Notre-Dame du Val Info juin 2017

Eglise catholique - Secteur Val de Bussy - Juin 2017

VERSION IMPRIMABLE

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Pentecôte 2017

Dimanche 4 Juin, fête de l’Eglise. Aimée, critiquée, rejetée, famille, communauté, maison des peuples, assemblée, messe… L’Eglise se voit qualifiée de beaucoup de commentaires.

Et pourtant, un jeune, Francesco, va être ordonné prêtre pour notre diocèse et les Missions Etrangère de Paris pour partir… au Cambodge : c’est l’Eglise ! Merci de ta vie donnée Francesco !Prions pour que des jeunes deviennent prêtres !

L’Eglise de Céline qui donne sa vie comme religieuse auxiliatrice. Merci à toi !Prions pour que des jeunes filles consacrent leur vie à Dieu !

Ecrits des délégués synodaux ; certains d’entre nous ont accepté de réfléchir en Synode pour essayer de bâtir notre Eglise d’aujourd’hui et de demain en Seine et Marne. L’Eglise appelle chaque baptisé à se responsabiliser pour faire vivre l’Eglise !

L’Eglise du Frat de Jambville, pari fou de réunir 12000 jeunes de 13 à 15 ans !

L’Eglise des premières communions et des familles dans le Corps du Christ.

L'Eglise de la Pentecôte qui verra dix adultes de notre paroisse confirmés à la cathédrale de Meaux.

L’Eglise du dimanche 18 juin, notre père Evêque qui viendra confirmer 25 jeunes de Bussy et Lagny et donner pour la première fois l’hostie à des jeunes.

La validation de notre projet d’agrandissement des locaux paroissiaux par l’Evêque, pour vous accueillir toujours mieux ! (Bon de souscription !).

L’Eglise que j’aime, L’Eglise ma famille ! 

Père Bruno Sautereau

ACTUALITE

Interview Francesco Dintzner
Hors frontières : prêtre au Cambodge !

Par Patrick Mannier

David-Francesco Dintzner, diacre du diocèse de Meaux et membre des Missions étrangères de Paris, sera ordonné prêtre le 25 juin en la cathédrale de Meaux, et s’envolera ensuite pour le Cambodge. Avant ce grand départ, nous avons voulu recueillir ses impressions.

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Patrick - Francesco, Pourquoi partir aussitôt après l’ordination vers un pays lointain ?

Francesco - Je réponds simplement à l’appel que j’ai reçu il y plusieurs années, à l’âge de 19 ans : annoncer la bonne nouvelle de Jésus Christ à ceux qui ne l’ont jamais entendu. L’appel à devenir prêtre a résonné en même temps que celui à devenir missionnaire dans les terres lointaines. Je pars donc peu de temps après mon ordination, c’est mieux d’arriver jeune et en forme, comme un don fait par l’Eglise de Seine et Marne.
© Photo Kto

P. - Pourquoi spécialement le Cambodge ?

F. - Je n’ai pas choisi ce pays, je l’ai reçu. Je me mets à la suite de milliers de missionnaires des Missions étrangères de Paris qui sont partis sans connaître leur pays de destination mais confiants dans la mission donnée, sûrs de ne pas faire leur petite mission mais la mission du Christ et de son Eglise. La communauté catholique ne représente aujourd’hui que 0,2 % de la population dans ce pays de 15,9 millions d’habitants. Si la présence catholique dans le pays est relativement ancienne (XVIème siècle), l’Eglise a été presque totalement anéantie par le régime Khmer Rouge (1975-1979), lequel fut suivi par dix années d’occupation vietnamienne (1979-1989). De 65 000 fidèles en 1970, on n’en recensait plus que 5000 en 1990. Il y a aujourd’hui seulement 9 prêtres cambodgiens dans tout le pays, le besoin de missionnaires est donc criant. Le peuple cambodgien a un droit : l’annonce le trésor de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ.

P. - Ce choix est-il définitif ?

F. - Oui ce choix est définitif, quand on aime, on donne tout, c’est un peu comme dans le mariage, on promet alors fidélité à la mission qui nous est confiée, ce qui n’empêchera pas les crises et les difficultés ! Une vie ne vaut que si elle est donnée entièrement, c’est une réponse à l’Amour de Dieu reçu, un amour fidèle et sans limite.

P. - Ce choix, qui s’inscrit dans une démarche à la fois ecclésiale et personnelle, suit-il un parcours réfléchi ?

F. - Un jour, en Terre Sainte, à l’âge de 19 ans, j’ai fait la rencontre de Jésus Christ dans mon cœur, depuis je suis l’un de ses disciples. Je n’ai pas réfléchi longtemps avant de le suivre et, depuis, je prends des chemins que je n’aurais jamais pensé prendre, mais le choix que je vais faire le 25 juin en devenant prêtre est un choix de mon cœur autant que de ma raison, suivre le Christ est un chemin de vie et de bonheur. Le parcours, c’est de répondre à l’appel de Dieu, pour le reste je fais confiance !

