Notre-Dame du Val Info février 2018

Eglise catholique - Secteur Val de Bussy - décembre 2017

VERSION IMPRIMABLE

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Célébration à Notre-Dame du Val

Editorial : Carême 2018 : paix et réconciliation

Mercredi 14 Février 2018, un mercredi comme les autres ? Pas tout à fait. Nous commencerons ce jour-là la démarche de carême. La veille, mardi 13 Février, mardi-gras, une conférence sur la paix et la non-violence aura eu lieu à Notre-Dame du Val.

Le carême est, dans la tradition chrétienne, un retour sur soi par le jeûne la prière et la charité. Nos habitudes, nos rythmes de vies laissent-ils la place à la prière quotidienne, au sens du partage et de la charité, à la pratique de la messe, à la Rencontre avec notre Seigneur, au sens des services communautaires, au respect de notre environnement, à l’attention, aux petits gestes de la vie ?

Ce numéro fait place à la prière : il y a bien des manières de prier dans notre communauté : quelle richesse ! Merci Seigneur.

Et je pense que si il y a bien une chose à développer, c’est d’ouvrir nos églises afin que les personnes puissent y venir, y prier, s’y reposer… Que les chrétiens prennent conscience de nos églises désespérément fermées. Nos villes, nos villages, voient arriver des couples, des familles qui s’étonnent de voir les portes des églises closes. Si vous pouvez vous rendre disponible un samedi matin ou dimanche matin, venez nous voir…

Les dimanches de carême, la campagne du CCFD se développera sur le thème « Moi et le monde » avec la démarche Bouge ta Planète le samedi 17 mars, et la venue d’un partenaire CCFD le dimanche 11 mars.

Réconciliation et paix toute l’année 2018 jusqu’au dimanche 11 novembre 2018.

Journée du pardon et du sacrement de réconciliation, samedi 24 mars de 15h à 18h à Notre-Dame du Val et entrée dans la Semaine Sainte, le dimanche 25 mars, jour des Rameaux.

Semaine Sainte avec chemin de croix itinérant, chemin de croix à 15h, office de la Passion à Collégien, et de nombreux baptêmes d’adultes et de jeunes à Pâques !

Que la préparation de ce carême nous amène à recevoir le Christ ressuscité.

Père Bruno Sautereau

 

Rencontre
Pour la paix
et la non-violence

 

Pélerinage
de la paix
et de la réconciliation

 

Visite à Eleusis :
miséricorde et eucharistie

 

Les samedis
de la foi :
Dieu créateur

  DOSSIER 
Chemins de prière 

ACTUALITE

 

LIVRE

L’intranquillité de Marion Muriel-Collard

Editions Bayard ,107 pages

Par Nathalie Chevreul Gonzales

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Marion Muriel-Collard, écrivaine, pasteure protestante auteure d’un autre ouvrage présenté dans NDVal info (l’Autre Dieu) continue de nous parler de sa/la Foi en J.C. au travers de son cheminement dans l’Evangile et dans les textes profanes qui la nourrissent. « Dans ma Vie, l’Evangile est ce qui toujours m’a prise au dépourvu. Ce n’est pas très confortable, c’est un sursaut parfois douloureux, un coup dans les côtes lorsque l’engourdissement me ferait passer à côté d’un trésor sans le voir. Un caillou dans ma chaussure, une épine dans mon pied, le gage d’être vivante et le chemin fidèle de l’intranquillité ». Qu’est-ce que cette intranquillité qui donne le titre à l’ouvrage ?

L’intranquillité c’est le contraire du confort qui nous fait passer toujours par les mêmes chemins du bien-être et des certitudes. L’intranquillité, c’est l’acceptation de Marie qu’il lui soit fait « selon la volonté du Seigneur », c’est le sort de Joseph qui accepte Marie pour épouse ; c’est avant eux encore l’expérience de Zaccharie, muet jusqu’au jour où il accepte de donner à son fils le nom de Jean, un autre nom que le sien. L’intranquillité c’est l’expérience humaine de notre vulnérabilité absolue et le consentement à cette vulnérabilité qui ouvre des chemins nouveaux. Or l’Evangile ne nous annonce aucun remède contre le joug de notre existence, au contraire, il commence en « nous flanquant un nouveau-né dans les bras ». Si nous cherchions un chemin de tranquillité, assurément nous faisons fausse route dit l’auteure, car « le Dieu de l’Evangile commence comme nous finissons souvent nos mois : sur la paille. Dépendant, attendant que l’humanité lui fasse crédit ».

A lire cette auteure, nous sont dévoilés autrement les protagonistes de l’Evangile, véritables compagnons de vie spirituelle et notre désir inouï de faire crédit à l’enfant de la crèche s’en trouve ravivé.

