Notre-Dame du Val Info janvier 2018

Eglise catholique - Secteur Val de Bussy - décembre 2017

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Lumière de Béthléem 2017- la colombe de la paix - Bussy-Saint Georges                              © photo Marie-José Fournier

 Editorial

2018, une année pour apprendre la paix

Dans nos crèches et nos célébrations de Noël, nous avons fait mémoire du moment de fraternité entre soldats allemands et français dans les tranchées il y a cent ans. Cette évocation nous a préparés à l’année 2018, où nous allons commémorer le centenaire de la fin de la première guerre mondiale. On avait dit à l’époque que ce serait « la der des der ». Pourtant le 20ème siècle et ce début du 21ème nous montrent que les guerres peuvent sans cesse revenir de plus belle.

Les incantations sur la paix ne suffisent pas, il faut la construire, comme l’ont fait juste après la deuxième guerre mondiale Robert Schuman et d’autres dirigeants chrétiens pour la réconciliation franco-allemande.

Construire la paix demande un apprentissage. La non violence active que promeut le pape François, ça s’apprend. Pour cela nous aurons bien besoin de Jean–François Bernardini, chanteur corse ami de Hyacinthe, qui viendra à Notre Dame du Val le 13 février. Nous aurons besoin d’y travailler avec nos amis bouddhistes, musulmans, juifs, hindouistes, comme nous nous y sommes engagés le 1er janvier lors de la prière interreligieuse pour la paix. Nous sommes invités, en particulier les jeunes, à un pèlerinage de la paix et de la réconciliation à Ars et Taizé, les 14 et 15 avril. Diverses autres initiatives nous seront proposées en cette année.

Pour nous chrétiens notre maître en non-violence active est bien Jésus, qui « a fait la paix par le sang de sa croix », comme dit St Paul. La vraie paix est à recevoir de son Père miséricordieux et de l’Esprit qu’il nous envoie.

Alors bonne année de paix à vous tous, à vos familles, à nos concitoyens et aux multiples peuples dont nous sommes originaires.

Père Dominique Fontaine

 

Marche en soutien aux Rohingyas  

Quand Fraternité rime avec Paix

  Taizé : Sous la pluie et les pavés, la prière.  

Un hommage aux soldats de la grande guerre

  DOSSIER 
Ensemble pour
l'extension du
centre pastoral
 

ACTUALITE

INTERRELIGIEUX

Marche en soutien aux Rohingyas

Par Marie-José Fournier

A l’occasion de la journée internationale des Droits de l’Homme, le dimanche 10 décembre, la toute nouvelle Association de l'Esplanade des Religions et des Cultures organisait une marche pour exprimer son soutien fraternel aux populations discriminées et persécutées en Birmanie.

 

2017%2012%2010_15%2017%2005_JMF_DSC06827.JPGPrès de 200 personnes de toutes religions ont marché ensemble, à Bussy-Saint-Georges, depuis la pagode lao jusqu’au RER, en soutien aux Rohingyas. Ces derniers mois, plus de 600 000 musulmans ont fui les violences en Birmanie vers le Bangladesh voisin.

« Merci à tous ceux qui ont affronté le vent et le froid pour participer à cette Marche pour la Paix si symbolique. Nos différences nous enrichissent et même si nous ne parlons pas tous la même langue, nous avons le même langage, celui du cœur ! » C’est ainsi que Claude Windisch, président de la communauté juive et de l'Association de l'Esplanade des Religions et des Cultures, accueille les participants, après la marche, à la salle Louise Weiss.

« Le bouddhisme est une religion de paix. Nous voulons montrer une autre image que celle de certains bouddhistes extrémistes birmans. » Keo Chantharangsy, représentant la pagode lao, résume, à travers des cartes, l’histoire de cette partie de l’Asie autour du golfe du Bengale : la colonisation, les forces politiques, les migrations…

Et puis Sakina Kechirat explique le rôle du Collectif HAMEB (Halte Au Massacre En Birmanie) qui s’est formé afin d’informer et de sensibiliser sur les conditions de vie des minorités ethniques en Birmanie et notamment sur la communauté Rohingya, aujourd'hui considérée par l'ONU comme « une des minorités les plus persécutées du monde ».