P. - Votre mission ? Ce qui vous y attend ?

F. - L’apprentissage de la langue, la connaissance de la culture khmère, annoncer par ma vie et ma parole l’Evangile de Jésus Christ, planter l’Eglise en cette terre cambodgienne.

P. - Quel est le message que vous souhaitez délivrer à notre communauté ?

F. - Merci de me porter dans la prière et de venir à mon ordination le 25 juin en la cathédrale de Meaux à 15h30. Je suis le fruit de cette Eglise présente en Seine et Marne depuis des siècles. N’attendons pas d’avoir beaucoup pour donner, je suis un don de votre générosité, même si aujourd’hui nous avons également besoin de prêtres en France. Le fait de donner des missionnaires est un signe de vitalité de l’Eglise en France.

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Eglise sur pilotis dans un village lacustre au Cambodge     © Photo DR

 

> Contact :

Francesco revient deux mois tous les trois ans pour témoigner de la mission au Cambodge et maintenir le lien vivant avec les communautés chrétiennes de Seine et Marne.

Les Missions étrangères de Paris envoient plus de 100 volontaires par an. Vous pouvez aussi rejoindre la mission en tant que volontaire pour quelques mois.

http://volontariat.mepasie.org/

 

LIVRE

« L’AUTRE DIEU, la Plainte, la Menace et la Grâce », par Marion MULLER-COLARD.

Editions Labor et Fides, 2016. Référence de la bibliothèque : 231.

Cet ouvrage est une méditation personnelle de l’auteure sur le livre de Job à partir des expériences de sa vie personnelle et de son « métier » d’aumônière des hôpitaux. C’est une lecture forte, passionnante et source de conversion.

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Marion Muller-Colard, pasteure protestante, nous introduit tout de suite en terre d’impuissance : aucune étude universitaire ne prépare à l’impuissance face à la détresse de vies brisées par la maladie et/ou la perspective d’une mort certaine. Aucun pansement de bonne parole ne tient sur le désespoir qu’elle appelle « la plainte ». La plainte, c’est aussi la douleur de constater que notre Dieu, notre religion fut-elle authentique, ne nous protège d’aucun malheur, d’aucune « injustice » du sort. Les épreuves si douloureuses telles que la maladie d’un enfant (à laquelle l’auteure a été personnellement confrontée dans sa propre vie) nous font sortir de notre « enclos » dans lequel nous nous imaginons protégés par Dieu ; un dieu avec lequel nous ne pouvons pas nous empêcher de négocier notre sécurité.

Alors, lorsque nous sommes exposés ainsi à notre vulnérabilité absolue, à l’existence indéniable du mal qui peut nous atteindre nous même et pas seulement le voisin, nous pouvons perdre pied. Le seul qui puisse nous venir en aide, selon l’auteure, c’est « notre vieux frère Job » qui a traversé avant nous les terres de la religiosité « contractuelle », puis l’épreuve de perdre ce qu’il a de plus cher, puis le désespoir absolu, et qui s’est interrogé : SI donc Dieu n’est pas celui qui protège d’un enclos celui qui le révère, alors QUI EST-IL ? C’est sur le chemin de la Grâce que nous sommes invités à le suivre afin de découvrir l’Autre Dieu qui n’est autre que celui auquel nous croyons, le Dieu Vivant et Créateur, dépouillé des contrats de religiosité dans lequel nous l’enfermons toujours un peu, malgré nous. L’autre Dieu, résume l’auteure, « ne se porte pas garant de ma sécurité, mais de la pugnacité du vivant à laquelle il m’a invitée à participer ». Bonne lecture !

Nathalie Chevreul-Gonzales

 

PAROISSE 

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Lisieux 2017

 Une trentaine de jeunes de sixièmes avec 10 adultes partent le 17 mai à 5 heures du matin de Notre-Dame du Val vers Lisieux.

Célébration d'accueil à 9 h 30 avec le Père Santier, évêque de Créteil : 2000 jeunes et adultes réunis dans la basilique de Lisieux.

Voici quelques paroles au retour :

"J'ai aimé le Carmel, la prière à la châsse de Sainte Thérèse".

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"J'ai aimé le témoignage du Père blanc parti annoncé l'évangile en Mauritanie".

"Quelle belle ambiance dans le car !".

"La joie de croire en Dieu avec Zélie et Louis Martin dans la crypte".

"Fatigué, heureux. Vivement l'an prochain".

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"Apprends-nous à prier comme les parents de Thérèse l'ont fait".

"Donne-nous la joie de l'évangile"

Père Bruno

 

SOLIDARITE

L’accompagnement scolaire du Secours Catholique recrute

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Les bénévoles accompagnateurs scolaires de l’antenne de Bussy lancent un appel :

Comme chaque année à cette époque, nous savons que certains membres de l’équipe vont nous quitter pour d’autres activités, d’autres engagements …

Alors, si vous aimez les enfants, que vous avez envie d’en accompagner quelques uns dans leur scolarité et leur ouverture au monde, venez nous rejoindre, ils ont besoin de vous.