Référence de la bibliothèque: 248

 


 Pour la paix et la non-violence
Jean-Francois-Bernardini.jpegDans le cadre de l’année de la paix et de la non-violence organisée à Bussy St Georges, une première soirée-débat aura lieu le mardi 13 février à 20h30 à l’église Notre Dame du Val.
Elle sera animée par Jean-François Bernardini, le chanteur du groupe corse très connu, I Muvrini. Depuis des années, il parcourt la France et l’Europe pour faire réfléchir jeunes et moins jeunes sur la non-violence. Il a acquis ses convictions dans l’histoire douloureuse du peuple corse. Il nous partagera ces convictions et chantera quelques chansons engagées, avec l’accompagnement musical de notre ami Hyacinthe Maestracci.

Les fidèles des différentes religions sont invités à venir débattre ce soir là, ainsi que tous les citoyens de Bussy et des environs. La municipalité est partenaire de cet événement.

Un verre de l’amitié sera proposé à la sortie.

 

Les samedis de la foi

Célébration eucharistique à 18 h 30 à Notre-Dame du Val suivie d'un bol de soupe et d'une soirée de réflexion accompagnée d'un texte biblique et d'un témoignage.

 Je crois en quoi mon Dieu

Prenons le temps de réfléchir sur le Credo ....

10 février 2018 : Dieu créateur
- La science est-elle compatible avec la foi ?
- Comment je m'occupe de ce que Dieu m'a confié ?
- Comment suis-je moi-même créateur de vie ?

7 avril 2018 : Jésus Christ réssuscité
- Comment cela interroge mon approche de la mort ?
- Y-a-t'il une vie après la mort ?
- La résurrection est-ce aussi pour aujourd'hui ?

 9 juin 2018 : l'Esprit Saint
- A-t-on besoin de l'Esprit Saint ?
- Comment accueillir les dons de l'Esprit ?
- Envoyés dans le monde pour évangéliser

15 septembre 2018 : L'Eglise
- Qu'est-ce que l'Eglise aujourd'hui ?
- C'est quoi "pratiquer" ?
- Quels ministères pour demain ?

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Reportage - 16ème soirée de prière pour l’unité des chrétiens

Par Patrick Mannier

« Ça respire l’Unité ! »

Annie et Ruben, Eglise protestante unie - Jérémiah, Pasteur évangélique baptiste - Dominique, Eglise catholique, Notre-Dame du Val

2018 2 priere oecumeniqueLes communautés protestantes et catholique sont réunies ce soir du 18 janvier en la petite église de Bussy St Martin. Les voix et les chants résonnent en cet espace ancestral « qui nous enracine dans la foi chrétienne, lieu d’union, nous nous retrouvons dans l’union au Christ » a entamé le père Dominique pour donner ensuite la parole à Annie qui indique que le texte proposé par les églises des Caraïbes possède une vertu symbolique, lourde de son histoire, mais aujourd’hui la vie continue d’apporter des consolations ; « un nouveau lien d’amour se crée. »

C’est au centre de cette rencontre priante que le texte « la résurrection de la fille de Jaïre » a été proclamé par le diacre Michel, et commenté par Jeremiah qui évoque différents aspects de nos esclavages : « Nous ne pouvons nous tenir à l’écart de l’oppression, des souffrances et de la pauvreté. Moi-même j’ai besoin d’être libéré des faiblesses de ma condition… l’Unité et la Paix : c’est ce besoin qui nous unit ! ». Et comme un rappel à l’ordre : « Si nous estimons ne pas avoir besoin d’être sauvé, c’est alors que nous risquons de venir des oppresseurs. Ce soir nous sommes unis aussi pour réagir et refuser les formes d’oppression toujours actuelles. Comme Jaïre, nous devons nous débarrasser de nos illusions et être aux pieds de Jésus pour vivre ensemble, fils et filles de Dieu ! A notre tour relevons ceux qui nous entourent, libérés de nos propres esclavages ! »

 Cette union s’est exprimée dans le symbole des Apôtres, comme une ouverture à la collecte faite au profit du Secours Catholique pour l’île de St Martin, sans oublier la prière universelle qui a revêtu une coloration particulière, comme les chants au caractère festif annonciateur de la confiance faite au Seigneur.

Un membre de la communauté présente dira : « On sent bien que le fil conducteur de cette soirée est l’Esprit Saint ». Et un autre : « D’un bout à l’autre tout respire l’Unité : les invocations, les chants, les lectures, la cohésion d’ensemble, et jusqu’au vin chaud !... »

« Parce que nous avons toujours besoin de renforcer les liens qui nous unissent, et d’étendre notre témoignage au monde ! »

Epilogue :

Comme un clin d’œil de la Providence qui se sert toujours d’un mal pour faire émerger un bien supérieur, à la sortie de cette soirée voici que Ruben puis Patrick, récupérant leur véhicule sont bloqués, enlisés par le talus engorgé par les pluies : impossible de se dégager malgré plusieurs manœuvres. Tout semblait désespéré, quand, au milieu de la tempête un paroissien est venu aider à extraire les véhicules de la fange nocturne, à force de volonté, d’inventivité et… d’une corde ! Merci à ce bon samaritain pour ce bel exemple de solidarité, merci au Seigneur pour le secours apporté et cet enseignement !