« Le peuple Rohingya est digne, l’hygiène est précaire, il y a beaucoup d’enfants » témoigne Radoine Khorchi, bénévole de l’ONG Dignité Internationale. « Je veux voir la vie avec les yeux de ces enfants, avec leur sourire. Un humanitaire c’est un citoyen du monde. Nous voulons leur venir en aide, leur donner le droit à la citoyenneté, à l’éducation. »

Le père Dominique Fontaine ajoute que le Secours Catholique a voté une subvention de 150 000 euros pour les réfugiés rohingyas au Bangladesh.

A son tour, Yann Dubosc, maire de Bussy-Saint-Georges exprime ses vœux de paix : « Aujourd’hui il peut se passer plein de choses dans le monde sans qu’on s’en préoccupe. Qui sommes-nous si nous ne réagissons pas à ce qui se passe dans le monde ? En 2018, année de la Paix, montrons que nous pouvons vivre dans la paix. »

Avant de se séparer, une déclaration commune a été lue par les représentants des religions

 

Déclaration commune Association de l’Esplanade des Religions et des Cultures

Marche interreligieuse du 10 décembre 2017 en soutien aux Rohingyas

Face au drame d’une violence extrême qui se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous, nous voudrions manifester notre soutien et notre compassion aux Rohingyas de Birmanie.

Aujourd’hui, à travers cette marche pour la paix, nous voudrions porter un message de solidarité et d’amour à tous les êtres humains. Nous invitons à suivre la voie de la compréhension et du respect.

Nous souhaitons réaffirmer au monde les valeurs de nos différentes religions, que nous nous efforçons de vivre ensemble dans notre ville, et en particulier les principes bouddhistes les plus fondamentaux de non-violence et de compassion.

Ces principes fondamentaux enseignés par Bouddha sont au cœur de la pratique bouddhiste :

• L’enseignement bouddhiste est fondé sur les préceptes consistant en s’abstenir de tuer et de causer du mal.

• L’enseignement bouddhiste est fondé sur la compassion et le soin mutuel.

• L’enseignement bouddhiste offre le respect à tous.

L’association de l’Esplanade des Religions et des Cultures, bouddhistes, chrétiennes, juive, musulmane, défend ces valeurs. Nous réaffirmons notre solidarité avec toutes les victimes de la violence, de l’exclusion, de la souffrance et de la persécution.

Nous adressons notre soutien aux associations qui œuvrent en Birmanie et au Bangladesh pour la non-violence et pour l’accueil des réfugiés. Nous demandons aux responsables politiques de tout faire pour la restauration de la paix et des droits de l’homme. Nous prions pour que toutes les ethnies de la Birmanie vivent dans une coexistence paisible et dans l’espérance sur cette terre.

Pour conclure, nous faisons nôtre cette parole d’un grand homme de paix, Monsieur Nelson Mandela : « Nous travaillons ensemble pour soutenir le courage là où il y a la peur, pour encourager la négociation là où il y a le conflit, et pour donner l’espoir là où règne le désespoir ».

 Bussy-Saint-Georges,
le 10 décembre 2017

Commémoration des attentats

Le mardi 9 janvier, pour commémorer le troisième anniversaire de l’attentat de l’HyperCacher de la Porte de Vincennes, les responsables des religions de Bussy viendront se recueillir sur place à 19h, avec la banderole de l’association de l’Esplanade : " A Bussy, vivre sa foi dans la paix et l'harmonie "

 

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Quand Fraternité rime avec Paix !...

Par Patrick Mannier

Cela donne une sixième rencontre à la Pagode Fo Guang Shan, toujours riche en couleurs et en partages. C’est en effet dans la grande salle, bondée, que la fête pour la paix s’est déroulée le 1er janvier, unissant Bouddhistes, catholiques, protestants, musulmans, juifs et Hindous dont les représentants se sont exprimés avec force conviction et chaleur.