(jeunes du CE1 à la 3ème , séances d’1h30 par semaine sauf vacances scolaires)

Contact : Annick (06 81 55 86 49)

 

 Devenir famille(s) de Dieu

La 38eme Rencontre Nationale des Communautés Catholiques Africaines Notre Dame du Val, s'est déroulée les 13 et 14 mai 2017 dans la joie et le partage.

Pour la 1ère fois, notre diocèse de Meaux et notre secteur pastoral ont accueilli les 13 et 14 mai la rencontre annuelle des représentants en France des Communautés Africaines. Les Communautés africaines du diocèse, encouragées par notre père évêque Mgr Jean-Yves Nahmias et appuyées par sa déléguée à la Pastorale des migrants, Martine Morançais, l’aumônier diocésain du Secours Catholique, le père Jean-Philippe Moufflard, nos prêtres Dominique et Bruno et les paroissiens du pôle qui ont hébergé, comme des parents, des participants, ont eu la joie de faire vivre et vivre une rencontre dont Dieu notre Père a vu comme elle a été bonne ! Sur le thème « Communautés Chrétiennes Africaines : Devenir famille(s) de Dieu », nous nous sommes enrichis de nos chemins de vie, de foi et d’amour, nourris par la miséricorde et l’amour du Père qui surabondent de l’encyclique du pape François, Amoris Laetitia, la joie de l’Amour - dans la famille-, présentée par le père Jean-Philippe et le père Paul Quillet, aumônier national des Communautés Africaines.

Fonder une famille, une vocation

Nous avons ressenti combien Dieu est présent là où il y a une famille, peu importe sa composition, et de l’amour. Fonder une famille, la rendre féconde d’amour en son intérieur et pour le monde, est une vocation qui participe au rêve de Dieu pour l’humanité. Dieu ne nous rejoint pas parce que nous sommes parfaits, mais dans nos fragilités et parce que nous avons besoin de Lui. C’est là qu’Il nous invite à vivre avec Lui des chemins-bonheur Passion-ants ! Car aimer implique aussi parfois souffrir…

Cette rencontre que nous avons senti portée par l’Esprit-Saint (de famille !), vécu ensemble jeunes et vieux, africains, européens et plus ( !), nous a rappelé à notre coresponsabilité, pour que nos communautés, deviennent des familles de Dieu et pour contribuer à la mesure de nos fragilités et de la démesure de la toute-puissance du Dieu Amour, à former une seule famille Eglise rassemblée par Notre Père.

Pour obtenir le compte rendu pastoral de la rencontre, contacts Chrétiens du monde : Justinia et Jean-Philippe 06 69 54 57 03. Bientôt en ligne également sur le site du diocèse (Paroles du mois de juin)

Jean-Philippe Clément

 
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Joie et sérieux de partager
nos expériences de vie et d'amour
 
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Joie fin de messe
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Joie de célébrer et d'être envoyé
 
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Joie fin de messe
 
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Joie fin de messe
 
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Joie d'apporter les offrandes
 
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Joie du repas partagé
 
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Joie de servir et partager le repas
 
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Joie d'apporter les offrandes

© Photo Marie-José Fournier et Martine Morençais


VIE PAROISSIALE

POLE BUSSY-LAGNY

Les moments de grâce du pèlerinage

Retour sur le pèlerinage de pôle à Pontigny, Vézelay et Nevers, à travers quelques témoignages.

A l’exemple de la petite Bernadette

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Nous avons découvert le couvent Saint-Gildard et sa reconstitution de la grotte de Massabielle. J'ai découvert la vie de la "petite Bernadette" devenue Sœur de la Charité à Nevers. J'ai été frappée par la foi qui émane encore de son corps conservé intact, sous une châsse. Cette confiance en Jésus, qui l'a nourrie et ne l'a jamais quittée, lui a donné une force de vie, elle si petite, si fragile, si pauvre pour se battre contre la maladie, la sienne et celle des plus démunis. Quelle leçon pour nous qui cherchons à aller toujours plus loin, plus vite et plus haut ! Cela m'enseigne, dans cette réalité, à m'orienter non seulement pour le plus pauvre et le malade, mais aussi à désirer être constamment à l'écoute de Dieu et de l'autre dans cette proximité du cœur. Que ce don de soi véritable aide l'Esprit saint à entrer en nos vies et à guider nos actes pour vivre ensemble, en communauté.

Claire 

 Heureux ceux qui marchent lentement

Merci à ceux qui ont marché vers Vézelay. Merci à ceux qui avaient des difficultés et ont eu besoin d'aide pour marcher. Ils n'ont pas été des freins, bien au contraire, ce sont eux qui nous ont montré la voie, à nous qui aurions probablement galopé, par habitude. Ils nous ont montré qu'on ne peut pas avancer à grands pas, que l'on ne peut pas courir sur la route du Seigneur. Ils nous ont montré que nous sommes appelés à marcher lentement dans notre vie, sur notre chemin de conversion car il est fait de nos faiblesses. C'est en comprenant, en assumant, en acceptant toutes ces pauvretés que l'on peut vraiment suivre la route du Christ, que l'on arrive à cheminer doucement à notre rythme personnel mais aussi au rythme des autres car seul on n'est rien. Les autres, parfois ce sont eux qui nous portent. Merci !