 
 
Pèlerinage de la paix et de la réconciliation

Samedi 14 et dimanche 15 avril 2018 : deux jours communautaires pour comprendre la vie du Saint Curé d’Ars et découvrir la vie et le rôle des Frères de Taizé. Deux lieux : Ars-sur-Formans dans le département de l’Ain, et Taizé dans le département de Saône-et-Loire. Deux manières de vivre dans deux siècles différents :

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- Avec Jean Marie Vianney, un lieu saint à découvrir, une basilique, des religieuses qui nous hébergeront le soir, une veillée de profession communautaire et la découverte ou redécouverte du sacrement de réconciliation, ou confession.

- Le lendemain avec les Frères de Taizé, la messe avec tous les frères de manière absolument originale, vous verrez ! Et puis, le jardin Saint Etienne, la boutique et la rencontre.

Le prix (110 euros) est abordable : transports en autocar Viabus, repas, hébergement en dur en dortoirs, (apporter un sac de couchage). Nous proposons un prix familial de 60 euros pour un enfant ou un jeune. Nous demandons à ceux qui ne partent pas d’aider financièrement ceux pour qui le prix est un obstacle. Merci de placer votre don dans une enveloppe en spécifiant « Ars-Taizé ».

Notre père évêque désirant que cette année 2018 se termine par la célébration de la paix de la première guerre mondiale, l’initiative du pèlerinage de la paix et de la réconciliation est cruciale. Merci de répondre favorablement et de réserver votre week-end. Attention 110 places maximum.

Père Bruno Sautereau


VIE PAROISSIALE

Interview - Françoise Thibonnet
Visites à Eleusis : Miséricorde et Eucharistie

Françoise est visiteuse bénévole au sein de l’établissement Eleusis de St-Thibault-des-Vignes. Cette ancienne des blouses roses et accompagnatrice à Lourdes nous livre en quelques mots le sens de sa démarche.

Par Patrick Mannier

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Depuis quand rendez-vous visite aux personnes âgées à Eleusis ?

Voici quelques années que je rends visite à nos aînés dans cet établissement médicalisé pour personnes âgées. On y rencontre des profils très différents et c’est à chaque fois comme une aventure où la parole est aussi importante que le silence. Le regard, la proximité, le toucher sont des aspects tout aussi importants que les mots, le dialogue. C’est tout cet ensemble qui nous fait communier à l’autre, au sens profond du terme.

Quelle est la fréquence de ces rencontres ?

Il n’y a pas de règle absolue, et il est vrai que la régularité est importante. Moi j’y vais chaque jeudi pendant deux heures.

Quelles qualités faut-il avoir pour être visiteur ?

Il faut aimer les personnes âgées, aimer le contact en faisant abstraction des handicaps et des rides. Quand on passe la porte de cette maison, on y rencontre le Christ, c'est-à-dire que vous êtes dès ce moment-là comme dans un cœur à cœur avec l’autre, malade dans son corps, dans sa tête ou dans son cœur ; aussi la qualité première me semble être l’amour de l’autre, et les yeux disent tout pour ceux qui ne parlent pas ! Je reconnais que ces rencontres me remettent à chaque fois en question : face aux ravages des années et aux maladies (telles qu’Alzheimer) il faut dépasser l’apparence et aller au cœur, dans l’instant présent, car chacun a sa propre histoire, et tenir compte du passé de l’autre est tout aussi important que le présent.

C’est une œuvre de miséricorde ?

Oui bien sur, et là se vérifie que l’idée que l’on a plus de plaisir à donner qu’à recevoir. Ceux qui refusent ces rencontres ne savent pas ce qu’ils perdent ! Et puis ça m’interpelle : et moi, dans quelques années, comment je serai ?

Et la pastorale ?

Parler de Jésus en groupe n’est pas facile dans ce contexte, voire même improductif ; il faut privilégier les contacts personnels, et c’est là précisément que l’on touche au cœur car ça correspond à un besoin vital et spirituel. Le conjoint du vieillard a lui aussi besoin d’accompagnement et de soutien. Une fois j’ai parlé de l’Evangile à un couple, ce qui m’a permis d’approfondir la relation et de toucher une grande pauvreté ; Il y a ainsi des liens très forts qui se tissent.

Un cadeau ?

En fait chaque rencontre est comme un cadeau et quand on partage on vous le rend bien, c’est comme cela que j’ai été invitée au repas de Noël avec les familles, au milieu de tous !

Et l’Eucharistie ?

