Notre-Dame du Val Info Juillet-Août 2018

 Eglise catholique - Secteur Val de Bussy

VERSION IMPRIMABLE

 

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Edito

« J’étais un étranger et vous m’avez accueilli. »

La cacophonie de l’Europe à propos des migrants est assourdissante. L’instrumentalisation des migrants fuyant la guerre, la famine ou la misère bat son plein. Les bateaux de la honte se succèdent. Après l’odyssée de L’Aquarius, c’est maintenant le Lifeline qui erre dans la Méditerranée. Et l’arrivée au pouvoir de gouvernements populistes en Europe de l’Est et maintenant en Italie, qui rivalisent de démagogie et jouent sur les peurs, n’augure rien de bon.

La France est, elle aussi dans une moindre mesure, traversée par ces dérives : expulsions illégales de mineurs étrangers à la frontière italienne, refus de considérer comme mineurs des jeunes qui le sont effectivement, harcèlement policier et judiciaire de militants qui s’engagent pour les migrants, critique par le président Macron des ONG accusées de faire le jeu des passeurs... Pourtant, il n’y a jamais eu, ces dernières années aussi peu de migrants frappant aux portes de l’Europe. En 2017, ils ont été 171.000, soit deux fois moins qu’en 2016 à avoir traversé la Méditerranée. En 2015, ils étaient 508.000, selon l’Office International des Migrations (IOM).

A Bussy, cette actualité peut nous sembler lointaine. Le Secours Catholique sur notre paroisse accueille 67 familles, des migrants originaires d’Europe de l’Est et d'Afrique pour la plupart. Beaucoup sont logés par le 115 à Montévrain, quelques-uns viennent même de Paris. Une cinquantaine de bénévoles s’investissent dans le soutien scolaire et l'alphabétisation, la visite de personnes isolées ou l’accueil du jeudi qui offre une aide administrative, alimentaire et financière. Tout récemment deux repas partagés ont rassemblé les bénéficiaires et les bénévoles à Notre-Dame-du-Val. « C’est mon Noël de juin », s'émerveillait Martine Morançais, la responsable diocésaine de la pastorale des migrants, touchée par les sourires et la joie qui se partageaient autant que les plats. La meilleure réponse à ces tentations de replis sur soi qui traversent nos sociétés européennes, c’est la rencontre qui brise les peurs. Passer par l’expérience du bénévolat au Secours Catholique, c’est toucher concrètement l’invitation de Jésus : « J’étais étranger et vous m’avez accueilli ».

Père Jacques

 

Non-violence :
La paix est le

seul chemin
possible

 

Arnaud Beltrame, le héros dont la France a besoin

Confirmation

 

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Saveurs du
partage

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ACTUALITE

INTERRELIGIEUX

La non violence dans les différentes religions :

La paix est le seul chemin possible

Par Luigi Changivy

Dans le cadre de notre année de la paix et de la non-violence, nous vous proposons un entretien avec Kéo Chantharangsy, représentante de la communauté Bouddhiste Laotienne du Val de Bussy

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Luigi Changivy - Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la façon dont la non-violence est appréhendée dans la religion bouddhiste Laotienne ? 

Kéo Chantharangsy Le fondement du Bouddhisme c’est la non-violence, l’engagement pour la Paix. Le bouddhisme est une religion de tolérance. Son rayonnement est une expression pacifique.

Dans le Bouddhisme, on ne parle pas de commandements mais d'enseignements qui conduisent à un ajustement permanent des attitudes aux situations concrètes. Et c’est par la pratique que les bouddhistes arrivent à garder un esprit de compassion et de bienveillance.

Dans les textes sacrés du bouddhisme quatre enseignements moraux majeurs appelés "les incommensurables" ont une portée illimitée : la bienveillance, la compassion, l’altruisme et l’équanimité. Il faut entendre, par équanimité, une attitude de détachement, un état de paix face à toute circonstance. L'équanimité représente le principe même de la non-violence.

LC – Ce sont là de grands principes. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la manière dont les pratiquants intègrent et expriment ces valeurs dans leur quotidien ?

