Notre-Dame du Val Info Novembre 2018

VERSION IMPRIMABLE

 

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Edito

Signes du Christ Serviteur

Avec l’ordination de Jacques Teng le 28 octobre et sa première messe comme diacre à la Toussaint, notre communauté paroissiale a vécu un tournant dans son histoire récente. Il y a maintenant parmi nous deux prêtres et deux diacres. Les prêtres sont signes du Christ, le bon Pasteur, qui donne sa vie pour tous les hommes, comme il l’a fait lors du repas du Jeudi saint et comme les prêtres le rappellent à chaque messe. Les diacres sont signes du Christ, le Serviteur, qui lave les pieds de ses disciples lors de ce même Jeudi saint et qui nous dit : « lavez-vous les pieds les uns aux autres. Heureux êtes-vous si vous le faites.»

Le ministère des prêtres et des diacres nous dit que c’est bien le Christ ressuscité qui est présent dans le grand Corps fraternel que nous formons quand nous nous rassemblons dans l’eucharistie le dimanche. Oui, il est grand le mystère de notre foi, ce mystère qui nous dépasse tellement et qui traverse nos faiblesses et notre péché !

Dans ce grand Corps du Christ, nous sommes membres les uns des autres, comme dit Saint Paul. Nous sommes invités à prier les uns pour les autres, en soutenant les familles en deuil comme nous l’avons fait le 2 novembre ou en visitant les personnes âgées dans les maisons de retraite. Nous sommes invités à accueillir et écouter les personnes qui vivent des situations difficiles, comme nous le rappellera l’équipe du Secours catholique lors de la journée mondiale des pauvres le 18 novembre. Avec nos frères des autres religions, nous sommes invités à être des artisans de paix autour de nous, et à résoudre les conflits par la non-violence active, comme notre Maitre, le Christ Serviteur.

Merci à Jacques d’avoir rejoint notre ami Michel pour être, parmi nous et pour tous, signes du Christ Serviteur.

 

Père Dominique Fontaine

 

 La non-violence est l'ADN du Christianisme

 

 Centenaire de la fin de la  1ère guerre mondiale

Ordination de Jacques Teng

 

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 Gala pour
la paix

 

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  ACTUALITE 

INTERRELIGIEUX

Interview - La non-violence dans les différentes religions :

La non-violence est l'ADN du Christianisme. 

Par Luigi Changivy

Dans le cadre de notre année de la paix et de la non-violence, nous vous proposons un entretien avec Dominique Fontaine, Prêtre de la paroisse du Val de Bussy.

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Luigi Changivy - Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la façon dont la non-violence est appréhendée dans la religion chrétienne catholique ?

Dominique Fontaine - Pour appréhender la non-violence, il faut se référer à la vie de Jésus qui montre un comportement spécifiquement non-violent. Le moment le plus important est illustré par son attitude, au plus fort de la Passion où, au moment de son arrestation, Jésus demanda à un de ses compagnons ayant sorti son épée et coupé l'oreille d'un des serviteurs du souverain sacrificateur : "Remets ton épée dans le fourreau ; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée".

Par cette phrase fondatrice, Jésus manifeste que répondre à la violence par la violence n'est pas la solution. Il nous invite à trouver d'autres moyens, et la non-violence en est un. Quand la vérité est dite, la solution est la non-violence. Jésus a pris sur lui tout le poids de la violence des hommes jusqu'à sacrifier sa vie.

Cette attitude de non-violence absolue qu'adopte Jésus prend référence dans le Livre d'Isaïe (Bible Juive) où est mentionné un mystérieux Serviteur souffrant de Dieu, mort en subissant la violence de l'humanité. "Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes". Isaïe, Ch 53, V11.

La non-violence, relatée dans les textes bibliques constitue l'ADN du Christianisme.

Le seul épisode violent concernant Jésus, relaté dans les écrits (Matthieu 21, v. 12-13), est celui où il renverse les tables et les chaises dans le Temple, chassant les marchands, s'indignant contre le commerce auquel ils se livraient : « Il est écrit que la maison de mon Père est appelée une maison de prière. Et vous, vous l’avez transformée en une caverne de voleurs ! ».

