembre
Vente de bougies du secours catholique
de 16h à 20h au RER

Samedi 8 décembre
Veillée spectacle
"le oui de l'amour, martyrs en Algérie"
à l'école St Laurent de Lagny à 16h30

Dimanche 9 décembre
KT DIMANCHE CE2, CM1, CM2
à 9h45

Lundi 10 décembre
Réunion de l'équipe de la Mission de France

Mardi 11 décembre
Réunion de l'Equipe d'Animation Pastorale (EAP)

Jeudi 13 décembre
Réunion des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens

Vendredi 14 décembre
Rencontre des catéchumènes de bussy et lagny

Samedi 15 décembre
Rencontre de l"équipe regain (personnes séparées ou divorcées) à 20h

Dimanche 16 décembre
Lumière de béthléem

Lundi 17 décembre
Rencontre du groupe espérance et vie
(Personne veuves) à 14h00 NDV

Mercredi 19 décembre
Répétition du conte de noël à 10h30 NDV

Grand concert du Conservatoire pour l'Année de la Paix
à 20h30

Lundi 24 décembre
Repas fraternel après la messe de 18h30
Grande salle NDV

Jeudi 27 décembre au mardi 1er janvier
Rencontre européenne de taizé

Mardi 1er janvier 
Pagode fo guang shan
Prière interreligieuse pour la paix
à 14h00

Messes de Noël dans les maisons de retraite

- Mercredi 19 décembre à 15h
aux maisons de retraite de la Girandière et de Fontenelle à Chanteloup

- Jeudi 20 décembre à 15h
aux Jardins de Bussy

- Vendredi 21 décembre à 15h
à la maison de retraite de Conches

 

HORAIRES DES MESSES

DECEMBRE

Fête de l'Immaculée Conception
Béatification des 19 martyrs d'Algérie

Samedi 8
18 h 30 Saint Thibault

Dimanche 9
9 h 30 Montévrain
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 15
18 h 30 Guermantes

Dimanche 16
9 h 30 Collégien
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 22
18 h 30 Bussy Saint Martin

Dimanche 23
9 h 30 Ferrrières
11 h 00 N.D. du Val

Messes de Noël

Dimanche 24
18 h 30 Montévrain
18 h 30 N.D. du Val
21 h 00 Ferrières
22 h 00 N.D. du Val

Lundi 25
11 h 00 N.D. du Val

Fête de la Sainte Famille

Samedi 29
18 h 30 Bussy Village

Dimanche 30
9 h 30 Gouvernes
11 h 00 N.D. du Val

JANVIER 

Mardi 1er
11 h 00 N.D. du Val

Fête de l'Epiphanie

Samedi 5
18 h 30 Guermantes

Dimanche 6
9 h 30 Chanteloup
11 h 00 N.D. du Val

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Un temps pour prier

Il y a des gens que Dieu prend et met à part.christ%20en%20gloire%2020150331_dsc02063.jpg.jpgIl y en a d’autres qu’il ne retire pas du monde.
Ce sont des gens qui font un travail ordinaire,
qui ont un foyer ordinaire
ou sont des célibataires ordinaires.
Des gens qui ont des maladies ordinaires,
des deuils ordinaires.
Des gens qui ont une maison ordinaire,
des vêtements ordinaires.
Ce sont les gens de la vie ordinaire.
Les gens que l’on rencontre dans n’importe quelle rue.
Ils aiment la porte qui s’ouvre sur la rue,
comme leurs frères invisibles au monde aiment la porte
qui s’est refermée définitivement sur eux.

 

Nous autres, gens de la rue,
croyons de toutes nos forces
que cette rue, que ce monde où Dieu nous a mis
est pour nous le lieu de notre sainteté.
Nous croyons que rien de nécessaire ne nous y manque,
car si ce nécessaire nous manquait,
Dieu nous l’aurait déjà donné.

 

Chaque petite action est un événement immense
où le paradis nous est donné,
où nous pouvons donner le paradis.
Qu’importe ce que nous ayons à faire :
un balai ou un stylo à tenir, parler ou se taire,
raccommoder ou faire une conférence,
soigner un malade ou taper à la machine.
Tout cela n’est que l’écorce de la réalité splendide,
la rencontre de l’âme avec Dieu
à chaque minute renouvelée.
On sonne? Vite, allons ouvrir :
c’est Dieu qui vient nous aimer.
Un renseignement ? … le voici …
C’est Dieu qui vient nous aimer.
C’est l’heure de se mettre à table?
Allons-y: c’est Dieu qui vient nous aimer.
Laissons le faire.

 

Cette méditation de Madeleine Delbrêl peut nous aider
à découvrir la délicatesse du Père

et à vivre la proximité missionnaire 

 

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Demeurez dans mon Amour"

(Jean 15, 9)

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