KR La bienveillance et la compassion permettent de trouver la paix. Si les enseignements de Bouddha sont infiniment riches, une culture de paix et de non-violence ne se crée ni ne s’acquière en un jour. Cela passe par les enseignements. On appelle "enseignement", dans le bouddhisme, le discours ou le sermon d’un moine appelé à élever la conscience de son auditoire vers des vérités qui ne sont jamais purement théoriques, mais appellent à la réflexion de chacun. Il y a trois temps dans un enseignement : tout d'abord le temps de l'écoute, puis le temps de la réflexion suivi, pour finir, par le temps de la mise en pratique de la compréhension intime du sens de l’enseignement. Des valeurs profondes et fondamentales sont enseignées comme, par exemple, "savoir dompter la colère par la non-colère", "savoir dompter le mal par le bien", "savoir dompter l’avarice par le don". Les enseignements nous amènent à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour actualiser notre potentiel d’amour et de sagesse par l’étude, la réflexion et la méditation.

Le bouddhisme met fortement l’accent sur le travail de soi, la transformation de soi. Bouddha affirme que chacun ne doit suivre ses préceptes qu’après les avoir, soi-même, éprouvés. L’expérience individuelle est au cœur du bouddhisme. Le bouddhisme est le véritable "ami" de la paix pour soi-même et pour les autres.

La pratique du bouddhisme doit être fondée sur la raison et la compréhension mutuelle. Ainsi, parmi les enseignements fondamentaux, nous trouvons le partage avec toutes les traditions laïques, religieuses, spirituelles et, au-delà de tout dogme, les valeurs humaines fondamentales.

Il nous est possible de mener le monde vers le meilleur si chaque individu s’efforce de faire le bien autour de lui. La clé de tout changement réside en nous-mêmes ; nous détenons le potentiel d’amour susceptible d’embellir notre vie, celle de nos proches, de nos amis, de notre communauté, de notre pays et bien au-delà.

LC – Pouvez-vous nous dire quelques mots sur Bussy-Saint-Georges ?

KC – A Bussy Saint-Georges, nous avons l'opportunité d'exprimer notre volonté de "bien vivre-ensemble" par la proximité de différentes religions sur un même espace. Cette proximité, illustration de cette volonté, nous amène à nous rencontrer, à échanger et à partager. Nous défendons des valeurs de paix et de solidarité que nous matérialisons par nos actions/réalisations en commun, notamment par l'association de l'Esplanade des Religions et des Cultures que nous avons créée en 2017.

Nous avons, par exemple, marché tous ensemble le 10 décembre 2017, en soutien aux Rohingyas de Birmanie, persécutés, à qui nous souhaiterions, à l'occasion de cet article, adresser un message spécial : "Nous avons le cœur brisé, nous sommes altérés et émus par tant de souffrance humaine. Quel remède à ces souffrances ? quel remède dans ces ruines ?". 

Ces persécutions nous encouragent à les soutenir et à nous engager pour la Paix.

La paix est le seul chemin possible.

 

Une chorale interreligieuse pour la paix le 13 octobre :

Dans le cadre de l’année de la paix et de la non-violence, les communautés des diverses religions de Bussy préparent un grand gala pour la paix le samedi 13 octobre à Notre Dame du Val. Une chorale interreligieuse chantera des chants de chaque religion. N’hésitez pas à vous proposer pour venir chanter. Il y aura trois répétitions en septembre

 

 LIVRE

"Arnaud Beltrame, le héros dont la France a besoin "

Par Jacques Duplessy et Benoît Leprince, Editions de l’Observatoire/Humensis 2018