Je souhaiterais dire quelques mots sur les Moines de Tibhirine, qui vont être béatifiés ce mois-ci. Ils n'ont pas cherché à mourir mais ont voulu rester, jusqu'au bout, solidaires du peuple algérien pour qui ils avaient voué leur vie, tout en sachant qu'ils pouvaient être amenés à être assassinés. Il s'agit, là, d'actes de non-violence poussés à l'extrême. Ils nous impressionnent.

LC – Ces grandes lignes de l'histoire nous éclairent sur l'ancrage non-violent de la religion chrétienne. Plus concrètement, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la manière pour les pratiquants d'intégrer et exprimer ces valeurs dans leur quotidien ?

DFEvidemment, tout un chacun n'est pas amené à imiter Jésus jusqu'à cette limite. En découvrant que Jésus a pris sur lui toute la violence des hommes, nous pouvons comprendre que nous sommes appelés à dépasser la violence qui est en chacun de nous. Nous sommes appelés à rechercher tous les moyens "non-violents" pour résoudre les conflits qui se présentent à nous.

Les relations humaines sont souvent conflictuelles et le seul moyen que nous avons de vivre en Paix, de construire la Paix, est de trouver des solutions qui ne dégradent aucune des parties concernées. Lors d'un conflit, nous pouvons nous poser la question suivante : qu'aurait fait Jésus à ma place ? Nous poser cette question nous amène à changer, de facto, notre regard sur le contexte de la violence et sur les personnes en situation.

LC – Pouvez-vous nous dire quelques mots sur Bussy-Saint-Georges ?

DF L'existence de l'esplanade des religions et de l'association Esplanade des Religions et des Cultures nous fait découvrir que la non-violence est une attitude présente et centrale dans toutes les religions. Je pense que, durant les années qui viennent, nous continuerons à approfondir cette notion de non-violence dans les religions. Nous pourrions, dans le futur, adresser un message à nos contemporains pour faire de la non-violence un axe fondamental dans nos comportements individuels et collectifs.

La Prière de St François d’Assise

Cette prière, dite lors du gala pour la Paix, exprime bien la non violence chrétienne

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

 

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné, 
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie
 

  

 LIVRE 

Dieu dans les tranchées, par Jean-Yves Ducourneau, Ed. des Béatitudes, Janvier 2018

Par Jean Dupuis

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En cet anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 l’auteur qui est aumônier militaire présente l’action de ceux qui ont assuré cette mission durant la première guerre mondiale. Il rappelle que dans les conflits armés Dieu n’est pas pour un camp ou un autre. Mais Il aime tous les hommes, et Il veut être présent là où ils souffrent. C’est grâce aux aumôniers militaires qu’Il a été présent auprès des soldats dans les tranchées, la boue et le froid. Non pour leur assurer la victoire, mais pour leur donner sa charité.

De 1914 à 1918 plus de 26.000 prêtres et religieux ont été mobilisés dans l’armée française. Tous ont été envoyés au front, soit comme brancardiers soit directement aux combats. Avec l’accord des chefs de corps et souvent à leur demande, ils ont exercé leur sacerdoce en plus de leur charge de soldats. Par ailleurs plusieurs centaines de prêtres réformés ou trop âgés pour être incorporés ont été engagés comme aumôniers volontaires pour seconder les aumôniers officiels très peu nombreux.

"Dieu n'est pas pour un camp ou pour un autre, il est présent là où les hommes souffrent".

 Il y avait aussi des aumôniers protestants et des aumônier juifs, ainsi que quelques imams et volontaires musulmans chargés d’accompagner les combattants des troupes coloniales. Malgré les différences de confessions tous ces aumôniers se rendaient souvent solidaires les uns des autres, notamment pour accompagner les mourants. Un exemple: le grand rabbin Abraham Bloch n’a pas hésité à apporter un crucifix à un soldat catholique agonisant qui le réclamait, peu de temps avant d’être tué à son tour.