M.Th.

Infirmière, comme Bernadette

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La dernière journée, à Nevers, le Père Dominique nous a enseigné la vie de Bernadette, son travail d'infirmière auprès des sœurs malades, en reprenant des paroles de son carnet intime. A mon retour, dès le lendemain, je fus appelée à lui demander son aide pour la première fois. En effet, allant au chevet d'une amie de 89 ans en fin de vie, je la trouvais agonisant et réclamant ses enfants, les douleurs toujours présentes malgré les analgésiques. Alors tout naturellement, j'ai fait appel à Bernadette : « Toi, qui a tant aidé et veillé les malades dont tu avais la garde, je t'en prie, fais quelque chose pour notre sœur qui n'en peut plus ». Eh bien cette amie a fini par s'endormir paisiblement et fut rappelée à Dieu quelques heures plus tard...

Encore un grand merci pour tout ce travail en amont et pendant tout le temps du pèlerinage à tous ceux qui se sont investis pour faire de ces trois jours une réussite. Merci Seigneur de ce partage. Tu nous rassemble et tu nous fortifie pour que, rentrés chez nous, tous ceux que nous approcherons soient touchés par ta grâce !

Mireille

 Le plus dur, c’est d’y aller !

Le pèlerinage a commencé avec cette petite question intérieure : On y va ou on n’y vas pas ? Trois jours, ce n’est pas un peu beaucoup ? Et puis on revoit toujours les mêmes ! Le démarrage à 7h00 pour commencer un pont, ce n’est pas un peu tôt ? Vézelay on connaît : on y est allés déjà en paroisse en 2000… Pour tout dire, nous n’étions pas hyper motivés, avec plein de bonnes raisons pour surtout rester chez nous, encombrés en plus d’à priori peu enthousiasmants. Donc on laisse tomber ?

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Depuis plusieurs mois nos amis nous relançaient… Pontigny et Nevers : on ne connaît pas ! Visiter le centre de formation de l’AJ Auxerre pour les enfants ? Cheminer dans les vignes avec dégustation de Chablis, pourquoi pas ? Camper avec nos enfants sous une même tente ? Ah oui, cela serait drôle… ce fût notre déclic ! Occasion de vivre une aventure familiale, donc nous voilà inscrits !

Nous avons vécu une fantastique aventure, les uns avec les autres ! Ce fut un beau mélange Bussy Lagny : un groupe d’aumônerie de 5ème, des familles, des personnes âgées, des styles variés. La Bourgogne nous a comblés de soleil, de ses belles églises (Pontigny, Vézelay), sans oublier les délicieuses gougères. Un grand Bravo aux organisateurs pour ce parcours, véritable temps de découvertes. Sur le plan spirituel, nos petits groupes de partage sur « notre credo » en Dieu Père, en son fils Jésus et en l’Esprit Saint nous a permis aussi d’aller vraiment les uns vers les autres et de cheminer en nous mêmes ! Merci Seigneur pour ces temps fraternels, de prière, et de vie de communauté paroissiale !

Quel temps de ressourcement et de joies merveilleux… alors ne manquons pas le suivant !

Aude et Jérôme


 DOSSIER

La démarche synodale

20170513_sousComission%20Seniors.jpgUne sous-commission Seniors Bussy-Lagny                                                                                             © Photo Béatrice Garcin

La démarche synodale : comment ça se passe ?

La démarche synodale a démarré le 1er octobre 2016. Deux collèges (Juniors et Seniors) représentatifs des diversités de notre diocèse, travaillent ensemble. Pendant deux ans, les délégués juniors et seniors prennent un engagement de l’ordre d’une réunion par mois, ainsi que quatre journées communes d’assemblée synodale. L’objectif est de faire des propositions pour une Église diocésaine toujours plus missionnaire.

Le collège Juniors regroupe des représentants des moins de 30 ans, pour permettre aux jeunes d’apporter leur vision propre à notre réflexion diocésaine. Le collège Seniors est constitué de quatre commissions : Aller aux périphéries, rencontrer nos contemporains et annoncer l’évangile, évangéliser les jeunes et accompagner leurs familles, vivre la charité qui témoigne du Christ ressuscité, vivre le jour du Seigneur et faire de nos rassemblements eucharistiques dominicaux une communion fraternelle

L’assemblée du 13 mai dernier à Meaux a permis de faire le point du travail de chaque groupe et a proposé l’an prochain d’aller au cœur de la foi, de revenir aux fondamentaux de notre foi, comme le Je crois en Dieu, en essayant de trouver un langage qui parle à nos contemporains. Nous vous en reparlerons. Mais voici déjà quelques témoignages de plusieurs délégués de notre pôle Bussy-Lagny.

Etre disciples touchés par la joie de l’Évangile nous pousse à être missionnaires

Par Thuy-Ha Tran-Minh

Synthèse des travaux de la commission synodale « Communauté et convivialité » par les délégués du collège junior.