La messe des malades est fixée au 11 février prochain. L’an dernier il y avait prés de soixante personnes présentes, réunissant plusieurs établissements. J’ai trouvé cela extraordinaire et c’est vraiment nécessaire pour que ces personnes ne se sentent pas écartées de nos communautés de foi.

Un secret pour agir ?

Pour être plus efficace, il faut entrer dans la prière, pour les autres mais aussi pour soi. Si on ne se ressource pas, l’activisme prend le dessus et on devient fade ou superficiel. Ne pas oublier que c’est l’Esprit saint qui agit à travers nous. Le savoir cela me redonne des forces.

 Un projet ?

Tant que l’on n’a pas visité et croisé les regards de nos anciens on ne peut comprendre ; c’est pourquoi j’y emmène mes petites filles pour qu’elles comprennent la vieillesse et les faiblesses qui s’y rapportent. Cette sensibilisation doit pouvoir s’élargir ; à chacun de voir…

Un appel :

Mon appel est celui de nos aînés. Oui, il y a un grand besoin de bénévoles, mais il me semble qu’il faut se sentir appelé pour cette action car cela requiert un don de soi totalement désintéressé, tout en sachant s’épargner aussi.

Un merci ?

Je suis admirative du personnel d’assistance et de soins, en raison de leur douceur, de leur patience ! Il faut remercier ces personnes car elles sont dévouées.

© photo Marie-Noëlle Bijard


Le point sur la souscription pour l’extension du centre pastoral

Les chiffres du mois

Fin novembre : 79 277 €

Fin décembre : 94 800 €

Fin janvier : 105 371 euros

L’objectif que nous nous étions fixés était de 100 000 euros pour commencer la première tranche, qui est la création d’un sas d’entrée du Centre pastoral. Une porte supplémentaire va donc être posée à l’aplomb de l’auvent, de façon à créer ce sas qui évitera au froid de rentrer dans le couloir d’accueil du Centre pastoral. En cette période d’hiver, cela améliorera grandement les conditions d’accueil pour les personnes qui viennent au Secours Catholique ou pour s’inscrire pour un baptême, un mariage, etc.

Pour l’heure, l’instruction du permis de construire se poursuit.

Merci de continuer à participer à la souscription et à en parler autour de vous. N’hésitez-pas à aller sur la page facebook de la paroisse et faire suivre à vos amis la vidéo qui explique le projet.

Comment donner pour participer à l’agrandissement du centre pastoral :

- par internet http://www.catho77.fr - rubrique « j’aide mon Eglise »  Préciser dans « autre affectation » : « Je souhaite que mon don soit affecté à : église Notre-Dame du Val »

- par chèque bancaire à l’ordre de « ADM – église Notre-Dame du Val" : bulletin de souscription disponible au fond de l’église ou au secrétariat, à déposer avec votre chèque au secrétariat du Centre pastoral 33 bd Thibaud de Champagne 77600 Bussy-St-Georges

* 66% de votre don peut être déduit de votre impôt sur le revenu dans la limite de 20% du revenu imposable : le coût réel d’un don de 1500€ par exemple est alors de 500€.

 

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un temps pour prier

Vous nous avez conduits cette nuit
dans ce café qui s’appelle « Le Clair de Lune ».
Vous aviez envie d’y être vous, en nous,
pendant quelques heures, cette nuit.
Vous avez eu envie de rencontrer
à travers nos misérables apparences,
à travers nos yeux mal voyants,
à travers nos cœurs mal aimants,
tous ces gens qui sont venus tuer le temps.

Et parce que vos yeux s’éveillent dans les nôtres,
parce que votre cœur s’ouvre dans notre cœur,
nous sentons notre faible amour
s’épanouir en nous comme une large rose,
s’approfondir comme un refuge immense et doux
pour tous ces gens dont la vie bat autour de nous.
Le café n’est plus alors un lieu profane.
Nous savons que, par vous,
nous sommes devenus la charnière de chair
la charnière de grâce qui le force à tourner sur lui,
à s’orienter malgré lui en pleine nuit,
vers le Père de toute vie.
En nous, le sacrement de votre amour s’opère.
Nous nous lions à vous
avec toute la force de notre obscure foi.
Nous nous lions à eux
avec la force de ce cœur qui bat par vous.
Nous vous aimons. Nous les aimons.
Pour qu’une seule chose soit faite avec nous tous.
En nous, attirez tout à vous…

Et nos cœurs vont s’élargissant,
toujours plus lourds
du poids des multiples rencontres.
Toujours plus lourds du poids de votre amour,
pétri de vous, peuplé de nos frères les hommes.

Car le monde n’est pas toujours
un obstacle à prier pour le monde.
Si certains doivent le quitter
pour le soulever vers le ciel,
d’autres doivent s’enfoncer en lui
pour se hisser, mais avec lui, au même Ciel.