La musique était omniprésente, ainsi que chants et danses, prières et cérémonie de la lumière, autant de façons différentes et complémentaires de consolider les liens entre les membres d’humanité, car c’est bien ce qui nous a réunis.

C’est Yann Duboscq, Maire de Bussy qui a rappelé qu’ici parler de paix n’est plus un vœu mais un fait, sans oublier que cette paix reste fragile et nécessite un travail quotidien. « Travailler pour renforcer nos liens » tel est le mot d’ordre de Claude Windisch, président de la communauté juive représentant l’association J’Bus, et le Père Dominique Fontaine d’ajouter : « Approfondir la non violence doit être pour 2018 l’année de l’apprentissage de la Paix ! Cette année va être riche en événements significatifs : conférences, concerts et bien d’autres initiatives ». Tant de diversités, pleines de couleurs se révèlent source de joie. C’est ce qu’a voulu signifier Farid Chaoui, président de l’association musulmane TAWBA : « depuis 2014 les préjugés de l’époque se sont effacés grâce à l’ouverture au monde de la communauté musulmane qui ouvre les bras à tous ! », tandis qu’Hicham conclu en rappelant que les actes de prière et d’aumône sont des sources de solidarité et de paix pour que les voies de la justice triomphent ».

C’est un message similaire que délivre Jeremy Martin représentant l’église évangélique : « changer le monde est le défi essentiel de notre temps. » Et citant le pasteur Martin Luther King : « Notre prière et notre espoir est que nous soyons inspirés par l’amour du prochain pour reconstruire notre monde pour une paix véritable ».

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Puis le Père Fontaine est revenu sur une déclaration du Pape François en insistant sur cette humanité qui peut devenir toujours plus la famille de tous, et sur notre terre qui peut devenir une véritable « maison commune… et il ne s’agit pas d’une utopie irréalisable »

« Que la Paix l’emporte » est le souhait de l’association BAPS organisation Hindoue, alors que renchérit l’association des moines Bouddhistes LAO : « redoubler d’énergie, ensemble, soyons une locomotive pour partager cette paix, vitale pour le bien de tous ! »

Et en guise de conclusion, la vénérable Man Quian, abbesse de FGS : « le point commun qui nous rassemble est la compassion ; donner c’est penser à l’autre. Donnez dans la joie, chaque jour, toute l’année… »

Un partage très convivial a clôturé cette belle rencontre .

La joie est donc le mot d’ordre de cette nouvelle année, forte de cette diversité qui rassemble en refusant la division.

Cette rencontre se fait l’écho de la messe du jour où des fidèles ont exprimé leurs vœux en langues natales. Un horizon très large est représenté qui donne à notre église sa dimension pleinement universelle, à l’image de cette Paix que nous voulons étendue et renforcée

 

LIVRE

Joséphine Bakhita - L'esclave devenue sainte, par Hervé Roullet.

Edition de l’Emmanuel, 2016.

Par Jean Dupuis

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Bakhita est née en 1869 dans une famille de paysans du Darfour, au centre de l’Afrique. A l’âge de cinq ans elle est enlevée par des esclavagistes, vendue puis revendue à des maitres inhumains qui l’astreignent à des travaux harassants et lui imposent de graves sévices (châtiments corporels, scarifications). En 1883 elle est rachetée par un diplomate italien qui ne la libère pas mais la traite humainement. Une année plus tard, le pays étant ravagé par les violences d’extrémistes musulmans, le diplomate regagne l’Italie et emmène avec lui Bakhita qui souhaite trouver une vie meilleure en Italie.

Arrivée à Venise elle est placée dans une famille qui la confie pour son éducation à un institut de religieuses, les filles de la Charité, où elle trouve le repos. Elle découvre l’amour de Dieu, et la personne du Christ. La famille veut la récupérer pour la mettre à son service mais elle résiste de toutes ses forces et obtient en 1889 que les autorités judiciaires proclament sa liberté et la délient de toute obligation à l’égard de ses anciens patrons.