 Depuis le lancement de l’Assemblée Synodale diocésaine, nous sommes une dizaine de jeunes à nous réunir régulièrement en équipe de travail sur la thématique « Communauté et Convivialité ». Délégués au sein du collège des juniors et provenant des différents pôles de Seine-et-Marne, nous mettons en commun notre diversité, reflet de la richesse du diocèse de Meaux, en nous plaçant dans la perspective du thème de l’Assemblée : « Etre disciple-missionnaire dans la communion fraternelle ».

 

Lors de l’assemblée plénière du 13 mai, il nous a été demandé de présenter une synthèse de notre commission synodale « Communauté et Convivialité » ; laquelle s’organise autour de plusieurs axes :

- L’accueil autour de la messe, constituant le temps central de la communauté fraternelle

- Les groupes paroissiaux, qui se retrouvent régulièrement pour vivre des temps conviviaux et des temps de partage de la foi, sont autant de portes d’entrée dans la communauté dans toute sa diversité et selon les sensibilités de chacun

- Les retraites/pèlerinages et le rôle du prêtre, favorisant le développement de liens et d’amitiés intergénérationnels et entre les différents groupes

- « Etre disciples touchés par la joie de l’Évangile nous pousse à être missionnaires »

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Il s’agit désormais de faire avancer notre sujet à la fois dans sa problématique et dans son expérimentation en vue de la prochaine assemb lée plénière du 14 octobre :

- Comment soutenir la vocation baptismale de disciple-missionnaire et porter un témoignage d’amour fraternel, notamment aux membres les plus fragiles ?

- Comment former le Corps du Christ les groupes paroissiaux et rassembler autour du Christ par la communion fraternelle ? 


Interview Jean-Baptiste Klika
Etre disciple - missionnaire pour vivre le jour du Seigneur en communion fraternelle

Propos recueillis par Cong-Dong LE

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La quarantaine bien bâtie, Jean-Baptiste se dresse comme un homme joyeux, aux échanges faciles et ouverts. Délégué synodal au sein de la commission « vivre le jour du Seigneur », Jean-Baptiste nous explique le pourquoi de son engagement et le comment dans cette démarche.

Cong-Dong – Jean-Baptiste, pourquoi choisir cet engagement et cette commission précise ?

Jean-BaptisteA vrai dire, ce n’est pas moi qui ai choisi. J’évolue depuis un certain temps déjà dans le groupe « Chrétiens du Monde »où nous essayons de vivre la liturgie d’une façon plus vivante. Un jour, le père Dominique m’a proposé cet engagement. Selon lui, et avec l’aide de Dieu, par mon caractère, je peux être utile. J’ai accepté avec joie et au fil des rencontres , je ne regrette pas d’avoir répondu favorablement à cet appel.

C-D – Concrètement, quelles sont les avancées de votre commission ?

J-B Nous sommes partis des constats, puis nous avons fixé des objectifs et enfin, nous avons cherché des outils ou des moyens pour atteindre ces objectifs. Deux constats reviennent souvent : la messe dominicale est ennuyeuse, et il n’y a ni avant-messe ni après-messe. On vient et on s’en va. Il faut être participant, pas seulement spectateur.

C-D- Quelles sont les pistes préconisées par la commission ?

J-BPour rendre plus attrayante la messe on doit se fier aux initiatives, déjà très nombreuses, des communautés locales. Par exemple, rendre plus solennelle la célébration eucharistique, ne pas banaliser la messe ni en faire un spectacle. Se préparer à la célébration, lire les textes avant. Animer la liturgie par des chants, avec un orchestre, illustrer des scènes de l’évangile… Lors des messes des nations, montrer par groupes ethniques, comment on vit sa foi de par le monde.

Quant au deuxième constat, pour être missionnaire, la route est encore longue avant de pouvoir aller aux autres avec amour et efficacité. Un plan de formation sera mis en place d’abord pour les délégués, ensuite pour l’ensemble du peuple de Dieu.

C-D - Merci Jean-Baptiste. Pourriez-vous résumer le travail de la commission dans une seule phrase.

J-B - Pour vivre le Jour du Seigneur et faire de nos assemblées eucharistiques une communauté fraternelle, il faut cesser d’être spectateur, et devenir participant : donnons et recevons.


Vivre la charité du Christ ressuscité

Par Dominique Fontaine

Synthèse des travaux de la commission synodale « Vivre la Charité qui témoigne du Christ ressuscité » en vue de l’assemblée plénière du 13 mai.

Après avoir défini ce qu’il faut entendre aujourd’hui par le terme « charité du Christ Ressuscité » et sa spécificité chrétienne à savoir l’Amour de Dieu lui-même « Dieu a tant aimé le monde … » nous avons décliné cette approche en précisant ce point primordial : il ne s’agit pas de « faire la charité » mais de laisser la charité de Dieu agir en nous-mêmes et nos communautés.

En effet, la charité se répand par des actes, des attitudes, par contagion et exemplarité, c’est la relation au Christ pour accueillir l’autre. La charité appelle la réciprocité et l’échange, c’est l’expression de l’Amour que Dieu porte à chacun. La spécificité de la charité chrétienne, c’est la charité de Dieu lui-même. Il nous faut donc approfondir le sens de cette charité divine. L’année de la miséricorde nous y a aidés et doit encore nous y aider. La force de la charité se nourrit de la prière.