Extrait de : Madeleine Delbrêl « Humour dans l’amour », œuvres complètes tome 3, Nouvelle Cité, 2005.
Ce 26 janvier, Madeleine Delbrêl vient d’être déclarée par le Pape François vénérable, dernière étape vers la béatification.

Quand vous priez, dites : Notre Père …"

(Matthieu 6,9)

 

 DOSSIER : Chemins de prière

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Prière devant la vierge de Notre-Dame du Val

Dis, comment tu pries ?

Lors d’une récente rencontre de préparation au mariage, une maman a écrit, dans sa demande pour le baptême de son bébé : « Je veux faire baptiser mon enfant pour qu’il apprenne à prier et à s’adresser à Dieu. » Lydie, qui était là avec moi, a été elle aussi très étonnée et admirative. Oui, apprendre à parler à Dieu est peut-être bien la chose la plus essentielle pour les croyants. « La prière est un élan du cœur », disait Thérèse de Lisieux.

La prière se vit et s’exprime de multiples façons. Dans ce dossier nous avons voulu vous en présenter quelques unes, qui se vivent dans notre paroisse, parmi bien d’autres : prière silencieuse, prière répétitive, prière confiée à d’autres, prière où l’on s’engage comme la prière scoute, prière à travers des signes comme les cierges, prière commune ou liturgique, intentions écrites, prière du chapelet … Il en est d’autres, comme les demandes de bénédiction, la prière des heures, la prière de guérison, la prière nocturne face à l’angoisse de la maladie, la prière en famille le soir avec les enfants, etc. Nous en parlerons certainement dans d’autres numéros.

On peut prier partout, dans la contemplation de la nature, dans le RER ou un bistrot, en contemplant les visages fatigués des passants, comme nous le dit Madeleine Delbrêl dans la prière de la dernière page de ce numéro.

Jésus nous dit : « Quand tu pries, retire-toi, au fond de ta maison, ferme la porte et prie ton Père qui est présent dans le secret. » Oui, la prière est un peu notre jardin secret, que nous voulons respecter dans ce dossier. Mais nous pouvons nous entraider à prier, en découvrant de nouvelles façons de nous adresser à Dieu grâce à la diversité de notre communauté paroissiale. Cela, nous pouvons le partager. Alors vous, comment priez-vous ?

 Père Dominique Fontaine

 

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« Un savant a dit : ‘Donnez-moi un levier, je soulèverai le monde.’ Ce qu’Archimède n’a pu obtenir parce que sa demande ne s’adressait point à Dieu et qu’elle n’était faite qu’au point de vue matériel, les Saints l’ont obtenu dans toute sa plénitude. Le Tout-Puissant leur a donné pour point d’appui Lui-même et Lui seul. Pour levier : la prière, qui embrase d’un feu d’amour, et c’est ainsi qu’ils ont soulevé le monde, c’est ainsi que les Saints encore militants le soulèvent et que jusqu’à la fin du monde les Saints à venir le soulèveront aussi. » 

Thérèse de Lisieux  Manuscrit C, 36


« Les bougies sont la Lumière du Christ »

lumi%c3%a8re%202.JPGIl y a une façon de prier, c’est de déposer une bougie au pied de la statue de la Vierge Marie ou sur une tombe, ou tout simplement chez soi.

A l’aumônerie, nous confectionnons des bougies pour les vendre aux paroissiens. Ça marche bien. Ce sont les jeunes eux-mêmes qui les font ; pour eux c’est une forme de prière… et ils mettent du cœur à l’ouvrage pour les confectionner et pour les vendre… avec le sourire. Ils sont ainsi en contact avec la communauté, ils répondent aux questions : ce qu’ils font à l’aumônerie, où ils vont. La vente des bougies et des compositions florales (presque 3000 € en 2017) permet d’aider à financer les déplacements au Frat, à Taizé, à Lisieux…

Les bougies sont la Lumière du Christ. Le dimanche de nombreuses personnes viennent déposer une bougie et prier. Et aussi pendant la semaine. Une cinquantaine environ chaque jour. Je le sais parce que c’est moi qui nettoie les supports. Il y en a même qui viennent tôt le matin et qui attendent devant la porte. Ces personnes viennent de tout le secteur pastoral et regrettent que l’église de leur village reste fermée

Elisabeth Boudart

"Chanter c'est prier deux fois"

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Le groupe des 18-30 ans de la paroisse, constitué d'une douzaine de jeunes, a l'habitude de se retrouver un samedi par mois autour d'une prière de Taizé.

"Chanter c'est prier deux fois", disait Saint Augustin. Ainsi, prier à la manière de Taizé, c'est surtout prier avec les chants de Taizé. Ces derniers sont tous composés d'une phrase simple et répétée en boucle, nous permettant vraiment de la méditer dans nos cœurs. Ces chants peuvent être en français, latin, ou toute autre langue (anglais, polonais, portugais, etc.) car l'œcuménisme et l'ouverture aux personnes du monde entier sont au cœur de la philosophie des frères de Taizé.