Par Cong-Dong Le

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C’est le tout premier livre sur le colonel Arnaud Beltrame, le gendarme qui échange sa vie contre un otage lors de l’attaque terroriste survenu le 23 mars 2018 à Trèbes. Le livre est conçu sous forme d’un récit chronologique, où les faits et gestes sont rapportés tels quels sans commentaires. Le livre commence par le déroulement de cette journée du 23 mars entre Carcassonne et Trèbes, chronologiquement par l’entrée des acteurs jusqu’à l’acte final où notre héros tombe sous le couteau du terroriste. Tentant d’expliquer cet acte héroïque, les auteurs, Jacques Duplessy et Benoît Leprince retracent les étapes de la vie d’Arnaud Beltrame avec les gens qui ont côtoyé la vie du gendarme de son vivant. Tout d’abord, il y a le cercle familial : sa mère, ses frères, son épouse, puis les gens de l’armée, supérieurs, amis et compagnons d’armes, ensuite les gens rencontrés dans sa quête de spiritualité : prêtres, moines et religieuses, frères francs-maçons. De ces témoignages pleins d’anecdotes, A. Beltrame apparait comme un homme ambitieux qui veut mettre toutes les chances à son côté pour réussir, qui sait rebondir après de multiples échecs, avec une seule constance : être un bon militaire pour aider les autres. Pour cela, il utilise ses compétences, mais s’est aussi bien entouré pour être sûr dans ses choix, souvent difficiles et complexes. Sa vie n’est pas un long fleuve tranquille car parsemée d’échecs sur le plan carrière, et aussi sur le plan affectif. Le fait de retrouver sa foi à 35 ans lui donne probablement un grand soutien dans ses démarches vers les autres. Enfin, la rencontre avec Marielle, son épouse avec laquelle il devait se marier religieusement le 9 juin lui permet d’envisager les nouvelles étapes avec sérénité et bonheur. Jusqu’au dénouement tragique… Le livre se ferme avec la ferveur des Français les jours qui suivent, car chacun, hors des cas de récupérations multiples qui existent toujours dans ce cas, trouve chez Arnaud Beltrame un contre modèle positif parmi le chaos dominant : celui d’un humain ordinaire qui fait des choses extraordinaires, essayant de vivre en frère avec les autres, jusqu’à en mourir.

 

3 questions à Jacques Duplessy, co-auteur du livre

Par Cong-Dong Le

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Cong-Dong - Pourquoi la France a besoin d’un héros tel que le colonel Arnaud Beltrame ?

Jacques DuplessySi son geste a tant touché la France, c'est parce qu'il posait un acte qui répondait à celui du terroriste. Les terroristes croient être supérieurs à nous car ils disent ne pas avoir peur de la mort. Lakdim allait à la mort en voulant tuer un maximum de personnes. Arnaud Beltrame, lui, a montré qu'il était prêt à risquer sa vie pour sauver une personne. Je crois que son geste a cassé la propagande de Daesh.

C-D- Comment peut-on expliquer sa double adhésion à la foi chrétienne et aux idéaux francs-maçons ?

J-DArnaud Beltrame était quelqu'un en recherche de sens et de spiritualité. Dans l'Eglise comme dans sa loge, il trouvait un lieu pour cheminer. Pour lui, cela ne semblait pas poser question, c'était complémentaire. Il avait aussi cherché du côté du druidisme et du magnétisme. C'était quelqu'un de curieux de tout et avec beaucoup de questionnements intérieurs.

C-D- Arnaud Beltrame, exemple à imiter ou seulement à admirer ?

J-PJe dirais ni l'un, ni l'autre. Heureusement, nous sommes rarement confrontés à des situations aussi extrêmes. Le problème dans la fabrique des héros, c'est qu'en en faisant des personnages extraordinaires donc lointains, cela nous dispense de nous interroger. Je pense que son geste nous renvoie à une question : pour quoi suis-je prêt à risquer ma vie ?

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PAGE des JEUNES

Vous avez reçu (au moins) un message…PAJ.png

Par Antoine Diet

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C’est bien plusieurs messages qui ont été adressés les 2 et 3 juin 2018 sur l’esplanade des religions, en plein cœur de Bussy Saint Georges. A l’occasion des 20 ans du groupe Scouts & Guides (voir bulletins précédents) les jeunes ont campé sur l’esplanade (les plus jeunes ont été accueillis la nuit à la Pagode Bouddhiste) et plusieurs évènements ont rythmé ces deux jours. Plusieurs passants se sont arrêtés plus ou moins longtemps pour partager ces différents moments… Le samedi a été marqué par les installations « à la scoute », la construction et le montage du portail (voir photo), les ateliers de constructions diverses et de décoration, le repas (une logistique impeccable et motivée !) et enfin une veillée qui a bénéficié d’une animation musicale bien rodée de la part de nombreux volontaires. La nuit, nous avons veillé le feu jusqu’à l’aube puis

le camp s’est réorganisé pour la messe sur l’esplanade, les lancements des camps et le repas partagé avant que nos amis

des différentes communautés ne viennent animer des ateliers culturels (danse du Lion,…). Il y a beaucoup à retirer de tout .

