Notre-Dame du Val Info Octobre 2018

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Edito

Envoyés pour la Mission 

Nous venons de vivre, pour ceux et celles qui sont venus à Meaux le 23 septembre, un grand moment autour de notre Evêque. Nous sommes envoyés, chacun et chacune dans sa demeure et autour de lui, pour annoncer la Bonne Nouvelle.

Dans un monde déboussolé, où les choix s’avèrent nombreux, celui du Christ est souvent repoussé à la dernière place. Depuis la rentrée, je m’aperçois que nos enfants et les jeunes sont sollicités pour de nombreux loisirs (sport, musique, théâtre…) en plus de l’école. Le mercredi qui vient de se libérer voit les enfants occupés plus que jamais. Deux jeunes m’ont évoqué le désir de s’arrêter ... Parler de Jésus, le choix d’éduquer avec le Christ vient après, s’il reste de la place...

Mettre le Christ en premier, sans renier d’autres activités, c’est le choix de Jacques Teng, qui sera ordonné diacre le dimanche 28 octobre à la Cathédrale de Meaux par notre Evêque. Un départ de cars aura lieu à 11h (il n'y aura pas de messe ce jour-là).

Nous sommes invités à faire communauté autour de Jacques, Emmanuelle, et de leurs enfants Flora, Hugo, Maximilien et Jean-Baptiste. Accepter d’être diacre, c’est aussi une famille qui se donne à l’Eglise pour vivre le service avec le Christ. Un pique-nique aura lieu à 12h dans le jardin Bossuet, à côté de la cathédrale, et ensuite un jeu autour et dans la cathédrale. La célébration aura lieu à 15h. Un verre de l’amitié autour de Jacques à 17h30 et retour le soir. Le dimanche 28 octobre tombe pendant les vacances. Alors, prêts à venir ?

Auparavant, le 14 octobre sera le dimanche de la Semaine missionnaire. « Voulons-nous devenir disciples missionnaires ? » a répété notre évêque. Nous sommes invités à venir dès 9h à Notre Dame du Val.

En ce mois d’octobre, que notre communauté soit tournée vers l’accueil du Christ envoyé.

 

Bruno Sautereau,

Prêtre diocésain de Meaux

 

La non-violence est plus productive que la violence

 

Baptisés pour annoncer!

 

 Pélerinage 2019
Lourdes
Rocamadour

 

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Accuiellir un demandeur d'asile chez soi

 

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 ACTUALITE 

INTERRELIGIEUX

Interview - La non-violence dans les différentes religions :

"La non-violence est plus productive que la violence"

Dans le cadre de notre année de la paix et de la non-violence, nous vous proposons un entretien avec Catherine Ramarosy, présidente du conseil presbytéral de l'Eglise Protestante Unie de Lagny/Chelles/Marne-La-Vallée.

Par Luigi Changivy

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Luigi Changivy - Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la façon dont la non-violence est appréhendée par l'Eglise protestante unie ?

Catherine RamarosyLa non-violence est un corollaire, une suite logique de ce que l'on trouve dans la Bible. Dans l'enseignement de Jésus, son attitude est remarquable, c'est une attitude aimante. Dans la Bible, à Marc 12,28-34, le deuxième commandement est : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même". Dans cette phrase, tout est dit. Il n'est pas possible d'aimer son prochain et d'être violent avec lui. Si on est violent c'est qu'il n'y a pas d'amour. L'amour est le fondement de nos relations avec les autres. Ce n'est pas un concept, c'est un mode de vie. Ce mot est partout dans la Bible. Dieu nous a aimés, et nous aimer entre nous est une façon de l'exprimer, de le cultiver et le partager.

Nous avons fêté, cette année, les 50 ans de la mort de Martin Luther King. Ce dernier, pasteur protestant baptiste, avait adopté l'attitude de la non-violence pour défendre ses idées et ses droits, sans envisager d'employer la violence. Son mouvement a obtenu de grandes avancées dans la condition des noirs aux Etats-Unis.

Mon opinion est que la non-violence est plus productive que la violence. Elle est propice, par définition, à l'échange et au partage. S'il est répondu à la violence par la violence, cela ne peut mener à rien de bon, sinon à l'escalade de la violence elle-même. Le seul remède à la violence est la non-violence. Quelque part, pour stopper un cycle de violence, il faut en passer par le pardon. Si ce n'est pas évident, le pardon est un acte de non-violence qui mène à la paix. En Afrique du Sud, le processus de reconstruction a amené les parties en présence à se réconcilier plutôt que de mettre en œuvre un processus de sanction/punition. Cette démarche de non-violence a été productive à l'échelle de tout un peuple.

LC – Ce sont là de grandes visions et de grands principes. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la manière dont les pratiquants doivent intégrer et exprimer ces valeurs dans leur quotidien ?

CRLes rapports humains, à quelque échelle que ce soit (famille, amis, travail, communauté et au-delà…) sont compliqués. Chacun d'entre nous doit commencer par respecter l'autre. Tout le monde est respectable. Il n'est pas nécessaire de dresser une longue liste de comportements à adopter. Il suffit de respecter certaines valeurs essentielles : respect et amour de l'autre. Nos comportements et attitudes adaptés en découleront naturellement.

LC – Pouvez-vous nous dire quelques mots sur Bussy-Saint-Georges ?

CR – Nous n'avons pas de lieu de culte à Bussy-Saint-Georges. Notre expérience est dans la lignée de celle de Laurence Berlot, notre pasteur précédent ayant participé à l'aventure de L'Esplanade des Religions et des Cultures. Ce qui m'a frappé et plu, pour le peu de temps où je participe aux rencontres et activités, c'est le climat de respect et de bienveillance qui y règne. Les gens vivent quelque chose de particulier et d'unique qui pourrait être fragile. Je perçois que tous font tout ce qui est possible pour que cette expérience particulière s'inscrive dans la durée. Je viens avec plaisir et j'apprécie chacun des participants.

