Notre-Dame du Val Info avril 2017

Eglise catholique - Secteur Val de Bussy - avril 2017

VERSION IMPRIMABLE

 

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 Edito
 
Les enjeux de ce mois d’avril

En ce mois d’avril, se présente à nous un enjeu important pour notre pays, avec le choix d’un président de la République, enjeu pour la justice et la cohésion sociale en France, pour l’avenir de l’Europe et de la « maison commune » qu’est la planète.

Les chrétiens que nous sommes vont aussi vivre ce mois à travers une démarche profonde, qui va nous ouvrir à l’enjeu d’une humanité réconciliée. En effet, nous allons suivre le chemin du Christ : Le dimanche des Rameaux, son entrée à Jérusalem, acclamé par le peuple des pauvres comme « un roi humble monté sur un ânon ». Le jeudi saint, le geste de l’esclave qui lave les pieds et celui encore plus mystérieux de faire de sa vie donnée du pain. Ce soir là, des jeunes et des adultes communieront pour la première fois. Le vendredi saint, nous le suivrons sur le chemin de sa croix, à Notre Dame du Val l’après midi, et aussi dans un chemin itinérant de Chanteloup (où un chemin de croix en mosaïque sera inauguré) jusqu’à l’église de Montévrain le soir. Le samedi saint, nous relirons toute l’histoire du monde dans la lumière de la résurrection : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ». Nous revivrons notre baptême à travers le baptême de 5 adultes et le dimanche de 9 adolescents.

Ce que nous allons vivre durant ce mois d’avril trouvera un accomplissement communautaire dans le pèlerinage en Bourgogne, aux sources de notre foi, dans une profession de foi communautaire au Père, au Fils et à l’Esprit. Et nous aurons la joie de débuter le mois de Marie en revenant le 1er mai par Nevers, où nous découvrirons Bernadette de Lourdes, dont le corps est encore intact, elle, la plus humble et la plus pauvre, à qui Marie s’est révélée.

Alors, nous aussi, vivons dans l’humilité, l’intériorité et la ferveur, ces enjeux du mois d’avril 2017.

Père Dominique

Reportage
L'espérance a guidé mon pas
 

Mgr Muyengo :
le courage de la foi

 

Pèlerinage à Meaux pour le KT-vacances

 

Pèlerinage de Pôle

  DOSSIER 
Dieu et l'argent

ACTUALITE

Reportage - « L’espérance a guidé mon pas »

La nuit de Pâques, cinq catéchumènes adultes recevront le sacrement de baptême à Notre-Dame du Val. Pour nous, Diamy Sissoko revient sur son parcours marqué d’abord par la détresse puis par l’espérance.

Par Cong-Dong Le

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Devant moi, se tient une jeune femme joyeuse, attachante et communicative. Il est difficile de deviner que cette personne a passé plusieurs années dans une détresse profonde tant sur le plan physique que moral.

Diamy est née dans une famille de culture musulmane non pratiquante. Elle se marie à 20 ans et entre sans le savoir dans un parcours de vie plein d’embûches. La grossesse et l’accouchement difficile de son fils lui laisse une maladie grave jusqu’à ce jour. En plus, les autres ennuis se succèdent. Ecoutons plus tôt Diamy.

Dans ma détresse, le Seigneur m’a envoyé l’espérance

« Suite à ces événements, mon couple va mal. Mon conjoint me bat et je sombre dans une lourde dépression. A l’époque, je ne reçois aucun soutien et je me tourne machinalement vers une autre compensation : l’alcool. Cette addiction est la plus terrible des maux car elle affaiblit le corps et anéantit l’esprit. Je sombre de jour en jour en abîme. Quelques personnes essayent de me soutenir et me parlent de la religion, mais je n’ose pas faire le pas, jusqu’à ce jour du printemps 2014. Je ne sais pas pourquoi ni comment, je me suis trouvée dans l’église de Notre-Dame du Val. L’église est vide mais mon cœur est rempli d’une sorte de paix et d’amour. Je commence à pleurer de toutes les larmes de mon corps car pour la première fois depuis très longtemps je ne me sens plus seule. Je reviens à l’église le lendemain puis les jours suivants. Je commence à regarder les statues : le Christ, La Sainte Vierge, Saint Joseph. Je les prie. Ne connaissant aucune prière chrétienne, je me contente de parler, de vider mon cœur surtout avec Marie, ma Maman. Je lui dis tout, je lui confie tout et comme ça, de jour en jour, je me sens plus légère, apaisée. Ce que je ne sais pas, c’est que le problème d’alcool s’en va, sans que je m’en aperçoive. L’été de 2014, l’alcool n’est plus mon recours. »