Nous nous réunissons donc dans la grande salle de Notre Dame du Val, autour de l'icône de la croix de Taizé, simplement entourée de quelques bougies, et nous sommes assis ou agenouillés sur les petits bancs de prière prévus à cet effet.

On débute la prière par plusieurs de ces chants, dont on médite le sens de chaque refrain, au fur et à mesure de leurs répétitions. Un texte de la Bible, souvent de l'Evangile, est ensuite lu. Puis nous reprenons un ou deux chants avant un temps de silence durant lequel nous pouvons nous confier au Seigneur et prendre le temps de laisser la parole de Dieu nous habiter. Après, de nouveau, quelques chants méditatifs, notre prière se termine par un Notre Père, lu ou chanté, afin de rappeler notre unité de chrétien en Dieu le Père.

Afin de continuer notre temps de prière, nous restons souvent pour échanger autour d'un sujet, et partager nos expériences de vie autour d'un repas partagé

Un jeune du groupe 18-30 ans

Le cahier des prières

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 Il y a à l’entrée de Notre Dame du Val, sur une table, un grand cahier ouvert où l’on peut écrire ses prières personnelles. Beaucoup de personnes, paroissiens ou visiteurs, le font pour parler au Seigneur et lui dire ce qu’elles ont sur le cœur. C’est parfois un véritable acte d’amour : Seigneur je t’aime, je sais que tu m’aimes. Beaucoup lui disent merci, pour un événement heureux ou pour la vie vécue grâce à lui. D’autres lui disent leurs épreuves personnelles ou familiales de toutes sortes. Elles lui recommandent un proche malade ou en difficulté, ou un être cher décédé. Elles demandent une aide, ou expriment leur confiance. Elles sollicitent souvent l’intercession de la Vierge Marie.

J’ai été frappé par la franchise de ces prières, simples et vraies. Comme des bougies allumées, elles demeurent devant le Christ de notre église qui tend les bras à ceux qui lui parlent. Elles sont lues régulièrement par les prêtres qui les portent dans leurs intentions de prière avec toutes celles de la communauté paroissiale

Jean Dupuis

 

L’Adoration eucharistique

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Pour les fidèles qui pratiquent l’adoration silencieuse et individuelle (L’Oratoire, jeudi à partir de 19h30 et vendredi à partir de 15h00), cette forme de prière est la prolongation de la messe, l’adoration solennelle et collective. Unis avec le Seigneur réellement présent dans l’Eucharistie, nous suivons d’abord l’exemple du Christ, qui pendant sa vie terrestre, a passé beaucoup de temps à l’écart, souvent en pleine nuit, en silence, pour trouver des moments d’intimité avec son Père.

En plus, en contemplant le Christ dans le tabernacle, nous participons d’une façon active à la vie de l’Eglise. Depuis le Moyen-âge jusqu’à aujourd’hui, dans le monde entier, à chaque instant de la vie, il y a toujours un chrétien en adoration devant le Christ, c’est ce que l’on appelle l’adoration perpétuelle. Ce chrétien nous représente, prie pour nous, pour ceux qui ne prient pas, pour le monde.

« Ne pouvez-vous pas veiller une heure avec moi ? » C’est ce que Jésus nous a demandé. Prenons donc un peu de notre temps pour être devant Lui. Faisons silence en nous et autour de nous, puis abandonnons-nous à Lui

Cong Dong Le

Prière avec l’aube

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Servir le Seigneur, quelle belle expérience ! Pas seulement servir le prêtre mais également servir la messe, le culte, servir le Seigneur. Les enfants, garçons et filles nous apportent le bonheur, la joie simple, dépouillée. Ils servent à Notre-Dame du Val, mais aussi, peu à peu, dans toutes les églises du secteur. Pour devenir servant ou servante de messe il est nécessaire de se préparer une quinzaine de minutes avant la célébration. Chaque dimanche, entre 10 et 20 aiment prier et s’approcher : « Mon Dieu, je viens te servir, fais que je te serve de tout mon cœur ; rends-moi attentif, et fais que j’aide les autres à bien prier ».

Enfants et adolescents revêtent l’aube à capuchon : servir, c’est approcher la table de l’Eucharistie, le pain, le vin, les offrandes, la lumière, l’eau qui purifie et l’encens qui embaume ! Une fois par an ils vont au Pèlerinage de Lourdes avec le diocèse.