 

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Marie a participé activement à l’organisation
et au déroulement de ce week-end. 
Mère de plusieurs jeunes au sein 
du mouvement et ancienne chef, 
elle avait plusieurs motivations pour ces 20 ans.
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     Sébastien, ancien jeune et ancien chef du groupe
     a une longue histoire avec le scoutisme et pense à y
     inscrire ses enfants. Il passait « pour voir » puis
     il est resté…jusqu’au dimanche.

Marie, Sébastien, quels ont été, selon vous, les moments qui ont eu le plus de sens ?

Marie - La montée du mat/portail aux couleurs du groupe. Une concrétisation, comme un passage de témoin entre jeunes et anciens, une manière de dire merci aux précédentes générations en leur montrant les talents des farfadets, jeannettes, louveteaux, guides, scouts, caravelles, pionniers. La création des décorations pour la veillée, les tables pour les repas et la fête Solidaire étaient pensés dans la transmission scoute : un partage de compétence et de connaissance entre génération… pour les jeunes du groupe ? La veillée, les premiers brelages pour certains louveteaux, les remerciements aux anciens chefs aux flambeaux, la première veille de feu, la danse du Lion ...je l’espère pleins de souvenirs gais… pour les personnes extérieures ? La veillée scoute avec chants, petites scénettes autour du grand Feu en pleine ville. Une audace joyeuse que seuls les scouts sont capable d’entreprendre. La messe au grand air le dimanche peut-être aussi. Voir des jeunes “dynamiques”, heureux de prier avec tous et de découvrir d’autres cultures le dimanche après-midi avec enthousiasme.

Sébastien - En tant qu’ancien chef, c’est la veille de feu qui m’a rappelé le plus de souvenirs, mais surtout qui m’a rappelé à mes responsabilités... l’envie d’aider et d’accompagner l’équipe organisatrice, de se rendre utile, puis d’écouter, et d’apporter son expérience ou son regard sur le scoutisme auprès des générations futures.

Quel changement de regard sur le monde le scoutisme vous a-t-il apporté et vous apporte-il encore ?

Marie - pas de changement de regard... je suis au contraire heureuse d’avoir participé à faire groupe avec chacune et chacun comme lors d’un camp scout, où chacun trouve sa place.

Sébastien - Dirigeant d’une entreprise de crèche privée que j’ai créé moi-même, j’estime que je dois beaucoup à ce que j’ai appris aux scouts. Le courage, l’effort, la combativité, la vie en équipe, sont des valeurs qui m’apportent encore aujourd’hui.

A l’occasion de ces 20 ans, quel message avez-vous pour les jeunes qui nous lisent, scouts ou non ? et si vous deviez garder un seul souvenir de ce WE, ce serait ?

Marie - Pour moi, le scoutisme c’est l’exaltation de la jeunesse au service de tous. Une réelle transmission de l’autonomie, la responsabilité, de l’engagement et une joie de vivre des aventures et de se dépasser ensemble. C’est un pari osé qui anime de nombreux scouts, jeunes et vieux depuis plus de 100 ans ! La confiance dans la jeunesse pour former d’autres jeunes, une aventure à portée de main pour toutes et tous…. La joie d’être ensemble, dans l’action, le jeu, la prière et autour d’un feu à l’aube...

Sébastien - Vivez votre aventure à fond. Vos camps qui arrivent seront des moments gravés à jamais dans vos mémoires sur lesquels vous allez construire toute votre vie. Un constat ! Notre famille scoute est toujours unie et prête à se regrouper, autour de futurs ou anciens membres. DSC_2227.JPG

Merci Marie, merci Sébastien, et merci à tous ceux qui ont permis ces bons moments.

 

Dix sept jeunes confirmants et une assemblée connectés

Le 10 juin a eu lieu la confirmation de 12 jeunes de Bussy et de 5 de Lagny. Mgr Nahmias étant pris, il a demandé à Mgr Jean-Michel Di Falco, évêque émérite de Gap, de venir célébrer. Celui-ci a été très heureux de découvrir la vitalité et la jeunesse de notre paroisse, ainsi que les liens que nous avons tissés avec les autres religions. Voici un extrait de son homélie, qui a beaucoup touché les jeunes et les moins jeunes.