Cependant, j'ai le sentiment que cette expérience particulière est bâtie sur des personnalités ayant la volonté de bâtir et je perçois que les fidèles des différentes communautés ne se connaissent pas. La création de l'association de l'Esplanade des Religions et des Cultures, qui donne un caractère officiel à cette aventure, devrait aider à propager et permettre davantage d'échanges entre les membres des communautés à l'avenir.

Ce qui se passe à Bussy-Saint-Georges est un témoignage de la paix que toutes nos communautés défendent.

 

Le gala interreligieux pour la paix

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Venez nombreux et invitez autour de vous pour le grand gala interreligieux pour la paix qui aura lieu samedi 13 octobre à 20h30 à Notre Dame du Val. Ce sera un des grands moments, avant le 11 novembre, de cette année pour la paix et la non-violence à l’occasion du Centenaire de la première guerre mondiale.

 Une chorale de plus de cent membres des différentes religions chantera des chansons pour la paix. Chaque religion proposera une prière ou une invocation pour la paix. Un sketch « Qui veut gagner son paradis ? », style jeu télévisé, fera découvrir nos ressemblances et différences.

Une soirée à ne pas manquer. Une initiative unique en France, avec l’aide de la municipalité. Un verre de l’amitié sera  proposé à la sortie.

 

Témoignage - " Baptisés pour annoncer ! "

Le 23 septembre, 5000 personnes se retrouvaient dans la cathédrale de Meaux et la cour épiscopale pour un moment de fraternité et d’écoute attentive des orientations pastorales diocésaines promulguées par notre Evêque Mgr Nahmias. 

Par Patrick Mannier

IMG_3089.jpgTôt ce matin là les équipes techniques, bardées de bénévoles, étaient à pied d’œuvre dans la cathédrale de Meaux : Régie, logistique et vidéo, accueil et sécurité, chorale ; pour faire de ce jour de liesse une grande solennité, à la hauteur des enjeux pastoraux, présidée par notre cher Evêque J.Y.Nahmias entouré de nombreux prêtres et diacres du diocèse. L’atmosphère affairée, presque électrique des préparatifs laissait présager déjà l’intensité de l’événement, et l’émotion était bien au rendez-vous.

En effet, être baptisé implique l’annonce de l’Evangile, et c’est autour de cette déclaration, ô combien nécessaire, que s’est déroulée une inoubliable célébration eucharistique, forte de prés de 5000 seine et marnais, malgré une météo capricieuse.

« Tous d’un même Corps », c’est le symbole qu’arborent les participants avec le foulard bleu « envoi 2018 » puisqu’aucun ne peut rougir de sa foi. Etre signe au milieu du monde est déjà un pas vers l’évangélisation. Rappelons alors les raisons d’un tel rassemblement : participer à la proclamation des orientations pastorales pour les cinq années à venir et qui commencent…. aujourd’hui. Il est l’aboutissement de deux années de réflexions de délégués juniors et seniors.

Et voici l’instant attendu, où le groupe ASAPH entonne le chant « appelés à témoigner » annonçant l’ouverture de la proclamation. Notre Evêque remercie « pour les efforts accomplis et les cheminements réalisés pour être plus fidèles à la mission à laquelle le Seigneur nous invite, qui demande de la ténacité et persévérance, vrai chemin de conversion pour approfondir la foi et être fiers de marcher à la suite du Christ ! »

Puis de reprendre : « Aimer avec la délicatesse du Père, être greffés au Christ, seul chemin, évangéliser les jeunes et prendre soin de leurs familles, Vivre le Jour du Seigneur, et puiser au trésor de l’Eglise. Cet appel je l’adresse à chacun ; c’est notre proximité au Christ qui nous fait lui ressembler ! Soyons ses témoins joyeux ! »

A cette proclamation succède la Messe solennelle avec le rite de l’aspersion pour nous faire prendre conscience que « toute grâce et pardon viennent du Seigneur ». Là, Mgr Nahmias n’a pas hésité à déclarer «Pardon pour nos silences et tout ce qui n’a pas été fait pour éviter les abus de pouvoir et de conscience, abus sexuels de pasteurs, demandons pardon pour notre manque de vigilance et d’attention, demandons pardon pour nos contradictions et nos dénis de la vérité, demandons pardon pour notre aveuglement »

IMG_3151.jpgLes textes de la liturgie étaient particulièrement adaptés, comme pour nous avertir, elles nous préparent aux obstacles et contradictions qui jalonnent le chemin missionnaire et nous rappellent que le Christ est notre vrai soutien. Lors de l’homélie Mgr Nahmias est revenu sur l’impérieuse nécessité de suivre le Christ « soyez serviteurs : le Christ a déjà gagné le première place car il a choisi la dernière, celle du service ! » Puis notre pasteur nous a invités à répondre « oui, je le veux ! » à la question : « voulez vous suivre le Christ ? », « choix libre que nous sommes amenés à renouveler et qui demande à chacun de se relever dans la miséricorde du Père. C’est un concours qui ne peut se faire sans demeurer dans l’Eglise, et pour y parvenir, notez : la prière, la louange, la fidélité, l’adoration, la charité inconditionnelle. A ce concours il peut y avoir plusieurs ex aequo : l’Eucharistie du dimanche nous y rassemble » « une paroisse est missionnaire quand il y a des liens d’amitié, de respect et de fraternité. Bonne chance pour ce concours qui commence aujourd’hui et qui nous appelle à l’audace »

IMG_3157.jpgAprès un repas tiré du sac, plusieurs témoignages se succèdent dans la cathédrale bondée, tables rondes autour des orientations pastorales et mettant en scène plusieurs témoins. Toute l’assistance est attentive aux témoignages livrés avec authenticité. L’un d’eux rapporte : « le curé de Meaux a dit qu’il est plus facile de changer un pansement que de penser le changement ! Prenons-en de la graine », et un autre de reconnaitre « il y a bien longtemps que notre cathédrale n’avait pas rencontré pareille mobilisation »

Oui, voilà une belle illustration de ce que l’esprit missionnaire nous conduit à être pleinement : Baptisés pour annoncer le Christ Seigneur ! »

Ce cri de rassemblement a été aussitôt après mis en musique par le groupe Glorious et n’a pas manqué d’enthousiasme pour un public qui l’était tout autant, visiblement porté par la foi.