Nous avons tenté d’approfondir ces thèmes autour des deux questions suivantes :

1. Comment vivre la charité dans nos communautés en particulier autour de la messe et des différentes activités paroissiales ?

2. Comment nos communautés peuvent-elles vivre la charité dans leur environnement social et toutes les situations dans lesquelles peut se manifester notre charité chrétienne au plan paroissial et au-delà ?

Après l'assemblée du 13 mai, nous allons poursuivre notre réflexion sur le lien entre cette charité vécue communautairement et l'eucharistie. Comment les plus fragiles, ceux qui souffrent et ceux qui se sentent exclus de la société peuvent être mis au cœur de nos eucharisties, comme le demande le pape François


Interview Pierre Sarton du Jonchay
La Charité c’est se trouver pauvre parmi les pauvres

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Par Marie-José Fournier

Pierre habite à Lagny. Ancien banquier, il nous livre sa réflexion sur la charité et son implication dans la Démarche Synodale.

Marie-José Fournier - Pierre, qui êtes-vous ?

Pierre Sarton du JonchayJ’ai 55 ans, 4 enfants, je suis entrepreneur-chercheur en système d'information monétaire et bancaire. J'anime un groupe d’aumônerie pour les 6ème à Lagny et fais partie d'un groupe EDC (Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens) sur Bussy-Lagny-Chelles. L’Eglise est une entreprise de foi, avec des finalités et des objectifs concrets. Nous en avons parlé avec le père Dominique au sein des EDC. Quand il m’a proposé de participer à la Démarche Synodale, je m’y suis engagé.

MJF - Pourquoi participez-vous à la Démarche Synodale?

PSJ - Je suis à une étape de ma vie où je regarde ce qui a marché ou non tout en cherchant à progresser dans la foi. L’Église est indispensable à ma vie de croyant. Comment l’Eglise s’organise-t-elle ? C’est une question qui me concerne au plus haut point. J’ai commencé ma carrière dans la banque. J'ai découvert que la crise actuelle de notre système économique et financier est liée à la crise de la foi où nous ne savons plus ni comment ni pourquoi nous vivons en société. Le Dieu unique en trois personnes est l’ Amour créateur du monde concret dans lequel nous vivons. Samedi, en assemblée plénière, nous avons lu le texte où l’apôtre Philippe demande à Jésus « Montres-nous le Père », et Jésus répond : « Tu l’as devant toi » (Jean 14,6-14). Le Père créateur est incarné dans l'humanité visible par le Christ. C’est une explication lumineuse de ce que nous croyons, que notre incarnation est la volonté explicite du Créateur.

MJF - Le travail de la Démarche Synodale, c’est quoi ?

PSJ - Dans la Démarche Synodale, nous cherchons à ajuster la vie de l’Eglise à la vie moderne des hommes d'aujourd'hui. Sur le diocèse il y a beaucoup de manières de dire et d'expérimenter la vie et la foi. Nous sommes un diocèse de mission. La vocation de l’Eglise c’est de s’intéresser à tous les humains. Comment répondre aux attentes des habitants de la Seine et Marne ? C’est la mission du diocèse. Nous sommes le ferment de la société à construire pour tous les hommes. Là, nous sommes au cœur de la Charité. A quoi sert l’Eglise dans l'expérience que nous pouvons tous avoir de la charité que nous soyons croyants ou non ?

MJF –Selon vous, qu’est-ce qui fait la spécificité de la charité chrétienne ?

PSJ – Pour beaucoup, la notion de charité est liée à la pauvreté et à l’élan charitable. Au premier abord nous voyons la charité comme l'élan de celui qui a vers celui qui n'a pas. Nous avons constaté dans notre commission que la charité du riche au pauvre dissimule la vraie charité. La charité du croyant, ça ne peut pas être cela. Il n’y a pas de hiérarchie dans la Charité. C’est une relation réciproque entre égaux. C’est là que l’on retrouve la spécificité du christianisme : la personne incarnée du Créateur (le Christ) est la source de la Charité en adoptant l’humanité, en se mettant au même niveau que l’homme. De même, la Charité c’est se trouver pauvre par rapport à d’autres pauvres, c’est la charité partagée. Nous nous transformons réciproquement. On manque soi-même de ce qu’a l’autre justement quand il paraît dénué de tout. Dans la Charité, on se réjouit de ce que l’on n’a pas parce qu'on peut s'enrichir de tout ce que l'autre est dans son dénuement.

MJF –Quels sont les défis à relever par l’Eglise maintenant ?