Propos recueillis par le Père Dominique Fontaine

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« Je me suis demandé de qui j’allais vous parler ce matin ? J’ai pensé à : Katy Perry, Justin Bieber, Cristiano Ronaldo. Ce sont les personnes qui ont le plus d’amis dans le monde, les plus suivies sur Twitter et Facebook. Je me suis demandé si on parlerait encore de ces énergumènes dans 2000 ans.

Et vous sur vos comptes Facebook, Instagram, Tweeter combien avez-vous de prétendus amis ? Croyez-vous que si un jour vous avez besoin de soutien ils seront là à vos côtés ?

Si vous êtes là, c’est que vous avez fait le choix de suivre quelqu’un qui n’est ni sur Facebook ni Instagram, mais dans le cœur de chacun et chacune d’entre nous, même dans le cœur de ceux qui l’ignorent ou ne veulent pas le savoir.

Pour suivre quelqu'un il faut le connaitre, le connaissez-vous vraiment ? Regardez Saint-Pierre, il croyait connaitre Jésus. Il s’était engagé à le suivre toujours. Et voilà que lorsque les épreuves arrivent pour Jésus et qu’il est reconnu comme l’un de ses amis, il va prononcer ces terribles paroles : « Je ne connais pas cet homme ». Quel lâche ! Ce n’est qu’après avoir reçu la force de l’Esprit Saint que tout ce qu’il a vécu avec Jésus va s’éclairer. Il va sortir du lieu où il se cachait et proclamer la Bonne nouvelle de l’Evangile.

On présente souvent Jésus comme quelqu'un de doux, de bon, d'accueillant et cela est vrai et nous avons à suivre son exemple. Mais attention! Etre chrétien, c'est aussi combattre l'injustice et nos lâchetés, c'est souffrir avec ceux qui souffrent. C'est parler à Dieu sans peur et parfois même lui adresser des reproches.DSC_9326.JPG

C'est pour que vous ayez cette force 1à, ce courage là, que vous allez recevoir l'Esprit Saint. Jésus ne veut pas des « bénis oui oui » comme disciples ; Il a choisi des hommes et des femmes au cœur de feu. Des cœurs qui brulent d'amour et d'espérance. Alors laissez donc bruler votre cœur comme un volcan.

En terminant, je vous laisse ce magnifique proverbe, face à ceux qui parfois voudraient nous empêcher de vivre notre foi : « Ils ont voulu nous enterrer mais ils ne savaient pas que nous étions des graines !» Ces graines, c'est l'Esprit Saint qui les fait pousser. »

 

Témoignages de jeunes

« Dans la préparation, j’ai appris, j’ai grandi mentalement avec mon entourage dans cette voie spirituelle. Durant la messe, j’étais très heureux de recevoir l’Esprit Saint, ça a été une expérience forte de relation au Christ. »

« La veille, j’ai pu faire connaissance avec Mgr Di Falco, que j’ai trouvé très sympathique et attentionné. Il a fait une lettre personnalisée pour chaque confirmant. J’ai aussi apprécié les intentions de prière universelle composées par chacun. J’ai été ému par le baptême de la petite fille. Depuis ma confirmation, j’ai l’impression que ma relation avec l’Esprit Saint est plus forte. »

« J’ai aimé la rencontre avec l’évêque, il a cherché à nous connaitre, on a pu échanger, ça m’a touché. Il a partagé ses expériences et nous a montré que chacun peut aider à sa façon. »

 

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VIE PAROISSIALE

Saveurs du partage

Par Cong-Dong Le

Pour clôturer une année d’activité, le Secours Catholique a organisé une soirée de retrouvailles entre accueillants et accueillis le 21 juin suivi le 23 juin d’un goûter pour les apprenants dans le cadre de l’apprentissage du Français.

La soirée commence par les jeux de société organisés pour les enfants. Lutte acharnée pour des compétitions mêlant l’acharnement compétitif et rire fraternel. Puis autour d’un repas partagé, chacun peut savourer les mets délicieux tout en écoutant l’orchestre jouant les classiques du répertoire français. Comme toujours, les enfants, au début un peu timides, ont pratiquement cassé la baraque à la fin.