Présents aux premières lignes, les aumôniers brancardiers ramenaient les blessés au péril de leur vie. Ils assistaient les mourants. Ils célébraient l’office dans des chapelles sommaires. Avant les combats ils recevaient les confessions selon un rite simplifié pour permettre cette démarche de foi au milieu du danger. Tous avaient une proximité simple et conviviale avec les « poilus ». Ils discutaient beaucoup avec eux, leur apportaient livres, provisions, jeux de cartes et tabac, créaient parfois des équipes sportives. Ils devenaient des hommes de terrain que chacun accueillait comme un ami réconfortant au milieu de la misère qui les liait les uns aux autres. Ils ne menaient plus une vie séparée mais rejoignaient les hommes là où ils étaient. L’un d’eux, Paul Doncoeur, a écrit : « le prêtre était redevenu un homme et reprenait sa citoyenneté ».

La présence des aumôniers parmi les troupes et leur sacrifice (plus de 1.800 tués) a beaucoup contribué à réduire le fossé qui existait avant la guerre entre l’Eglise et la société.

 

11 novembre, des cérémonies exceptionnelles

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Nous allons vivre le centenaire de la fin de la première guerre mondiale le dimanche 11 novembre. C’est un grand moment civique et religieux. Nous avons proposé aux maires de nos communes de coordonner les cérémonies de mémoire aux monuments aux morts avec la messe à Notre Dame du Val.

C’est pourquoi la messe sera exceptionnellement à 11h30, pour que tous ceux qui le veulent puissent aller aux cérémonies civiles et ensuite à la célébration religieuse. Les cloches de nos églises sonneront à 11h, comme il y a 100 ans. Nous invitons tous les paroissiens à se joindre en famille aux cérémonies civiles avant de venir à la messe. Entre 11h et 11h30, dans l'église, un diaporama aidera à méditer sur cette guerre. Vous pourrez visiter une exposition sur la guerre, préparée par la mairie de Bussy St Georges, sur le parvis de l’église.

Durant la messe, nous évoquerons les noms de tous les morts de 14-18 qui sont sur les monuments aux morts de nos dix communes. Les maires qui pourront se libérer sont invités à cette messe commémorative. Les anciens combattants et le Souvenir français seront là avec des drapeaux. Des jeunes porteront le drapeau européen et nous chanterons l’Hymne européen, comme nous l’avons fait au gala interreligieux du 13 octobre.

A l’issue de la messe à 13 h, un vin d’honneur sera proposé sur le parvis, organisé par la mairie de Bussy et la paroisse.

 

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Taizé : prière et partage d'Evangile avec les futurs confirmés 

 Par le Père Bruno, animateur des jeunes à Taizé

31 lycéens, 5 accompagnateurs, 2 prêtres sont partis à Taizé du 15 au 18 Octobre. 4 jours de prière et partage avec l'Evangile. Des services à rendre. Trois témoignages parmi d'autres qui disent la foi et l'Eglise .

taiz%c3%a93.jpgChaque matin et après-midi, un frère de Taizé fait une introduction sur un texte de l’Evangile : Bartimée, Pilate, les femmes au tombeau, la Nativité et les bergers. Les jeunes ont découvert ces quatre textes, (pourtant déjà maintes fois entendus comme celui de la Nativité). Le frère Jean Daniel fait lire le texte par un groupe de jeunes, ou le fait mimer. Puis avec humour et inventivité, il retrace le récit en le modernisant. Il se met à la place des personnes de l’Evangile et peu à peu, le récit se fait proche de notre cœur. Des questions sont proposées aux jeunes en carrefour de 8 à 10 personnes de trois aumôneries différentes pour favoriser entre eux l’échange et la découverte. Pour Bartimée, des questions comme : Pourquoi Jésus ignore la foule et préfère Bartimée ? Et toi, as-tu déjà été dans une situation où tu es rejeté, laissé à l’abandon ? Que veux-tu que je fasse pour toi ? Question de Jésus à Bartimée. Et toi, que demandes-tu à Jésus ? Les jeunes protestants ont plus une culture de la Bible que nous catholiques qui avons plus de mal à ouvrir la bible. L’emploi du " on ", " Il faut que " "Y’a qu’à" sont bannis. Les jeunes sont invités à s’exprimer par " je " et à écouter l’autre sans l’interrompre. L’animateur ou l’ animatrice est au service de la Parole et les jeunes peuvent parfois se confier. Et puis, nous sommes invités à rédiger un éditorial de journal, ou un sketch. Lire l’Evangile à TAIZE, c’est rentrer dans l’intimidé de Jésus. Souvent ce texte est repris dans la prière du midi suivi de 7 minutes de silence….