Merci à Johny qui accueille les enfants, les encourage, les guide tout au long de la messe, merci aux parents qui tiennent notre penderie à aubes. Laver les aubes est un des services de la sacristie, une prière silencieuse, comme Anne au Temple servait le Seigneur

Père Bruno Sautereau

Prier par procuration, c’est prier avec l’Eglise

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 J’étais fin janvier à Lourdes pour le Secours Catholique. Chaque fois que j’y vais, je passe un moment à la grotte pour prier pour toutes les personnes que je connais à Bussy, pas seulement à la paroisse. Combien me disent : « A Lourdes, priez pour moi, pour ma fille, pour mon père malade … »

Bien sûr, on peut prier n’importe où et n’importe quand, il m’arrive de le faire dans le RER en contemplant le visage des voyageurs. Mais il y a des lieux sources pour la prière. Lourdes en est un. C’est le lieu de la prière des pauvres et des malades, le lieu où ils se sentent reconnus, portés par la prière de l’Eglise.

J’ai un ami, prêtre de la Mission de France, qui, après avoir été prêtre ouvrier, est devenu ermite dans le massif de la Chartreuse. Tous les matins, dans sa prière, il évoque une très longue litanie de centaines de personnes qui ont été confiées à sa prière. Quand je l’appelle, il me demande des nouvelles de ceux dont je lui ai parlé. Il m’écrivait : « Dans mon ermitage, il y a foule, la foule de tous ceux pour qui on m’a demandé de prier. Je ne les verrai sans doute jamais, mais ils sont là. J’en suis sûr. Dans la dispersion, le Christ rend présent le sacrement de l’unité, ce que l’Eglise appelle la communion des saints. »

N’hésitons pas à demander aux autres de prier pour nous, comme le pape François l’a fait le soir de son élection. Savoir que les autres prient pour nous est un réconfort

Père Dominique Fontaine

« La prière des personnes âgées peut protéger le monde »

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Pour Benoît XVI, « il est beau d’être âgé » : c’est ce que le pape a affirmé lors d’une visite dans une maison de retraite de son diocèse*. « La prière des personnes âgées peut protéger le monde » et il a invité la société à leur « faire de la place » car elles sont « une richesse », en particulier pour les jeunes.

Sur notre secteur, plusieurs personnes rendent visite à des personnes âgées, à domicile ou en maisons de retraite. Cela fait 30 ans que Bernadette visite les personnes âgées en maisons de retraite. Elle se rend chaque semaine à la maison de retraite de La Girandière, à Chanteloup, pour donner la communion à deux personnes : « Elles m’attendent ! Il faut que ce soit régulier ; j’y vais le mardi à 17h. Une de ces personnes regrette de ne pouvoir aller à la messe dominicale et elle était bien contente de trouver quelqu’un qui puisse lui apporter la communion. Je passe une heure avec chaque famille. Je lis l’évangile du jour ou les textes dans Prions en Eglise, et nous prenons des chants connus qu’elles aiment bien. Je m’aide du livre Prier en maison de retraite. Chaque mois je leur donne le bulletin de l’équipe du Rosaire : elles sont contentes. »

Il y a aussi les messes, quatre fois par an : « Nous rassemblons les personnes dans une salle (une dizaine viennent à chaque fois). Je suis seule avec le prêtre, je prépare tout. Après la messe je leur propose un petit goûter car je me suis aperçue que cela attirait plus de monde. »

*Le pape a visité, 12 novembre 2012, la maison-famille « Vive les personnes âgées », créée par la communauté de Sant’ Egidio sur la colline du Janicule à Rome.

Marie-José Fournier

Prier avec le chapelet

L’Eglise est riche de ses diversités, y compris dans ses dévotions. Le rosaire est l’une de celles-ci. Simone nous en donne quelques aspects.

Ce que c’est ?

L’équipe du Rosaire est un groupe de paroissiens, cinq ou six personnes, en général d’un même quartier, qui se réunissent pour prier ensemble. Ainsi, une fois par mois le groupe se retrouve chez l’un ou l’autre, en totale simplicité et amitié, pour prier.

Quand ?

Le groupe se retrouve le second mardi du mois à 15h00.

Comment ?

Il s’agit de méditer un passage de l’Evangile rappelant un des grands moments de la vie, de la mort ou de la Résurrection du Christ et d’y associer des intentions de prière. De plus cette rencontre priante donne une autre dimension de notre foi. En effet, les membres de l’équipe sont unis par les mystères du Rosaire, car chacun est invité, chaque jour, à prier au moyen du chapelet, en s’adressant à Marie, Mère du Seigneur et modèle de foi.

Pourquoi ?

Dans la diversité de l’Eglise il y a de multiples sensibilités. Cette forme de prière est accessible à tous, petits et grands. Prier la Vierge Marie est une façon ancestrale, de s’adresser au Seigneur, développée par St Dominique.

Patrick Mannier

2018 02 chapelet

La prière scoute

priere scoutCréé par un Anglais, Lord Baden Powell, le scoutisme connaît un développement dès le début du 20ème siècle. Le mouvement s’installe en zone urbaine avec un projet de campisme en milieu naturel. Les religions n’intéressent pas Baden Powell ou plutôt il laisse chaque religion faire sa place. Le Père Sevin, Jésuite, suit les débuts du scoutisme et du guidisme et reprend la prière de Saint Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites. Des générations de gens la récitent chaque jour de leur vie.