Belle journée, belle réussite qui augure des lendemains audacieux : greffés au Christ, annonçons l’évangile !

 

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PAGE des JEUNES

Week-end de rentrée de l’Aumônerie PAJ.png

Samedi 15 septembre, petit remue-ménage sur le parvis de Notre-Dame du Val. 

Par le Père Bruno Sautereau

L’Aumônerie des collèges va aller passer 28 heures à la Houssaye en Brie : Montage des tentes bleues, de la tente de la rencontre , aménagement du lieu de restauration, gouter, temps d’échange sur l’Evangile du Bon Samaritain qui donnera un mime original le soir à la veillée .

Après le diner, nous avons eu une veillée sous la tente de la rencontre avec Jacques et Emmanuelle Teng. 31 questions pour comprendre la vie du futur diacre…. Il y a des questions bizarres «Est ce que le diacre gagne beaucoup d’argent ? Est-ce qu’un diacre quitte sa femme pour vivre avec les prêtres ? …. Ou plus simplement : que fait un diacre ?

Les réponses de Jacques et Emmanuelle nous donnent envie d’être à leur ordination le 28 Octobre à 15h.

Chants de Taizé, verre de l’amitié, nuit frisquette (9 degrés…) Dimanche, petit déjeuner, partage d’Evangile sur la question « Qui est le Christ, pour vous ?, une messe en plein air, un repas merguez, haricots verts avec les parents.

Merci pour le café avec les frères Missionnaires des Campagnes à 13h ! Merci à Jeanne D’arc pour le rangement complet des tentes qu’on ressortira pour Lourdes !

Merci à Joseph et les jeunes pour la cuisine !

Merci aux parents et jeunes qui ont compris que l’Aumônerie est une communauté. Nos rencontres de Bussy auront une autre saveur ! Rendez-vous l’an prochain, même lieu, même date ! 

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DOSSIER 

La mission aujourd'hui

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Le 14 octobre, le pape François nous invite à vivre le dimanche des Missions. Notre évêque, le 23 septembre à Meaux, nous a invités à être disciples-missionnaires du Christ. Sous la pluie, nous étions nombreux à répondre dans la joie à cette interpellation.

Nous consacrons donc le dossier de ce numéro à la Mission aujourd’hui. Derrière ce grand mot, c’est peut être une réalité très simple, une certaine façon de vivre en chrétiens, qui nous est proposée par l’Eglise. Joseph, Justinia, Isabel et Jean-Claude nous invitent ainsi à une ouverture du cœur qui témoigne de la présence du Christ ressuscité dans nos vies quotidiennes.

Il s’agit d’aimer les autres avec la délicatesse du Père. C’est la première des orientations missionnaires que notre évêque nous a données le 23 septembre. Il la décline en trois expressions : la délicatesse pastorale, la bienveillance fraternelle, la proximité missionnaire. La délicatesse pastorale n’est pas que l’affaire des prêtres et des diacres, elle concerne tous ceux qui rencontrent des personnes blessées qui viennent dans notre église. La bienveillance fraternelle, sur laquelle nous avons ensemble des progrès à faire, concerne la chaleur et l’ouverture de notre communauté chrétienne, qui peut faire sentir les bras ouverts du Christ ressuscité de Notre Dame du Val. La proximité missionnaire, c’est notre attitude auprès de ceux qui ne connaissent pas le Christ et qui cherchent un sens à leur vie parfois difficile. C’est ce qu’essayent de vivre depuis près de 80 ans les prêtres, les diacres et les laïcs de la Mission de France, comme le Père Bruno, le Père Jacques, moi-même et les autres membres de l’équipe de la Mission de France. Il y en a d’autres dans toute la France, dont le Père Pierrick, le Père Jean-Marc, qui nous ont précédés à Bussy. Vous pourrez découvrir le sens de leur apostolat dans le livre présenté dans ce dossier.

 

Père Dominique Fontaine

 

« Le chrétien sait quand le temps est venu de parler de Dieu et quand il est juste de Le taire et de ne laisser parler que l’amour. Il sait que Dieu est Amour et qu’il se rend présent précisément dans les moments où rien d’autre n’est fait sinon qu’aimer. »

Encyclique de Benoît XVI Dieu est amour (n°31) 

 

 LIVRE 

Des prêtres là où on ne les attend pas, par Chantal Joly, édition Salvator, août 2018.