Demeurée chez les religieuses elle est baptisée le 9 janvier 1890, et reçoit le prénom de Joséphine. Le même jour elle est confirmée et fait sa première communion. Elle entre au noviciat, puis prononce ses vœux de religieuse. D’une extrême humilité, pauvre parmi les pauvres, elle embrasse l’esprit des Béatitudes. Elle est éblouie par la bonté de Dieu, et consacre sa vie à l’action de grâces. Benoit XVI qui l’a longuement citée en exemple dans le chapitre 3 de son encyclique « Spe Salvi » a souligné que désormais elle avait une Espérance : celle de se dire définitivement aimée et attendue par cet Amour. Elle est morte en 1947, et a été canonisée en 2000. Elle est une patronne des africains opprimés.

Référence de la bibliothèque : 235-2.


PAGE des JEUNES

Témoignages : Sous la pluie et les pavés, la prière

 Par Elisabeth et Anastasia

 Nous étions un groupe de Bussy de 11 personnes et 13 autres du diocèse. Partis pour Bâle le 27 décembre vers minuit en car, nous sommes arrivés à Saint-Louis, en Alsace, vers 8h du matin. Nous avons été accueillis à la paroisse du Sacré-Cœur, avec des frères maristes.

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Chaque matinée était rythmée par la prière, le partage et les messes paroissiales le 31 décembre et le premier janvier à Brunstadt. Nous avons découvert la rigueur alsacienne : être à l’heure, une chorale réglée au millimètre !

Nous prenions le train de Mulhouse à Bâle pour la prière de 13 heures avec les frères de Taizé à la cathédrale, où j’ai eu la grâce, avec Antoine et Bruno, de rencontrer pendant quatre minutes Frère Aloïs.

Nous avons visité le vieux Bâle, mangé des bretzels et trouvé un café suisse avec des toilettes ! La vie est chère en Suisse ! Le soir, à partir de17h, nous faisions la queue pour prendre le repas du soir et celui du lendemain midi dans nos sacs, nous mangions dans un parking avant la prière avec les frères à 19h dans un stade de hockey sur glace transformé en hall de prière pour 10 000 personnes. Puis il nous fallait revenir avec un train ou un tram vers la gare et reprendre un train pour Mulhouse, sous une pluie battante ! Nous avons vécu le 31 décembre à la paroisse la prière de la paix et la fête des peuples, avec des danses et des feux d’artifice jusqu’ à 2h du matin.

J’ai fait connaissance de Baptiste, handicapé-moteur comme moi dans un fauteuil roulant. Il est champion de basket et a fait le tour du monde en fauteuil-vélo ! Il m’a accueilli chez lui dans son appartement de Mulhouse, avec Thuy-Ha.

Merci à tous les jeunes qui me poussent à chaque instant dans les côtes, sous la pluie et sur les pavés. J’aime la phrase de Frère Aloïs, qui nous envoie dans notre pays et notre Eglise « garder la joie de Dieu qui jamais ne s’épuise. »

Elisabeth

 J’ai été impressionnée par les 20.000 jeunes présents à Bâle et le nombre de nationalités présentes dans la paroisse où nous étions accueillis : Croates, Polonais, Italiens, Espagnols, Allemands ... Et chaque matin nous discutions autour des thèmes proposés par Frère Aloïs sur le thème : « creuser les sources de la Joie.

Anastasia

 

POLE BUSSY-LAGNY

Les inscriptions sont ouvertes .... Venez vivre en famille le Pélerinage de la réconciliation et de la paix à Taizé et  Ars les 14 et 15 avril 2018

" Se réconcilier avec soi, les autres et Dieu."