 

Témoignages

taiz%c3%a92.jpg« Ces jours de Taizé, entrecoupés de prières et de service, m’ont permis de me séparer provisoirement de mon « réseau » quotidien Et cela m’a fait beaucoup de bien. J’ai particulièrement apprécié la forme répétitive des prières qui vous laisse le temps de réfléchir, de méditer sur ce que c’est la vraie relation avec le Seigneur. Depuis le retour, je me surprends plusieurs fois d’être branché sur ces prières d’une façon inconsciente. Je me suis dit que j'ai trouvé un autre réseau qui n’est pas virtuel du tout, mais authentique, réel me reliant avec Dieu. Je suis prêt pour cela de revenir sans hésitation encore une autre fois à Taizé. »

J.-P.

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"J'ai aimé à Taizé les rencontres, les prières, surtout celles avec les bougies.
J'ai découvert que les prières créaient une sorte d'énergie positive, le temps de silence est comme une méditation.
Jésus est pour moi l'exemple de l'amour et de la paix pour nous tous.
Le service m'a fait me sentir utile et ça m'a fait faire des rencontres.
Oui, j'ai fait plein de rencontres.
Je ne compte pas à tout pris trouver une place dans l'Eglise, mais j'applique les valeurs de paix, d'amour et de pardon dans ma vie de tous les jours et j'essaye de transmettre ces valeurs en en parlant autour de moi."

les cloches de l'église de la Réconciliation à Taizé

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"Oui j'aime Taizé, parce que j'ai vécu la prière de Dieu, la grâce.
J’ai vécu la prière du matin et du midi qui préparait à la Confirmation du Saint Esprit, avec l’aide des animatrices.

Jésus est le fils de Dieu, il faut être honnête et respectueux et je vis dans la grâce de Dieu tous les jours.
Oui, j'ai vécu des amis à la réunion des confirmations. Dieu m'a exaucé ma prière."

 

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VIE PAROISSIALE

Ordination diaconale : un moment fort pour notre Eglise

Par Patrick Mannier

Jacques Teng et Frédéric Barut ont été ordonnés diacres le 28 octobre en la cathédrale de Meaux. Un grand moment comme nous en connaissons peu au cours d’une vie. Ils sont, à travers ce sacrement, témoins de la Bonne nouvelle et serviteurs des pauvres avec l’Eglise. 

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Le grand orgue résonne de tous ses tuyaux. La file de prêtres, diacres et servants, terminée par Mgr Nahmias, s’avance vers l’autel. Encens, chants et tambours confèrent en cette cathédrale un caractère impressionnant ! J’observe Jacques Teng qui s’avance dans la file, son sourire en dit long sur l’émotion qui l’habite.

Notre évêque le clame d’entrée : « Grand jour de joie ! Nous sommes rassemblés dans cette joie du service et de la communauté de tous les hommes. » Sans perdre de temps, c’est l’appel des candidats, manière de consulter le peuple chrétien et d’authentifier les vocations qui sont un don de Dieu et, pour ceux qui se donnent, la réponse librement consentie, ce qui permet à l’assemblée de percevoir le caractère hautement important de cette ordination. Les aptitudes de Jacques et Frédéric sont mises en exergue par plusieurs témoins de leur cheminement : tous deux sont pères d’une belle famille, et témoignent de leur ferme implication dans la vie paroissiale, professionnelle (informaticien pour Jacques), sociale et familiale. « Foi, service, accueil, engagement, équilibre… » sont les traits les plus significatifs de Jacques. Le soutien inconditionnel d’Emmanuelle et de Carole, leurs épouses respectives, est souligné à juste titre.