Le goûter du 23 juin clôture une année de labeur où apprenants et formateurs ont tous donné du meilleur d’eux-mêmes en vue d’une intégration par la maîtrise du français. Là-aussi, un orchestre composé de formateurs et apprenants ont pu souffler un air de gaité pour plus d’une cinquantaine de personnes partageant ensemble un moment de convivialité. Voici quelques photos dans l’album de souvenirs.

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 Fête du 21 juin                                          Fête du 21 juin                                        Groupe Alphabétisation

 

N’oublions pas les acteurs de paix en République Centrafricaine

Par Dominique Fontaine

 

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La soirée interreligieuse du 19 juin pour soutenir les efforts de paix en République Centrafricaine a été l’occasion de mieux comprendre pourquoi ce pays vit sous la coupe des groupes armés depuis des années. « Alors que les populations de religions différentes ont toujours vécu en paix, explique Antoinette Montaigne, Buxangeorgienne originaire de Bangassou, les médias et les groupes armés baptisent religieusement des quartiers et des territoires, en disant : ici sont les chrétiens, là les musulmans. Cela favorise la fuite de ceux de l’autre religion et chaque heurt est attribué à l’autre communauté, ce qui favorise l’escalade. On ne se parle plus, on met tout sur le dos des autres et on se croit tout permis. Pour contrecarrer ce cycle infernal, l’Académie de la Paix agit pour que les groupes se rencontrent, se parlent et entament des processus de réconciliation. Elle a écrit une charte pour la neutralité religieuse dans la construction de la paix ». A Bangassou, l’abbé Alain Bissialo, qui a été blessé dans attentat en janvier et est en France pour se soigner, a créé depuis 2012 un groupe de dialogue qui a pu poser des conditions aux groupes armés. « Ce comité de paix et de médiation a été efficace pendant plusieurs années, les femmes se sont aussi organisées, une plate forme interreligieuse aussi, avec les prêtres, les pasteurs et les imams. En 2017, ça s’est embrasé. Les routes ont été coupées par les bandes armées, le ravitaillement n’a plus été assuré, les gens ont perdu leur travail et les jeunes se sont trouvés désœuvrés et certains se sont embauchés dans ces bandes. Les musulmans d’un quartier de Bangassou ont eu peur et l’Eglise les a recueillis sur le terrain du petit séminaire : 2000 personnes sont enfermés là pour leur sécurité. Mais ils n’ont rien à faire et les jeunes ne peuvent plus étudier. Il faut vraiment sécuriser le quartier pour qu’ils puissent retourner chez eux et que tous puissent reprendre leurs activités. »

Le Père Michel Besse, de la Mission de France, qui a été 5 ans à Bangui pour ATD Quart–Monde, a ému l’assistance par le témoignage des enfants qu’il a accompagnés et qui ont une force de vie extraordinaire.

A la fin de la soirée, les participants ont décidé d’envoyer une lettre aux divers acteurs de paix de Bangassou, pour leur dire que les communautés religieuses de Bussy se tiennent au courant de leurs efforts, qu’elles ne les oublient pas et qu’elles leur apportent leur soutien. Lors du gala pour la paix et la non-violence du 13 octobre à Notre Dame du Val, un chant en sango, la langue de la RCA, sera chanté par la chorale interreligieuse.

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AGENDA

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Samedi 1er septembre, mercredi 5 septembre, samedi 8 septembre

de 10h à 12h et de 14h30 à 18h

au Centre pastoral Notre Dame du Val, dans la grande salle, 33 Bld Thibaud de Champagne à Bussy

Inscriptions pour le catéchisme (CE2, CM1 et CM2), l'aumônerie (collégiens et lycéens) et l'éveil à la foi (3-7 ans)

 

 

Un rendez-vous à ne pas manquer : L’Envoi 2018

Notre évêque nous invite tous à la cathédrale de Meaux le dimanche 23 septembre. Il s’agit du premier grand rassemblement diocésain depuis 10 ans. Il promulguera les orientations pour le diocèse issues de la réflexion de la démarche synodale depuis deux ans.

4 à 5000 personnes sont attendues à la cathédrale et aux alentours pour cette journée fraternelle.