Samedi 14 avril
6h30 : RDV à Notre Dame du Val, Bussy-Saint-Georges
7h : départ en car pour Ars-Sur-Formans
12h : Sur les pas du curé d’Ars : marche d’approche sur le village comme l’avait fait le curé d’Ars lors de sa première venue
12h30 : Pique-Nique

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13h30 : Visite des lieux Saints
15h : Messe dans la basilique
16h15 : Conférence-Jeu sur Jean-Marie Vianney
17h30 : Installation chez les Sœurs de la Providence
19h : Diner
20h30 : Veillée de profession de foi. Témoignage des Sœurs

Dimanche 15 avril
7h : petit-déjeuner
8h15 : départ en car pour Taizé
10h : messe
11h15 : visite, boutique, jardin Saint-Etienne

ars1.png12h15 : Déjeuner à Taizé et café Oyak
13h30 : Rencontre avec un frère de Taizé :  La réconciliation, le pardon. Vivre à Taizé
15h30 : Goûter
16h : Départ de Taizé pour Bussy-Saint-Georges

Arrivée estimée à Bussy-Saint-Georges : 21h

 

 VIE PAROISSIALE

Noël 2017 : un hommage aux soldats de la grande guerre

Par Elise Chantin

Depuis 2014, un peu partout en France, les commémorations du centenaire de la première guerre mondiale se multiplient et pour ce dernier Noël, notre paroisse souhaitait rendre hommage aux soldats d’une façon un peu particulière.

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En effet, nous avons voulu montrer une facette de la guerre qui n’est jamais étudiée dans les livres scolaires des enfants. Nous avons choisi de raconter la manière dont s’est déroulée le premier Noël des soldats qui combattaient dans les tranchées : une histoire vraie révélée au grand jour il n’y a que très peu d’années, une histoire simple et émouvante, porteuse du vrai message de Noël.

L’hiver 1914 a été tellement rude et les conditions de vie dans les tranchées étaient si difficiles que, très vite, les hommes ne comprenaient plus l’intérêt réel du conflit. Quel que soit leur camp, les soldats, épuisés et affamés, avaient besoin d’une trêve. Evidemment, officialiser une trêve après seulement 4 mois de guerre était impensable pour les autorités, cela aurait été perçu comme un acte de lâcheté, une honte nationale ! Pourtant, certaines garnisons ont osé penser et organiser une trêve, pour le Noël 1914, et des centaines de soldats sont allés jusqu’à fraterniser avec l’ennemi pendant cette période.

 la paix est un trésor fragile

Acte très grave de trahison à cette époque, c’est justement cet acte de courage que nous avons mis en lumière dans les églises de Saint Rémy à Montévrain et de Notre-Dame du Val à Bussy-Saint Georges. Notre veillée de Noël était donc un hommage rendu à tous les soldats qui ont célébré une messe de Noël, en 1914 dans les tranchées, car ils préféraient la paix aux combats, malgré un contexte historique qui ne tolérait aucune fraternisation.

Les enfants de la catéchèse ont été les messagers de cet hommage dans une petite mise en scène qui avait, au préalable, demandé la collaboration de chaque membre de la famille pour sa préparation : les papas ont prêté leur voix lors de l’enregistrement de la bande-son, les grands frères ont apporté leur savoir-faire informatique pour récolter des bruitages et les mamans ont aidé à l’apprentissage de la gestuelle des enfants ainsi qu’aux déguisements et au décor. Que tous soient ici chaleureusement remerciés.

Les enfants du caté, enfants d’aujourd’hui et adultes de demain, étaient également porteurs d’un autre message, celui du refus catégorique de faire la guerre quand ils seront grands ! Alors n’oublions jamais que la paix est un trésor fragile et que c’est aujourd’hui même qu’il faut la préserver, pour eux, demain.