Les lectures du jour ont trouvé un écho à cette célébration : Si nous étions en grande fête (psaume 125) c’est parce que nos postulants sont « appelés par Dieu, comme Aaron » malgré leur faiblesse humaine (lettre aux Hébreux) pour suivre Jésus sur le chemin comme Bartimée (Evangile selon St Marc). Lors de l’Homélie, Mgr Nahmias indique : « l’Evangile ne dit-il pas, en creux, la mission du diacre ? Les disciples du Christ invitent l’aveugle à se lever ; de même le diacre permet la rencontre et sans discours s’efface ensuite. Le diacre connait le Maître et il anticipe ; quand l’aveugle guéri suit le Christ, c’est tout homme que le diacre met en contact avec l’évangile »

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Après l’invocation à l’Esprit Saint, les promesses des candidats et la litanie des saints, notre évêque a procédé à l’imposition des mains et la prière d’ordination : c’est à ce moment que nos amis Jacques et Frédéric ont été consacrés diacres. Mgr Nahmias leur a déclaré : « Soyez attentifs à la Parole que vous lirez, à enseigner la parole que vous lirez, à vivre ce que vous aurez enseigné ». Cette parole ne résonne-telle pas en chacun de nous comme un appel personnel ? Nombreux sont ceux qui, dans l’assistance ont senti comme une exultation intérieure !

Au cours du verre de l’amitié, les témoignages spontanés n’ont pas manqué : « Il y avait là beaucoup d’émotion, plein d’intériorité et de liesse ».

Bernadette ne tarit pas d’éloges : « j’ai été transportée littéralement ; c’est la première fois que je vis une telle célébration ». Plusieurs autres font remarquer : « c’est la même magie qu’on retrouve dans une célébration de mariage : le don entier de soi pour toujours ! »

C’est certainement le trait principal qu'il faudra retenir d’un tel événement, en même temps qu’un appel à la sainteté par le don de soi pour chacun d’entre nous

 

P1030512.JPGPour cette journée d’automne qui ressemble à un jour d’hiver, une centaine de paroissiens prend la direction de Meaux en car. A cause du temps, la cathédrale nous ouvre ses portes pour notre repas fraternel. Avouons que c’est assez inhabituel de voir victuailles, boissons, rires se mélanger comme les prémices d’une offrande que la communauté s’apprête à présenter au Seigneur dans la personne de notre ami Jacques. La suite des événements se fait par un pèlerinage dans la cathédrale. Le père Bruno nous a concocté un programme mêlant connaissance et prière. Nous passons devant le siège épiscopal, le chœur, les différentes chapelles qui nous rappellent l’histoire de l’Eglise et les fondements de notre foi. Merci à nos prêtres pour cette initiative. Le pèlerinage se termine quand commence la répétition de notre chorale pour la cérémonie. Qu’elle est belle la vie communautaire autour de cet événement !

 Congdong Le

 

Gala pour la Paix : plus qu’un espoir : une réalité !

Ce samedi soir 13 octobre 2018, la foule arrive à Notre Dame du Val, dans une atmosphère propre aux grands soirs, chaude et sympathique, c’est le gala interreligieux pour la paix annoncé depuis plusieurs semaines. Retraçons-en quelques aspects mémorables. 

Par Patrick Mannier

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C’est en septembre 2015 que s’est produit le 1er gala du genre, dans une période d’attentats. Yann Dubosc, Maire de Bussy, ouvre cette soirée en remerciant les différentes sommités et élus, vénérables et représentants des religions présentes sur l’esplanade, puis d’ajouter avec la gravité qui s’impose : « La paix est un mot qui nous touche, car pour obtenir cette paix, toujours fragile, il a fallu des millions de morts et le sang d’innocents. Non, le chaos est trop facile, et l’ouvrage de la paix mérite des efforts. L’exemple de Bussy a permis de faire d’un concept philosophique, un concept pragmatique ;… Regardez notre esplanade, c’est possible ! Alors la paix vaut bien une fête, ce soir »

 « chaque être humain est à lui-même l’humanité tout entière »

Claude Windisch prend le relais en sa qualité de président de l’Association de l’esplanade des religions et interpelle l'assistance : « Nous sommes à quatre semaines de la commémoration du 11 novembre, événement qui nous rappelle une guerre affreuse- commencée à quelques kilomètres de Bussy, une guerre qui a touché des hommes de toutes religions et de toutes cultures. La non violence est un bon moyen pour vaincre les conflits. Alors quand on se rencontre, régulièrement, authentiquement, cela contribue à faire progresser la paix car « chaque être humain est à lui-même l’humanité tout entière », comme le dit le chant de la République centrafricaine que nous allons chanter ce soir. »

Et comme un symbole fort et simple que n’a pas manqué de nous rappeler le Seigneur : « Laissez venir à moi les petits enfants », ce sont ces derniers qui ouvrent le spectacle en présentant une à une, par le geste et le texte, les lumières de paix, de foi et d’amour qui, si elles s’éteignent, seront ravivées par la lumière de l’espérance qui, seule, brille encore !