Par Jean Dupuis

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« Chers jeunes, la foi chrétienne reste toujours jeune quand on s’ouvre à la mission que le Christ nous confie. Chaque homme et chaque femme est une mission, et c’est la raison pour laquelle on vit sur la terre. Etre attirés et être envoyés sont les deux mouvements que notre cœur, surtout quand on est jeune, sent comme des forces intérieures de l’amour qui promettent un avenir et poussent notre existence en avant. Personne autant que les jeunes ne sent combien la vie fait irruption et attire. Vivre avec joie sa propre responsabilité pour le monde est un grand défi. Je connais bien les lumières et les ombres propres au fait d’être jeunes, et si je pense à ma jeunesse et à ma famille, je me rappelle l’intensité de l’espérance pour un avenir meilleur. Le fait de ne pas nous trouver en ce monde par notre décision nous laisse entrevoir qu’il y a une initiative qui nous précède et nous donne d’exister. Chacun de nous est appelé à réfléchir sur cette réalité : « Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde »

A l’école des saints, qui nous ouvrent aux vastes horizons de Dieu, je vous invite à vous demander en toute circonstance : « Que ferait le Christ à ma place ? ». Vous aussi, les jeunes, par le baptême, vous êtes des membres vivants de l’Eglise, et ensemble nous avons la mission de porter l’Evangile à tous. Cette transmission de la foi, cœur de la mission de l’Eglise, arrive donc par la “contagion” de l’amour, où la joie et l’enthousiasme expriment le sens retrouvé et plénier de la vie. La propagation de la foi par attraction exige des cœurs ouverts, dilatés par l’amour. Je rends grâce pour toutes les réalités ecclésiales qui vous permettent de rencontrer personnellement le Christ vivant dans son Eglise : les paroisses, les mouvements, les différentes expressions de service missionnaire. Ces expériences ecclésiales font en sorte que la formation de chacun ne soit pas seulement une préparation pour son propre succès professionnel, mais développe et prenne soin d’un don du Seigneur pour mieux servir les autres.

Les extrêmes confins de la terre, chers jeunes, sont pour vous aujourd’hui très relatifs et toujours facilement “navigables”. Le monde digital, les réseaux sociaux qui nous envahissent et nous traversent, diluent les confins, effacent les marges et les distances, réduisent les différences. Tout semble à portée de main, tout semble si proche et immédiat. Pourtant sans l’engagement du don de nos vies, nous pourrons avoir des myriades de contacts mais nous ne serons jamais plongés dans une véritable communion de vie.

Chers jeunes, le prochain mois d’octobre missionnaire, au cours duquel se déroulera le Synode qui vous est dédié, sera une occasion pour nous donner d’être des disciples-missionnaires toujours plus passionnés pour Jésus et sa mission, jusqu’aux extrêmes confins de la terre. »

Il s’agit ici des prêtres de la Mission de France créée au milieu du vingtième siècle à l’intention des milieux devenus étrangers aux paroisses traditionnelles : les habitants des cités nouvelles, les pauvres, les exclus. Ils vivent au contact de ces personnes, les accompagnent dans un esprit de partage. Leur souci n’est pas de proclamer une vérité, mais de vivre la charité et de faire pressentir que le Dieu des chrétiens est un Dieu proche qui aime.

La journaliste Chantal Joly nous fait découvrir la vie de plusieurs de ces prêtres qui pour mieux se rapprocher de leurs frères en humanité ont choisi d’avoir une activité professionnelle : facteur, aide-soignant, informaticien, enseignant de collège, chercheur en université, maraicher, ouvrier agricole, cuisinier. Pour autant ils sont tous rattachés à une communauté chrétienne ou à une paroisse. Leur vie est une vie de rencontres marquées par la fraternité et la gratuité : si ces prêtres rendent de nombreux services ils n’attendent rien en retour, sinon la joie de voir que le message de la charité est passé et que Jésus se fait entendre même par ceux qui ne s’en doutent pas.

L’un de ces prêtres est bien connu des anciens de Bussy : il s’agit de Jean-Marc Gallau qui a exercé sa mission à Notre Dame du Val après y avoir été ordonné diacre puis prêtre (en 2004) et qui maintenant vit dans la banlieue lyonnaise, à Saint-Fons, où il est curé de paroisse. Il est aussi facteur, comme à Bussy. Avec son humour habituel il raconte ses journées durant lesquelles il endosse trois tenues différentes : tenue de facteur pour sa « tournée » du matin, tenue de ville l’après midi pour être comme tout le monde, et tenue liturgique le soir quand il célèbre. Comme beaucoup de ses collègues il est inspiré par l’image du bon pasteur évangélique et refuse de devenir le conducteur autoritaire d’un troupeau docile. Cette belle image du bon pasteur lui convient d’autant mieux qu’il descend d’une famille de bergers pyrénéens !

Les prêtres de la Mission de France font équipe avec des diacres et des laïcs. Ils sont tous « bien dans leurs baskets », et confiants en Dieu. L’un des prêtres décrit bien cette confiance : « Le Christ est là, au fond des banlieues, des bidonvilles, là où nous ne sommes pas. Notre boulot c’est de voir ces petites braises et de souffler dessus. Si on sent une paix et une joie durables en le faisant, c’est que Dieu nous appelle à cet endroit. Alors, avançons »

 

Un message du pape aux jeunes

Le Pape François, qui a convoqué en ce mois d’octobre un synode sur la mission des jeunes, a envoyé aux jeunes un message fort. Nous en publions un extrait. C’est un encouragement pour les parents à aider leurs jeunes à grandir dans la foi et la générosité chrétienne auprès de leur génération.