PSJ - Dans le travail de notre commission sur la charité, il y a une dimension économique forte et concrète. La Charité est une ressource parce qu'elle nous rend matériellement complémentaires les uns des autres pour vivre humainement. Aujourd’hui nous sommes dans un monde où l’individualisme est roi. Un monde où nous sommes des individus juxtaposés appelés à exister les uns aux dépens des autres. Nous ne faisons plus société. Nous n'arrivons plus à croire que nous existons par solidarité, que nous fassions partie d'une seule famille. Pour reconstruire les sociétés il faut inventer de nouveaux métiers, de nouveaux comportements. Le rôle de l’Eglise est de réinventer la vie par la communion fraternelle. C’est une démarche très politique. C’est le défi que veut relever l’Église de Seine et Marne.


Témoignage - Elisabeth Boudart
Evangéliser les jeunes et accompagner leurs familles

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Dans la Démarche Synodale, Elisabeth participe à la commission « Evangéliser les jeunes et accompagner leurs familles ». Elle témoigne ici du travail accompli dans cette commission et de son expérience en aumônerie.

 Evangéliser les jeunes :mission impossible ?

Dans la commission « Evangéliser les jeunes et accompagner leurs familles », dont je suis membre, nous nous sommes aperçus que c’est surtout la famille qu’il faut évangéliser. Les enfants, les jeunes, parlent de l’Evangile entre eux, même au lycée ou au collège. Les jeunes, quand ils sont en marche, ils sont en marche. Avec les parents, c’est plus compliqué. Par exemple, pour le Frat (du 3 au 5 juin nous avons 30 jeunes sur le secteur), il faut monter les tentes le dimanche précédent. J’ai sollicité les parents pour m’aider. Pour le moment, aucun n’a répondu. Comment vais-je faire pour monter les tentes tout seule là-bas ? Je cherche deux personnes. Les jeunes, eux, ils seraient tous là pour m’aider. C’est la même chose pour les accompagnements. Je passe beaucoup de temps à téléphoner aux parents. Ils ne veulent pas s’investir, même une demi-journée. C’est très décevant. C’est très fatiguant de toujours demander, j’ai l’impression de harceler les gens. Il y a des jeunes qui veulent venir à l’aumônerie, participer aux rassemblements, mais ils ne peuvent pas, à cause de l’éloignement, et aussi de l’autorité des parents pour lesquels c’est une question de priorités : la réussite scolaire de leur enfant. C’est une situation que l’on retrouve dans toutes les paroisses. Les prêtres, les animateurs ne s’en sortent pas ; ils sont déconcertés, découragés. C’est parce que nous aimons les jeunes que nous résistons. Nous sommes énervés parce que nous y croyons. Le jeune, aujourd’hui, est délaissé, livré à lui-même.

Questionnements

Bien que souvent agités, les jeunes ont toujours des réponses extraordinaires, ils viennent dans la joie et ce sont souvent les plus turbulents qui sont les plus présents. Les sujets, l’éloignement, comment rapprocher les jeunes de l’Eglise ? Les parents aussi, comment les inviter à s’investir ? Il y a de nombreux animateurs en aumônerie qui ne sont pas assez proches des jeunes. Il faut utiliser leurs moyens de communication. Moi, je les appelle et je leur envoie des textos. Avec les jeunes il faut que ce soit précis, court et concis.

Les défis de la pastorale des jeunes

- Convaincre les parents qu’ils ont un rôle à jouer, qu’ils sont les premiers acteurs de l’évangélisation de leurs enfants, qu’ils viennent prendre leur place en catéchèse, à l’aumônerie. Pour commencer, qu’ils viennent voir comment ça se passe, et qu’ils aident à tenir les jeunes.

- Rejoindre les jeunes sur leur terrain avec des pédagogies adaptées et avec leurs moyens de communication.

- Laisser les jeunes s’exprimer, parler entre eux. Ils peuvent dire des choses très intéressantes sur la foi, sur le monde. Former des hommes et des femmes responsables. Former des missionnaires.


Aller aux périphéries, rencontrer nos contemporains et annoncer l’Evangile

Le point sur les échanges de la commission « Aller aux périphéries » de la Démarche synodale. Sortons-nous de notre propre confort et avons-nous le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile ? Tout un programme pour des chrétiens en marche !

Les périphéries, nous y sommes déjà engagés et de différentes façons : accueil, visites, solidarité, profession, engagements, prière... par la grâce de Dieu et les expériences ecclésiales.

L'appel du Pape nous ouvre aux périphéries existentielles c’est à dire dans le concret de la vie. Que ce soit sans crainte ou avec appréhension, nous vivons la joie de la rencontre : être avec les autres, savoir les accueillir comme ils sont, écouter et regarder sans chercher à convertir mais oser dire son espérance. Et puis on ne témoigne pas seul. "Etre seul, c'est s'exposer rapidement à l'épuisement". Etre en lien avec la communauté, inviter à la rejoindre, c’est aussi proposer le don de l'Amour par la gratuité dans une société consumériste.

Nos communautés sont missionnaires de nombreuses manières, par la vie fraternelle, dans la liturgie, la charité pratiquée et non déléguée... la liste est longue et belle. Mais ce n’est pas suffisant aujourd’hui, sans doute par manque de forces vives, vieillissement ou amenuisement des équipes, voire tendance au repli sur soi. Savoir se remettre en question n’est pas facile.