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C’est ensuite la grande chorale, près de 100 bénévoles, qui s’invite sur l’estrade. Sous la direction de Corinne Forestier, du Conservatoire, trois répétitions auront suffi pour donner le sentiment de voix accomplies. Des chants de circonstance, tels que « Nos mains » de Jean-Jacques Goldman, « Oh happy day », ou « Hevenou Shalom Aleichem », sont intercalés par les interventions de toutes les communautés religieuses qui, tout à tour, présentent chants, prières ou sonorités musicales propres à chaque culture. Ainsi nos amis bouddhistes laotiens entonnent une mélopée basée sur l’usage d’une guimbarde de bambou, d’une flute de courge, d’un khene (origine de l’harmonium), cymbale, mandoline et tambour ; tandis que la pagode Fo Guang Shan nous rappelle que c’est « grâce à la découverte de la lumière que l’homme peut tracer son chemin ».

C’est après l’entracte que le Père Bruno s’exclame « qui veut gagner son paradis ? » Il s’agit en réalité de découvrir les particularités de chaque religion et culture, à travers l’alimentation, les vêtements, les objets et les paroles. Cette présentation ludique aura permis de nous interroger sur le sens que nous donnons à nos rites, nos rapprochements culturels, nos liens d’amitiés.

Ce trait est appuyé lorsque chaque communauté est amenée à exprimer une phrase qui donne sens à chacun, tels « aimez-vous les uns les autres… » ou « pour vaincre colère et ignorance, il faut discipline, concentration et sagesse », ou encore « que Dieu nous protège pour la paix dans le monde ».

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Mais toute chose ayant une fin, il faut clore cette festivité. C’est au son de « I say a little prayer » que l’assemblée s’est ensuite dispersée pour mieux se retrouver autour d’un verre… de l’amitié bien sur !

Cette soirée était-elle réussie ? Oui sans aucun doute. C’est un tremplin qui nous aide à nous élever et progresser sur la voie de la paix par la voix des bonnes volontés et elles étaient nombreuses ce soir là. Vivement la prochaine !

 

Lumignons de la paix sur le parvis 

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AGENDA

Australian_infantry_small_box_respirators_Ypres_1917.jpgPensez-y !

Dimanche 11 novembre

CENTENAIRE DE LA FIN DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE

Tous les paroissiens sont invités à se joindre en famille aux cérémonies civiles avant de venir à la messe à 11 h 30 à NDV.

 

 

 

Mardi 6 novembre
Rencontre de parents des 4èmes, 3èmes et lycéens

Mercredi 7 et Samedi 10 novembre
Rencontre de parents de la catéchèse,
Module "Jésus Sauveur"

Jeudi 8 novembre
Rencontre de parents des 6èmes, 5èmes

Lundi 12 novembre
Réunion équipe de la mission de france

Mardi 13 novembre
Réunion Conseil Economique Paroissial

Jeudi 15 novembre 
Réunion Equipe d'Animation Pastorale (EAP)

Réunion Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC)

Samedi 24 novembre
Réunion équipe Regain (personnes séparées ou divorcées)

Jeudi 29 novembre
Réunion équipe secours catholique
à 19h30 à NDV

Equipe de proximité de Montévrain
Chez Laurent et Sylvie Willemse

 

18 novembre : Journée du Secours Catholique

Le dimanche 18 novembre sera la journée annelle du Secours Catholique. Depuis l’an dernier, le pape François a voulu faire de ce dimanche la Journée mondiale des Pauvres : « Au cours d’une telle journée, nous écrit-il, nous sommes appelés à un sérieux examen de conscience pour saisir si nous sommes réellement capables d’écouter les pauvres. Les pauvres sont les premiers capables de reconnaitre la présence de Dieu et de témoigner de sa proximité dans leur vie. Ils nous évangélisent, en nous aidant à découvrir la beauté de l’Evangile. »

L’équipe du Secours Catholique nous partagera ce qu’elle a vécu lors de la rencontre fraternelle diocésaine du 7 octobre où 400 personnes se sont rassemblées dans le Sud du 77. Des témoignages seront donnés durant la messe de 11h.