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 « Chers jeunes, la foi chrétienne reste toujours jeune quand on s’ouvre à la mission que le Christ nous confie. Chaque homme et chaque femme est une mission, et c’est la raison pour laquelle on vit sur la terre. Etre attirés et être envoyés sont les deux mouvements que notre cœur, surtout quand on est jeune, sent comme des forces intérieures de l’amour qui promettent un avenir et poussent notre existence en avant. Personne autant que les jeunes ne sent combien la vie fait irruption et attire. Vivre avec joie sa propre responsabilité pour le monde est un grand défi. Je connais bien les lumières et les ombres propres au fait d’être jeunes, et si je pense à ma jeunesse et à ma famille, je me rappelle l’intensité de l’espérance pour un avenir meilleur. Le fait de ne pas nous trouver en ce monde par notre décision nous laisse entrevoir qu’il y a une initiative qui nous précède et nous donne d’exister. Chacun de nous est appelé à réfléchir sur cette réalité : « Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde »

A l’école des saints, qui nous ouvrent aux vastes horizons de Dieu, je vous invite à vous demander en toute circonstance : « Que ferait le Christ à ma place ? ». Vous aussi, les jeunes, par le baptême, vous êtes des membres vivants de l’Eglise, et ensemble nous avons la mission de porter l’Evangile à tous. Cette transmission de la foi, cœur de la mission de l’Eglise, arrive donc par la “contagion” de l’amour, où la joie et l’enthousiasme expriment le sens retrouvé et plénier de la vie. La propagation de la foi par attraction exige des cœurs ouverts, dilatés par l’amour. Je rends grâce pour toutes les réalités ecclésiales qui vous permettent de rencontrer personnellement le Christ vivant dans son Eglise : les paroisses, les mouvements, les différentes expressions de service missionnaire. Ces expériences ecclésiales font en sorte que la formation de chacun ne soit pas seulement une préparation pour son propre succès professionnel, mais développe et prenne soin d’un don du Seigneur pour mieux servir les autres.

Les extrêmes confins de la terre, chers jeunes, sont pour vous aujourd’hui très relatifs et toujours facilement “navigables”. Le monde digital, les réseaux sociaux qui nous envahissent et nous traversent, diluent les confins, effacent les marges et les distances, réduisent les différences. Tout semble à portée de main, tout semble si proche et immédiat. Pourtant sans l’engagement du don de nos vies, nous pourrons avoir des myriades de contacts mais nous ne serons jamais plongés dans une véritable communion de vie.

Chers jeunes, le prochain mois d’octobre missionnaire, au cours duquel se déroulera le Synode qui vous est dédié, sera une occasion pour nous donner d’être des disciples-missionnaires toujours plus passionnés pour Jésus et sa mission, jusqu’aux extrêmes confins de la terre. »

 

« Chaque personne est une mission ».

Paroissien de Notre Dame du Val depuis 2 ans, Joseph Nguyen, 45 ans, nous livre quelques réflexions sur ce qu’est la mission, ici et maintenant.

Par Cong-Dong Le

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De son propre aveu, Joseph dit n’avoir jamais pensé qu’il participe aux missions de l’Eglise. Quand je lui dis que, selon le Pape François « chaque homme et chaque femme est une mission, et c’est la raison pour laquelle on vit sur terre » (message pour la journée mondiale des missions 2018), nous découvrons que, tout comme monsieur Jourdain, nous pratiquons la mission sans le savoir. Avec Joseph, nous regardons simplement notre vie de chrétien pour pouvoir en quelque sorte trouver la mission, la perfectionner au jour le jour avec tout le peuple des baptisés.

Arrivé en France à l’âge de 12 ans, Joseph n’a pas assez de recul ni d’expérience pour parler de la mission de cette contrée lointaine. Mais grâce à sa famille, il a acquis des bases essentielles tournées vers la pratique des sacrements et un regard attentif vers les autres. Il a la chance de pouvoir faire participer son épouse et ses enfants adolescents à la vie de l’Eglise. C’est donc la première mission : transmettre la foi autour de nous, d’abord à nos proches. Cette foi, reçue gratuitement de notre Seigneur et de son Eglise, nous invite à partager ce trésor avec les autres. Joseph me raconte son week end passé avec les jeunes de l’aumônerie à La Houssaye en Brie comme un temps de grâce. En acceptant de servir les jeunes dans le service de repas, il pense qu’il agit comme un père, mais sous l’angle de la mission, il accomplit un acte de partage avec et pour ces adolescents que le Seigneur a mis sur son chemin. De même, pendant la journée de l’envoi 2018 à Meaux, sous les rafales de vent et de pluies battantes, le fait de partager un bout de parapluie (souvent inefficace) n’est plus pour Joseph un acte de solidarité, mais un témoignage de l’amour du Christ et du souci des autres qui est l’ADN de notre vie missionnaire.

Notre échange, paisible et joyeux, se prolonge jusqu’à tard dans la matinée quand le couple, sans se concerter d’avance, m’invite à partager le déjeuner. J’accepte la proposition avec joie car tout partage nous amène joie et paix (sans parler que le repas même improvisé, est très bon). Je suis venu pour recueillir un témoignage, je repars avec quelques amis de plus. Le cercle ne se ferme pas, mais s’ouvre, se répand peut-être très loin, jusqu’aux « extrêmes confins de la terre »(Act 1,8).

 

Interview - « Nous sommes redevables à Dieu des dons reçus ».

Isabel et Jean-Claude comptent parmi les membres actifs de ND du Val, notamment par le service de l’Autel. Tous deux nous communiquent leur vision de la pastorale aujourd’hui

Par Patrick Mannier

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Patrick Mannier - Pour vous quel est le contexte actuel de la mission ?

Isabel et Jean-Claude Samou - Parmi des ressortissants du continent Indien, entre autres, nous rencontrons des familles qui ont vécu ou vivent la foi avec des intensités de pratiques très variables ; et puis d’autres qui, de religion différente, considèrent le christianisme avec bienveillance sans toutefois chercher à en comprendre les piliers et mécanismes ; il y a donc un fort potentiel à développer car le dialogue est bien présent. Chrétiens nous sommes conscients que nous sommes redevables à Dieu des dons reçus, nous devons alors faire fructifier nos talents pour aider les autres à découvrir la Foi et grandir dans l’Esprit.

P.M - Comment votre foi se traduit-elle en actes ?