Nous partirons en cars de Notre Dame du Val à 8h45, nous aurons dans Meaux une marche pèlerinage convergeant vers la cathédrale St Etienne. A 10h, dans la cour épiscopale, l’évêque promulguera les orientations avant la messe solennelle, qui débutera dehors par une aspersion : Nous sommes baptisés pour annoncer ! La liturgie de la Parole continuera à l’extérieur, puis la liturgie eucharistique à l’intérieur. Des écrans géants permettront à tous de suivre soit de l’intérieur, soit de l’extérieur.

Pour le repas partagé avec ce que nous aurons apporté, nous nous disperserons dans les jardins et le centre historique autour de la cathédrale.

A 14h des tables rondes avec des témoignages auront lieu pour les adultes. Pour les enfants et les ados, des animations seront proposées dans les jardins et à la maison diocésaine. Enfin à 16h30 un concert du groupe Glorious fera vibrer tous les âges, des enfants aux grands parents ! Et à 18h, nous reprendrons les cars pour le retour.l%27envoi.jpg

Dans un pays où on a parfois l’impression que l’Eglise est en perte de vitesse, il est bon de se retrouver ainsi nombreux pour prendre conscience de la vitalité de nos communautés et renforcer notre foi. Venez en famille, vous ne serez pas déçus. Il n’y aura pas de messes dans les églises du secteur et du diocèse le matin du 23.

Comme le 23 septembre est proche de la rentrée, inscrivez-vous dès maintenant (nous en avons besoin pour les cars). Des bulletins d’inscription sont disponibles durant tout l’été au fond des églises.

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Horaires des messes

Juillet

Messe tous les dimanches à 11h à NDV

Samedi 7 
18 h 30 Guermantes

Samedi 14 
18 h 30 Saint-Michel à Lagny

Samedi 21
18 h 30 Saint-Thibault

Samedi 28
18 h 30 Montévrain

Août

Messe tous les dimanches à 11h à NDV

Samedi 4 
18 h 30 Ferrières

Samedi 11 
18 h 30 Saint-Michel à Lagny

Fête de l'Assomption:
Mercredi 15
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 18
18 h 30 Gouvernes

Samedi 25
18 h 30 Saint-Michel à Lagny

Septembre

Samedi 1er
18 h 30 Guermantes

Dimanche 2
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 8
18 h 30 Saint-Thibault

Dimanche 9
9 h 30 Montévrain
11 h 00 N.D. du Val (
Messe de rentrée)

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Un temps pour prier

Il y a des hommes qui ne dorment pas.DSC_2782.JPGJe n'aime pas celui qui ne dort pas, dit Dieu.
Le sommeil est l'ami de l'homme.
Le sommeil est l'ami de Dieu.
Le sommeil est peut-être ma plus belle création.
Et moi-même je me suis reposé le septième jour.

Celui qui a le cœur pur, dort.
Et celui qui dort a le cœur pur.
C'est le grand secret d'être
infatigable comme un enfant.

Or on me dit qu'il y a des hommes
qui travaillent bien et qui dorment mal.
Qui ne dorment pas, comme l'enfant
se couche innocent dans les bras de sa mère,
ainsi ils ne se couchent point innocents
dans les bras de ma Providence.

Ils ont le courage de travailler.
Ils n'ont pas le courage de ne rien faire.
De se détendre. De se reposer. De dormir.
Les malheureux, ils ne savent pas ce qui est bon.
Ils gouvernent très bien leurs affaires pendant le jour.
Mais ils ne veulent pas m'en confier
le gouvernement pendant la nuit.

Comme si je n'étais pas capable d'en assurer
le gouvernement pendant une nuit...
Comme si plus d'un, qui avait laissé
ses affaires très mauvaises en se couchant,
ne les avait pas trouvées
très bonnes en se levant,
parce que peut-être j'étais passé par là ».

Charles Peguy (1873-1914)

 

J’ai découvert cette méditation de Charles Péguy
quand mon médecin m’a demandé de réduire
le rythme de mes activités.

Depuis lors, je fais l’effort de dormir plus longtemps
et … de me confier (et de vous confier) à la Providence !

Continuons à prier les uns pour les autres.

Père Dominique

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Dieu comble son bien-aimé  quand il dort"

(Psaume 126, v2)                                                                                                                                                                    © photo J.M. Mazerolle

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