 

Témoignages

" Une ambiance féerique et recueillie à la fois. Les enfants nous ont propulsé dans un face à face de combats qui se transforme comme par magie, un soir de Noël, en un moment d'échanges et de partages. Nous avons été émerveillés par le fabuleux spectacle conçu pour les enfants et interprété par eux sur une thématique qui, bien que grave, a gagné en légèreté grâce à la mise en scène. Le message de paix délivré à la fin du spectacle par les enfants à été la transition idéale pour entrer dans la célébration de la messe et annoncer la naissance du Prince de paix. Une paix que nous voulons préserver et à laquelle nous sommes tous attachés."              Jacqueline

" Les enfants du KT ont rendu un bel hommage à nos soldats. Ils écoutaient avec attention les dialogues et mimaient en même temps des scènes de guerre, puis la trêve de Noël 1914. La traversée des tranchées, la réconciliation entre les 2 troupes, reconnaissables par leurs casques réalisés par Elise et les enfants, et les échanges de présents étaient très réalistes. La fin de la scène représentait un aumônier officiant une messe face aux 2 troupes mélangées. Les enfants ont pu délivrer leur propre message "non à la guerre", illustrant ainsi leur premier module du caté "Messager de Paix". La paix a bien été donnée par les enfants ce soir-là, à l'attention de l'ensemble du monde. "        Audrey

" Les enfants du caté nous ont montré que les soldats étaient avant tout des humains, animés par la même foi et le souhait de célébrer la venue au monde du Sauveur. L'histoire nous montre cependant que certains de ces hommes ont été sévèrement punis pour ce comportement sur le champ de bataille qui n'était en fait que...chrétien. Les enfants étaient contents de mimer cette trêve, ils étaient frappés de voir que les soldats chantaient des cantiques de Noël, échangeaient des objets, jouaient au foot ou aux cartes... "Comme c'était Noël les soldats ont pu fêter la naissance de Jésus. Ce modèle de fraternisation peut être pour nous un exemple à suivre à l'école". "Les messagers de Paix, c'est nous" pouvait-on lire sur la banderole confectionnée pour la messe, nous allons essayer d'être ces messagers dans la vie de tous les jours.
En conclusion, cette représentation était à l'image de la crèche de Notre Dame du Val cette année, en fil rouge avec le centenaire de la fin de la 1ère guerre mondiale en novembre prochain.
"          Augustin.

 

Quelle est la plus belle crèche ?

Par Patrick Mannier

 A Notre-Dame du Val, la crèche des enfants raconte la guerre des tranchées en Seine-et-Marne.

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Quelle est la plus belle crèche ? Question enfantine ou bien trop riche de sens ? Quand on réalise une crèche, c’est tenter de se faire l’écho d’un appel intérieur qui pourtant nous dépasse.

C’est cette idée de dépassement que les jeunes de l’aumônerie ont voulu concrétiser en réalisant la crèche de la Fraternité : drôle de nom pour une miniature de campagne où l’on voit des soldats qui s’observent, d’un camp à l’autre, un certain 11 novembre 1914, illustrant une page sanglante de notre histoire… et aussi une petite crèche au milieu des villages de Villeroy, Chauconin, Neufmoutiers, Penchard, Monthyon, Barcy, Dammartin-en-Goële, Monge-en-Goële, Saint Soupplets, Forfry et la ville de Meaux. Cette humble maison où va naître le Seigneur de la Paix soupire à rayonner sur le monde, mais le monde n’en veut pas.

Alors, au milieu des tranchées les hommes s’opposent et se détruisent, par millions !

Il y aura bien des trêves pour Noël, spontanées, de part et d’autres des lignes de conflits, comme une lueur de Fraternité, pourtant bien éphémère.

La lueur de Bethléem annonce une clarté bien plus grande au milieu des guerres de ce monde : c’est ce qu’a voulu annoncer cette crèche, simple peut-être mais tellement vraie. Cette crèche-là nous invite à donner à la Lumière toute sa dimension, en nous-mêmes et pour nos frères, là où se trouvent les vrais combats, ceux de la Paix !

Alors ici la beauté d’une crèche ne se traduit pas dans les paillettes et les guirlandes, mais dans la pureté du message qui s’adresse à nous, comme une autre manière de nous inviter à accueillir le Seigneur de la Paix en accueillant nos frères dans la prière et la compassion.