I et J.C. S - C’est sous l’impulsion de Père Bruno et Père Dominique que nous nous sommes insérés dans un service d’Eglise : la sacristie ! C’est concret et ça m’apporte beaucoup de satisfactions, car par ailleurs c’est pour nous l’occasion de rencontrer des personnes qui nous sollicitent, prient et échangent. Ce service d'Eglise est pour nous une vraie mission, et il faudrait que chacun puisse approfondir le sens de certains gestes, leur ordre dans la liturgie et leur signification profonde. Voilà ce que j’ai découvert et cela enrichi ma Foi pour la rendre plus forte. L’accueil du mercredi et l’aide à la préparation aux baptêmes : autant de façons de témoigner de notre foi, qui nous poussent aussi à approfondir certains sujets et être plus aptes à répondre aux multiples interrogations.

La musique aussi est un « vecteur de foi » : non seulement elle est source et signe d’épanouissement, en particulier pour la jeunesse, mais elle est offrande, louange, dans un vrai esprit de dévotion. En somme quand on vit vraiment la liturgie de l’intérieur nous donnons un exemple à ceux qui participent avec plus ou moins de passivité.

P.M - A quoi se reconnait-on " missionnaire " ?

I et J.C. S - On peut résumer le profil missionnaire en trois points qui sont autant d’étapes : répondre à un appel personnel, identifier sa voie, sa manière de s’exprimer, agir en témoin.

L’air de rien ce programme est exigeant, mais c’est aussi en cela qu’il est beau.

P.M - Un appel ?

I et J.C. S - Oui il faut donner envie d’avoir envie !... Donnez de votre temps pour guider les jeunes et les encadrer par la discipline de la Foi ; Parents, impliquez-vous ! Vous les jeunes, Osez vivre, lancez-vous dans l’expérience chrétienne, elle est captivante, toujours à approfondir avec passion.

 

3 questions à Justinia Clément - « Dès qu’on est baptisé, on devient missionnaire ».

Membre actif du groupe Chrétiens du monde comme animatrice liturgique, Justinia Clément est aussi accompagnatrice de catéchumène, et d’autres activités auprès des jeunes de l’aumônerie . Elle prend un temps pour regarder le sens de ses engagements pour la mission.

Par Cong Dong Le

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 Cong-Dong – Pour vous, Justinia, c’est quoi la mission ?

Justinia Je peux surprendre en disant que tout fidèle est potentiellement un missionnaire. Longtemps, dans l’image collective, le missionnaire a été assimilé à un prêtre, souvent blanc, avec sa longue barbe, en pirogue parmi les gens de l’Afrique (cf Tintin au Congo). Cette image est obsolète et ne traduit pas la réalité de l’Eglise. Même si ces missionnaires existent encore. Mais vu l’état de la vocation sacerdotale ainsi que l’évolution de la société, la mission devient une affaire de tout baptisé, donc la notre, en tant que laïcs. N’ayons pas peur d’occuper la place dans cette Maison qui est la nôtre et d’agir selon nos capacités et nos sensibilités. Vivre son baptême, c’est participer à la mission de l’Eglise, en témoignant de l’amour du Christ autour de soi.

C-D – Comment cette mission se traduit elle dans la vie de tous les jours ?

J – Si la foi est un don de Dieu pour chacun de nous individuellement, je suis persuadée que vivre cette foi est quelque chose de collectif. C’est la foi de cette Eglise qui rend saintes nos actions de tous les jours. Nos engagements doivent se faire dans l’assemblée des fidèles pour rendre plus vivant et plus aimant le visage du Christ auprès du monde. C’est le sens que je me donne en participant à la vie paroissiale. Mais je crois surtout que la mission se fait aussi hors de l’enceinte de l’église. Nourrie de ce que nous donne le Christ, je devrais vivre et faire vivre ce cadeau autour de moi, avec les membres de ma famille, mes collègues du travail, les gens rencontrés dans le RER. Tout contact même banal est pour moi un moyen de témoigner de l’amour du Seigneur, d’une façon ou d’une autre. A notre niveau, c’est ce que l’Eglise attend de nous.

C-D – Rien ne vous fait peur, alors ?

J - Détrompez-vous, au contraire J’ai peur de beaucoup de choses, mais pour n’en citer qu’une, je vais parler de la transmission. Cette foi que je vis, cette mission que je pratique, j’ai peur de mal les transmettre aux générations futures. Je constate, même dans l’entourage proche, le peu d’attraction suscité au sujet de la foi. Comment faire pour dire à nos jeunes, qui subissent de tout côté des pressions pour les réussites matérielles, et aussi à nos autres frères et sœurs croyants, que Dieu est l’alpha et l’oméga de leur vie ? Comment avoir plus de prêtres et religieux, de laïcs engagés dans ce monde qui croit pouvoir vivre sans Dieu ? Commençons peut-être par prier, surtout dans cette journée mondiale de la mission.

  

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VIE PAROISSIALE

Pélerinage de Lourdes : Dans les pas de Bernadette

Par Père Bruno Sautereau

 

Lourdes-apparition-de-la-Sainte-Vierge-dans-la-grotte-de-Massabielle.jpgL’an prochain un pèlerinage de Pôle Bussy-Lagny sera organisé à Lourdes et à Rocamadour du mercredi 1er mai au dimanche 5 mai 2019.

Nous partirons en car VIABUS vers 20h de Notre Dame du Val et voyagerons de nuit pour arriver au petit matin à la Cité Secours Saint Pierre du Secours Catholique à Lourdes avec un sac à dos ou valise. Les petits déjeuners et repas se prendront à la Cité Secours Catholique

Les jeunes et les adultes seront en chambre ou au Camp des jeunes en tente.

Notre programme :

Découvrir la vie de Bernadette, la présence de Marie à Lourdes, aller à la Grotte, célébrer chaque jour dans les églises de Lourdes (Sainte Bernadette, Saint Pie X, Cité Secours Saint Pierre, la Grotte).