Le diocèse soutient les communautés, consolide, organise (des pèlerinages par exemple), coordonne, incite, guide, valorise les initiatives, encourage à être audible dans la cité. Que l'évêque et les prêtres s'invitent dans les périphéries, viennent partager un repas avec ces nouvelles personnes et leur dire que l'Eglise ne les oublie pas et qu'ils sont aimés de Dieu. Former les laïcs et leur faire confiance.

Alain DELEU

Interview -Béatrice Garçin
 
Ce qui m’entoure est périphérie

 Par Patrick Mannier
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Qu'est-ce qui me pousse vers les périphéries ? En quoi le Christ peut-il m'aider ? Est-ce que l'on peut être missionnaire tout seul ? Autant de questions que se pose Béatrice.

Comment, moi, je vais aux périphéries ?
Je ne vais aux périphéries. J’y suis. Ce qui m’entoure est périphérie. Ça ne se limite pas aux chrétiens que je rencontre mais c’est l’ensemble des personnes qui sont dans tous mes échanges. C’est ma rencontre avec Dieu et le Christ qui me permettent de témoigner. Dieu est là en permanence. Sa seule présence m’aide et je suis en périphérie tout le temps.

Qu'est ce qui m’a poussé vers la périphérie ?
Je suis tellement heureuse depuis que Dieu a enfin réussi à me faire ouvrir les yeux sur sa présence dans ma vie que lorsqu’une occasion se présente je témoigne de ma Foi. Je ne cherche pas à transmettre ma Foi qui est très personnelle. Je veux juste faire comprendre que nous recevons tous des signes que nous ne comprenons pas forcément, des signes pas toujours évidents de la présence divine. Si on me demande pourquoi Jésus ? Je réponds que c’est parce qu’il a existé, qu’il est réel, ce n’est pas une histoire inventée, mais également parce qu’il m’a été filialement transmis.
Pour mieux comprendre ce que je vis et le transmettre, je vais aux rencontres de proximité, je m’informe, je participe à des retraites… Je visite les personnes âgées avec le SEM. J’ai changé de profession pour apporter de la Vie là où elle semble s’effacer.

En quoi le Christ peut-il m'aider à aller vers les périphéries ?
J’ai fait le choix de Jésus parce que son sacrifice nous libère de tout. J’ose dire à ceux qui me questionnent que Sa Vie, Il nous l’a donnée comme une mère saurait se sacrifier pour sauver son enfant. Qu’il n’y a rien de plus beau que l’Amour qu’Il nous donne, et que la moindre des choses est de partager cet Amour à nos frères. Aimer n’est pas attendre quelque chose de l’autre, c’est juste donner. Ce n’est pas facile à faire comprendre dans notre société consumériste ou tout est monnayé et où règnent l’égoïsme et l’égocentrisme.

 Est-ce que l'on peut être missionnaire tout seul ?
Qui sommes-nous pour croire que seul nous pouvons réaliser quelque chose ? Il est important que toute la communauté soit accueillante. C’est ensemble que nous pouvons être missionnaires. Etre missionnaire c’est aller vers ceux qui ne croient pas comme nous, vers ceux qui ne croient en rien, vers ceux qui se posent des questions. A Bussy-Saint-Georges, il y a de nombreux échanges avec les autres communautés. J’ai personnellement de nombreux contacts, alors j’ai l’impression que ensemble, nous sommes missionnaires.



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Un temps pour prier

Une profession de foi

Je crois en toi, mon Dieu, source de toute vie,
Père plein de tendresse,
qui a prévu chacun de toute éternité
et qui l’aime d’un amour infini,
prêt à lui pardonner ses égarements et ses actes,
fussent-ils scélérats,
faisant tourner en bien tout ce qui lui arrive.
Tu tentes avec patience de nous apprendre à aimer,
de sorte que la vie soit victorieuse de la mort.
Tu nous as créés libres et donc capables de pécher.
Tu as voulu nous sauver par le don de ton Fils
et l’action de l’Esprit,
pour nous révéler ton amour de Père.

Je crois en toi, Jésus-Christ ressuscité.
Tu nous as montré à aimer même nos ennemis,
tu nous as montré que l’amour est source de vie,
même dans la traversée du désespoir,
des échecs et de la mort.
Cela nous fait vivre avec toi, dans la paix,
unis à toi qui est vivant aujourd’hui.

 Je crois en l’Esprit Saint,
Esprit du Père et du Fils,
qui inspire les hommes de toutes sagesses et religions,
pour qu’ils puissent vivre et aimer,
travaillent au bien commun et à une fraternité universelle,
corps du Christ pour une vie éternelle.
C’est lui qui oriente chacun vers le bien
et fait tourner chaque situation même négative
au bien de tous les hommes et de tout l’univers.

 Voici une profession de foi écrite par un paroissien, Laurent, lors du pèlerinage en Bourgogne.
Nous en publierons d’autres dans les prochains numéros, dans la perspective de la journée de pôle du 1er octobre2017 et de la démarche synodale du diocèse.

 

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père plein de tendresse"

(2Co1,3)