 

La souscription pour l’extension du centre pastoral décolle

Dans les derniers jours de 2017, un nombre important de paroissiens a versé sa participation sur 2017 pour la souscription. Certaines personnes de passage pour les messes de Noël ont elles aussi participé. L’équipe responsable du projet vous remercie pour cette mobilisation de fin d’année. Les chiffres sont éloquents.

Les chiffres du mois : Fin novembre   79 277 €
                                   Fin décembre  94 800 €

L’objectif que nous nous étions fixé était de 100 000 euros fin 2017. Nous pouvons l’atteindre, grâce aux paroissiens qui verseront leur contribution d’ici le 10 janvier, en datant leur versement au 31/12/2017, de façon à bénéficier de la déduction fiscale pour les impôts sur les revenus de 2017.

Il est donc encore temps.

Il nous faudra encore continuer en 2018, car dans le plan de financement, les travaux pourront commencer quand nous aurons atteint 200 000 euros

> Comment donner pour participer à l’agrandissement du centre pastoral :

- par internet  sur le site du diocèse - rubrique « j’aide mon Eglise » Préciser dans « autre affectation » : « Je souhaite que mon don soit affecté à : église Notre-Dame du Val »:

- par chèque bancaire à l’ordre de « ADM – église Notre-Dame du Val" bulletin de souscription disponible au fond de l’église ou au secrétariat, à déposer avec votre chèque au secrétariat du Centre pastoral 33 bd Thibaud de Champagne - 77600 Bussy-Saint-Georges

* 66% de votre don peut être déduit de votre impôt sur le revenu dans la limite de 20% du revenu imposable : le coût réel d’un don de 1500€ par exemple est alors de 500€.

 

 

Prière œcuménique pour l’unité des chrétiens

Le jeudi 18 janvier 2018, aura lieu à l’église de Bussy Saint Martin à 20 h 30 la prière œcuménique réunissant les catholiques et nos frères orthodoxes et protestants pour l’unité des chrétiens dans le cadre de la semaine portant le même nom. Par notre présence physique ou par communion de l’esprit, nous joignons nos voix pour demander pardon au Seigneur de nos manquements et pour tenter cette unité tant voulue par le Christ. Rappelons-nous de l’exhortation du Saint Père : « Déterminés à entreprendre tout ce qui est nécessaire pour surmonter les divergences historiques dont nous avons hérité, nous voulons unir nos efforts pour témoigner de l’Evangile du Christ, répondant ensemble aux défis du monde contemporain

Cong Dong Le

 

L'équipe communication Notre-Dame du Val Info
vous souhaite une belle année 2018 !


  DSC04121.JPGUn temps pour prier

 

Seigneur,

tu nous appelles à prendre le chemin de la rencontre, ouverts à l’autre, d’un autre pays, d’une autre culture.
Aide nous à nous mettre en route, ensemble.
Imprègne-nous de ta Parole, pour que nous puissions donner corps à ton Evangile.

En nous accueillant mutuellement, dans la confiance ;
car chacun est porteur d’un message de ta part.
Cette rencontre nous fera grandir en humanité.

En protégeant ceux qui sont dans le besoin,
particulièrement les plus faibles. Leur chair est ta chair.

En promouvant la vie de chaque personne
et un vivre ensemble fondé sur la bienveillance
et la reconnaissance mutuelle, terreau du respect,
de la fraternité, de la justice et de la paix.

En vivant dans une diversité réconciliée
qui permette à chacun de s’intégrer,
d’être capable d’apprécier la beauté de ce pays où nous vivons,
prêt à en prendre soin et à y apporter la richesse qu’il porte en lui.

Ce n’est pas toujours une voie facile ;
elle demande des choix, des dépassements.
Mais c’est une voie porteuse de vie et d’espérance qui mène vers ton Royaume.
Elle nous invite à cheminer en frères et sœurs, avec Toi à nos côtés.

Amen

Prière proposée pour la journée des Migrants du 14 janvier 2018

 

 

N’oubliez pas l’hospitalité, elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges"

 (Lettre aux Hébreux 13,1)

 
 Lumière de Bethléem 2015   © photo Jean-Marie Fournier