Un carrefour de 8 personnes d'une heure permettra de se retrouver avec la Bible et approfondir la vie de Marie ou de Bernadette (amener un Evangile ou la Bible)

Marcher sur les chemins du Beout, du Pic du Jer, de Betharam dans les pas de notre bergère Bernadette (amener des chaussures de marche)

Aider à la grotte nos frères et sœurs malades ou handicapés .Aller aux piscines, prier les chemins de croix du sanctuaire, ramener l’eau sacrée de Lourdes, prier à la grotte avec le Rosaire, aller au Cachot lieu de vie de la famille Soubirous, découvrir la charité des personnes à la cité Secours, jouer au Camp des jeunes …..

A Rocamadour, le dimanche 5 mai 2019, de 12h à 15h, découvrir un lieu Saint au cœur du Lot et revenir vers 22h à Notre Dame du Val à Bussy Saint Georges.

Le prix : 200 euros par personne pour 5 jours, transport et logement, repas compris !!!! Nous n’avons rien à faire, nous sommes pèlerins. (Le ou les chèques en plusieurs fois) seront à l’ordre de ADM Pôle de Bussy Lagny. Un prix familial sera proposé aux familles (150 euros pour un jeune ou un enfant) le reste étant financé par nos communautés.

Nous visons 300 personnes lors de ce pèlerinage familial.

 

Merci au Père Jacques

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En cette rentrée, le père Jacques ne fait plus partie de l’équipe de la Mission de France de Bussy. Il rejoint une autre équipe dans Paris. Prêtre et journaliste professionnel, il nous a beaucoup aidés depuis 4 ans à améliorer la qualité de notre journal Notre Dame du Val Info. Il nous a formés à écrire de vrais articles, à créer des rubriques, à une mise en page plus professionnelle. Il nous a encouragés et aidés à relire régulièrement notre travail. Grâce à lui, nous avons depuis plusieurs années un journal quasi professionnel réalisé uniquement par des bénévoles et des amateurs ! Merci à lui, qui fait partie de ces prêtres de la Mission de France qui vivent leur ministère de prêtres dans leur travail professionnel, comme les autres prêtres dont parle le livre « Des prêtres là où on ne les attend pas », qui est présenté au-dessus.

Le Comité de rédaction

 

L’ordination de Jacques Teng comme diacre

Emmanuelle%20et%20Jacques.jpgLe dimanche 28 octobre sera un grand jour pour notre paroisse. Jacques Teng sera ordonné diacre par notre évêque à la cathédrale de Meaux. Il n’y aura pas de messe à 11h ce jour là, mais des bus nous emmèneront à Meaux pour aller en  communauté vivre ce temps fort. A midi un repas partagé aura lieu dans le jardin Bossuet à côté de la cathédrale, puis un jeu rallye dans la cathédrale et les alentours. La chorale répétera à 14h30 avant la célébration de l’ordination, qui aura lieu à 15h30. Nous aurons un verre de l’amitié à l’Issue de la célébration. Le retour en car sera à 18h45. N’hésitez pas à venir en famille, pour entourer Jacques et Emmanuelle et leurs enfants Flora, Hugo, Maximilien et Jean-Baptiste.

 

 

3 questions à Martine Morançais - Accueillir un demandeur d’asile chez soi

Par Père Dominique Fontaine

Des paroissiens de Bussy et Lagny, avec le Secours Catholique et l’association Une terre pour tous, voudraient lancer sur notre Pôle missionnaire une antenne de JRS Welcome, pour accueillir des demandeurs d’asile. Martine Morançais, responsable de la Pastorale des migrants et membre de la Mission de France, nous parle de cette initiative.

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Père Dominique Fontaine - JRS Welcome, c’est quoi ?

Martine Morançais - JRS (Service Jésuite des Réfugiés) est une ONG catholique fondée et portée par les Jésuites. Elle est présente dans une cinquantaine de pays et œuvre auprès des déplacés de force. L’objectif est d’accompagner les demandeurs d’asile et les réfugiés, de les servir et de défendre leurs droits, en particulier les demandeurs d’asile qui ne sont pas pris en charge par d’autres acteurs publics.

D.F. - Qu’est ce qui est demandé aux personnes qui accepteront d’entrer dans l’aventure ?

M.M. - Il s’agit pour la famille ou la personne seule d’héberger un (ou une) demandeur d’asile pendant 4 à 6 semaines maximum. Pendant cette période, on offre une chambre et le petit déjeuner, ainsi que le partage d’un diner hebdomadaire. Les demandeurs d’asile concernés sont des personnes célibataires en cours de procédure (pas des déboutés), qui sont laissés à la rue faute de places dans le dispositif national d’accueil. Il faut souligner que l’accueillant bénéficie d’un cadre régi par une charte et le demandeur d’asile est accompagné par un tuteur dans ses démarches (par exemple quelqu’un du Secours Catholique), ce n’est pas à l’accueillant de le faire. Il y a donc tout un réseau autour des personnes accueillies.

On peut aussi choisir d'être tuteur pour accompagner le demandeur d'asile tout au long de son parcours d'environ 9 mois dans le programme Welcome. Le tuteur va rencontrer le demandeur d'asile environ une fois par semaine et faire le lien avec les familles où il sera hébergé.

D.F. - Quel intérêt vois-tu à cette proposition ?

M.M. - Le pape François avait demandé en 2015 que chaque paroisse accueille des migrants. Faire cela de façon isolée n’est pas possible. L’hospitalité n’est pas d’abord une affaire de générosité individuelle, mais d’un réseau de personnes, de familles et de communautés. JRS a une grande expérience d’hospitalité, qui peut vraiment nous rassurer. La personne accueillie ne reste que 4 à 6 semaines chez un accueillant, elle change alors et dès que possible est orientée vers le dispositif prévu par l’Etat. Elle rencontre donc plusieurs familles et apprend à se débrouiller et à se prendre en charge dans sa vie et ses démarches. Elle vit ces périodes d’accueil en famille comme un répit dans son parcours difficile et apprend à se familiariser avec notre façon de vivre, pour mieux s’intégrer. Les bénévoles qui ont déjà vécu cette expérience disent que la rencontre efface la crainte de l’étranger au profit de la confiance et de la fraternité.