Comme les autres années, nous aurons la joie d’accueillir l’Harmonie du Conservatoire, à l’occasion de la Sainte Cécile, patronne des musiciens.

Des enveloppes vous seront proposées pour connaitre les activités du Secours Catholique sur notre paroisse et les soutenir financièrement. Les quêtes de ce jour seront intégralement reversées au Secours catholique.

L’équipe remercie les paroissiens pour les nombreuses fournitures scolaires apportées à l’église lors de la rentrée

 

Horaires des messes

Les messes en semaine :

Mardi et jeudi 19 h 00 N.D. du Val
Mercredi 18 h 30 N.D. du Val

Attention, à partir du mois de novembre, la messe de semaine du mercredi ne sera plus le matin à 8h30 mais le soir à 18h30, pour accueillir particulièrement des familles et des enfants

Chaque vendredi à 12h

En période scolaire :
Centre Scolaire Maurice Rondeau

Hors période scolaire :
Oratoire Notre Dame du Val

Adoration eucharistique
Jeudi 19 h 30 N.D. du Val
Vendredi 15 h N.D. du Val

Novembre

Mardi 6
15 h 00 Maisons de retraite EHPAD des Fontenelles et Jardins de Bussy

Samedi 10
18 h 30 Bussy Saint-Martin

Dimanche 11
9 h 30 Pas de messe
11 h 30 N.D. du Val

Messe de commémoration du 11 novembre

Samedi 17
18 h 30 Saint-Thibault

Dimanche 18
9 h 30 Collégien
11 h 00 N.D. du Val

Journée mondiale des Pauvres
Journée du Secours Catholique
Messe de la Sainte Cécile animée par la grande harmonie du Conservatoire

Samedi 24
18 h 30 Bussy village

Dimanche 25
9 h 30 Ferrières-en-Brie
11 h 00 N.D. du Val

Décembre

Samedi 1er
18 h 30 N.D. du Val

Dimanche 2
9 h 30 Chanteloup
11 h 00 N.D. du Val

 

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 Un temps pour prier

Seigneur,christ%20en%20gloire%2020150331_dsc02063.jpg.jpg
nous te rendons grâce pour le temps de paix,
certes fragile, que vivent entre eux les peuples d’Europe.
Et nous te prions pour tous les peuples qui,
sur d’autres continents,
connaissent la guerre et les conflits,
souvent dans l’indifférence du monde.
Dieu de Miséricorde
Apprends-nous les chemins
de la fraternité et de la paix.

Seigneur,
nous nous souvenons des Poilus de la grande guerre.
Nous te rendons grâce pour les hommes et les femmes
de notre pays qui, au service de la paix,
risquent aujourd’hui leur vie pour nos concitoyens.
Et nous te prions pour ceux et celles qui ont été blessés
ou tués dans des attentats
ou sur des théâtres d’opérations extérieurs.
Dieu de Miséricorde, apprends nous
les chemins de la fraternité et de la paix.

Seigneur
nous te rendons grâce pour tous ceux qui,
au nom de leur foi,
sont soucieux de la dignité de l’homme.
Ils sont artisans de paix dans leur famille,
leur travail, leur commune, au sein d’associations.
Et nous te prions
pour ceux qui sont victimes d’injustice,
de mépris, de misère, de violence.
Tout particulièrement pour les réfugiés, les exilés.
Dieu de Miséricorde apprends nous
les chemins de la fraternité et de la paix.

Cette prière universelle est proposée
par le Diocèse aux Armées

pour les messes du 11 novembre.
Nous pouvons la dire en famille chez nous
durant cette période de mémoire

 

 

 

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Heureux les artisans de paix,
ils seront appelés fils de Dieu"

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 (Matthieu 5,9)