Cette prière est dite en levant la main droite pour demeurer fidèle à la promesse Scoute et Guide. Le sens du combat, de la générosité, de la charité quotidienne, des vertus chrétiennes : humilité, abnégation, sens du sacrifice, amour du prochain, la place de Jésus au cœur de la prière ont donné des vocations de prêtres, de religieuses, de laïcs offerts au monde, transformant ce monde qui est le nôtre.

Alors je vous invite à apprendre la prière scoute et guide.

Bruno Sautereau, Aumônier Scouts et Guides de France depuis 25 ans

Témoignages - Et pour moi, que signifient ces paroles ?

Par Antoine Diet

La prière Scoute n’appartient pas aux scouts mais dit quelque chose de ce que l’on y vit... ou cherche ! Certaines phrases résonnent en profondeur avec ce qui est vécu, que l’on ait soi-même été scout ou non… Plusieurs témoignages nous donnent ici l’occasion de nous demander : « Et pour moi, que signifient ces paroles ? ».

(Claire, Cléophas*) Je trouve que c'est une très belle prière, juste et cohérente à l’esprit du scout.

(Emma, chef et compagnon) La prière scoute c’est comme une règle et un compas pour un mathématicien ou encore un ballon pour un footballeur. Selon moi on ne peut pas être, ni devenir, un bon scout sans croire en cette prière et la respecter. Quand je la récite c’est toutes mes années de scoutisme qui défilent devant mes yeux, des images, des souvenirs qui viennent illustrer chaque phrase. Cette prière scoute est le signe de mon engagement au sein du mouvement. C’est une demande pour apprendre à être un meilleur scout, tourné vers les autres, avec de magnifiques valeurs comme «donner sans compter», «être généreux» qui sont pour moi indispensables.

(Augustin & Solène, Cléophas*) La prière scoute est une prière intemporelle que chaque génération s’approprie : Les louveteaux / jeannettes : à cet âge, ils apprennent à être généreux, aider les autres et rendre service, ils découvrent la vie en société/groupe/à plusieurs. Les scouts : à donner sans compter, à cet âge, ils comprennent qu'on peut donner sans chercher de contrepartie, en allant plus loin dans le partage. Les pionniers / caravelles : A servir les autres et notamment ceux qui en ont le plus besoin : par le biais d'actions sociales, ils se rendent utiles pour les pauvres, les personnes âgées, les handicapés,... Les compagnons : Ils réalisent/comprennent que servir les autres, c'est servir son prochain et donc servir Dieu, ainsi ils partent en camp plus longtemps pour des œuvres humanitaires, ils donnent sans compter ni leur temps ni leur énergie pour finaliser un projet sur 2 ou 3 ans. Les chefs : quand on est chef, on donne tout ce qu'on a reçu lors des années de scoutisme pour le transmettre aux plus jeunes. (Ils sont bénévoles et donnent donc beaucoup sans compter leur temps) mais ils réalisent que donner tout cela aux jeunes leur apporte aussi énormément... même s'ils ne cherchaient pas de récompense !

(Anne-Claire, caravelle) La prière scoute pour moi c'est un moment où on est tous ensemble rassemblés pour la dire, on remercie Jésus pour ce qu'il nous apporte dans la vie, en tant que scout et tous les jours.

(Agnès, Cléophas*) La prière scoute forme des chrétiens au service de l'Eglise. Elle forme des hommes et des femmes actifs qui savent où ils vont, qui ne laissent pas tout tomber à la première contrariété et qui sont au service des autres. Baden Powell nous a dit : « Soyez toujours prêts à vivre et à mourir heureux. Soyez toujours fidèles à votre promesse scoute, même quand vous aurez cessé d'être un enfant, et que Dieu vous aide à y parvenir ».

(Carine, Cléophas*) Il nous rend humble dans le scoutisme. Être scout et suivre la loi scoute est une exigence qui nous dépasse parfois et même souvent. Cette prière est une demande à Dieu de nous aider à suivre cette loi. Il est un roc qui nous soutient et nous donne envie d'avancer quelles que soient les difficultés.

Etre au service et s’engager pour ce que l’on croit bon pour l’homme, mais de manière à le vivre pleinement car c’est l’autre qui nous nourrit…. tel un « Marthe et Marie » qui se cherche continuellement. C’est ce que je vous réponds personnellement en prenant conscience de la diversité des témoignages recueillis. Maintenant c’est à vous de répondre, que vous dit cette prière ?

 * Les Cléophas, cf. les disciples d’Emmaüs, ont un rôle de compagnons de route spirituelle auprès du groupe, à la disposition de chacun

Jouons avec les saints patrons de nos églises

Par Antoine Diet

 

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