Pour les paroissiens intéressés, une réunion d’information aura lieu le jeudi 11 octobre à 20h à Lagny, salle Saint Furcy au 35 rue du 27 août 1944. Ils peuvent se renseigner sur le site jrsfrance.org. Ils peuvent aussi me contacter au 06 28 73 73 87 (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

 
 
 

Un film à voir : « Le Pape François, un homme de Parole »

Ce film actuellement projeté dans les salles de cinéma nous fait assister à plusieurs entretiens du pape avec le cinéaste allemand Wim Wenders. La parole de François est adressée aux chrétiens bien sûr mais aussi à tous les hommes de bonne volonté. Elle leur présente les moyens de la sauvegarde de l’humanité : la fin des injustices et des violences, la défense des pauvres, la protection de la famille, le respect de la création, l’accueil des migrants, le respect de la création.

Cette parole de François est à la fois grave et bienveillante. On y sent la foi du pasteur et l’amour du père. Le message est d’autant plus percutant que le pape est filmé en gros plan. Il semble s’adresser non pas au réalisateur mais à chacun d’entre nous et nous regarder dans les yeux. Ces entretiens sont accompagnés de reportages montrant le pape avec les migrants à Lesbos, puis avec les pauvres dans les bidonvilles à Rio, ou lavant les pieds de prisonniers dans une prison. En d’autres lieux il fustige la « globalisation de l’indifférence » et l’inégalité criante de la répartition des richesses. Loin d’être vide la parole de François est forte et suivie de gestes concrets. Il ne se contente pas de préconiser une église pauvre au service des pauvres, il va à la rencontre des pauvres.

 

 

IMG_0479.JPGJournées du Patrimoine du 16 septembre

Lors des Journées du Patrimoine le dimanche 16 septembre, devant la pagode Bouddhiste, le Père Dominique Fontaine a représenté les Catholiques lors du partage du pain entre les religions présentes : Gâteau biélorusse issu du mariage de Svetlana et Yohan Gambier qu'il avait célébré la veille, symbolisant le partage de la bénédiction, pains d'épices, soja, coco-semoule, chocolat menthe, oréo et gâteaux juifs. D'autres pains traditionnels de Chine, d'Inde, du Laos, de Tunisie ont rivalisé de couleurs et de plaisirs gustatifs. Un bon moment avec frères et sœurs et amis des autres religions !

 

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AGENDA

 

Emmanuelle%20et%20Jacques.jpgPensez-y !

Ordination comme diacre de Jacques Teng

Dimanche 28 octobre en la cathédrale de Meaux

Départ en cars de NDV à 11h

 

Jeudi 4 octobre
Réunion parents cm1-cm2

Samedi 6 octobre
Equipe de proximite de Ferrières
de 10h à 12h

Mardi 9 octobre
Equipes funérailles Bussy et Lagny
Journée de récollection à Brou sur Chantereine

Jeudi 11 octobre
Rencontre d'information sur l'accueil des réfugiés à domicile
Salle Saint Furcy à Lagny

Samedi 13 octobre
Gala interreligieux pour la paix
à 20h30 à NDV

Dimanche 14 octobre
Mission d'accueil des nouveaux catéchisés,
envoi des missions de l'aumônerie et des kt

Mardi 16 octobre
Réunion de l'équipe d'animation pastorale

Jeudi 18 octobre
Equipe de proximité de Montévrain
Chez Laurent et Sylvie Willemse

Samedi 20 octobre
Rencontre équipe regain
(personnes séparées ou divorcées)
à 20h

Dimanche 28 octobre
Ordination de Jacques Teng
Départ en cars de NDV à 11 h

 

Horaires des messes

Les messes en semaine
Mardi et jeudi 19 h 00 N.D. du Val
Mercredi 8 h 30 N.D. du Val

Chaque vendredi à 12h
En période scolaire :
Centre Scolaire Maurice Rondeau

Hors période scolaire :
Oratoire Notre Dame du Val

Adoration eucharistique
Jeudi 19 h 30 N.D. du Val
Vendredi 15 h N.D. du Val

OCTOBRE

Samedi 6
18 h 30 Guermantes

Dimanche 7
9 h 30 Chanteloup
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 13
18 h 30 Saint Thibault

Dimanche 14
9 h 30 Montévrain
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 20
18 h 30 Gouvernes

Dimanche 21
9 h 30 Collégien
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 27
18 h 30 Bussy Saint Martin

Dimanche 28
9 h 30 Ferrrières

Pas de messe à N.D. du Val
Ordination de Jacques Teng
à la cathédrale de Meaux à 15 h 30

 

NOVEMBRE

Jeudi 1er
11 h 00 N.D. du Val
Fête de la Toussaint

Vendredi 2
20 h 00 N.D. du Val
Célébration des défunts

Samedi 3
18 h 30 Guermantes

Dimanche 4
9 h 30 Chanteloup
11 h 00 N.D. du Val

 

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 Un temps pour prier

 

Seigneur,christ%20en%20gloire%2020150331_dsc02063.jpg.jpg
fais de moi un instrument de ta paix.
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir,
que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres,
que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite
à l’éternelle vie.

Attribuée à St François d’Assise,
cette prière sera dite

lors du gala pour la paix du 13 octobre

 

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Heureux les artisans de paix,
Ils seront appelés fils de Dieu" 

(Matthieu 5,9)

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