J’ai fait un pas vers le Seigneur, mais lui il a fait cent pas vers moi

« Je vais à la messe le dimanche. Je me retrouve dans une communauté accueillante, une nouvelle famille. J’apprends les prières et je commence quelques services auprès du Secours Catholique. Au fur et à mesure, j’ai envie de m’intégrer complètement dans cette famille et le baptême s’impose comme une évidence. C’est ainsi que, avec l’aide de Michel, Matthieu, Françoise, Marie-Thérèse et les autres, j’entre en catéchuménat en vue du baptême que j’aurai l’honneur de recevoir la nuit de Pâques cette année. Le Seigneur que j’ai senti d’une façon confuse au début devient, grâce au parcours du catéchuménat, un ami plus proche. Pour moi, le baptême n’est pas un aboutissement de ma quête personnelle mais un commencement d’une vie nouvelle pleine d’amour et d’espérance. Je suis consciente que mes problèmes ne cessent pour autant, mais le Seigneur est avec moi, et je ne serai plus seule dans mes combats. »

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En guise d’action de grâce,Diamy désire vivement participer au pèlerinage diocésain à Lourdes avec son fils pour remercier de vive voix Marie. Reste le problème financier qu’elle n’arrive pas à résoudre. Merci donc à notre communauté chrétienne qui l’a si bien entourée jusqu’à ce jour de lui permettre à réaliser son rêve. Pour ce faire, vous pouvez contacter le secrétariat de la paroisse ou le service du catéchuménat de notre secteur.

© Photos ADM

Les nouveaux baptisés

Dans la lumière de la veillée pascale, et le jour de Pâques, 5 catéchumènes adultes et 9 jeunes auront la joie de recevoir le baptême à Notre Dame du Val après une longue période de préparation. La communauté chrétienne partage leur joie en les accompagnant dans cette nouvelle étape de leur vie spirituelle.


Reportage - Le courage de la foi

Mgr Muyengo, évêque d’Uvira en République Démocratique du Congo, était à Bussy-St-Georges ce dimanche 26 mars. Dans son homélie il exhorte les paroissiens à avoir le courage de la foi et de l’espérance.

Par Marie-José Fournier

2017%2003%2026_mjf_dsc08537.jpgIl s’est passé beaucoup de choses pendant la messe animée par le CCFD-Terre Solidaire et les communautés africaines du diocèse, dont Chrétiens du Monde. Mgr Sébastien Muyengo est évêque d'Uvira au Sud Kivu et président de la Commission Episcopale pour les Ressources Naturelles (la CERN, créée récemment par la Conférence des évêques tant l’exploitation des ressources naturelles dont minières, notamment dans son diocèse, ont des conséquences catastrophiques pour la population). Il était invité à ce titre par le CCFD-Terre Solidaire pour la campagne de carême, la CERN étant un partenaire soutenu par le CCFD. La cérémonie, présidée par Mgr Jean-Yves Nahmias, a été scandée par des événements de la vie paroissiale du Val de Bussy : la deuxième étape de baptême de huit enfants du catéchisme, l’animation pendant la lecture de l’évangile par un groupe d’enfants du KT Dimanche, la présentation des couples fiancés et leur bénédiction par Mgr Nahmias qui les encourage : « L’Eglise a besoin de couples comme vous qui désirent fonder un foyer ». Au moment de la quête, faite ce jour-là dans tout le diocèse au profit de la construction de l’église Sainte Bathilde à Chelles, notre évêque invite les paroissiens à la générosité par solidarité avec nos voisins qui n’ont pas la chance d’avoir une belle église comme la nôtre.

Nous avons le choix entre main tendue et coups donnés

Alors que le CCFD-Terre Solidaire propose de faire du carême un temps pour transformer « la clameur du monde » en espérance, Mgr Muyengo dans son homélie, expose le choix qui est donné aux habitants de son pays : « Dans mon pays il y a des guerres à répétition. Nous avons le choix entre main tendue et coups donnés. C’est de cela que je viens témoigner aujourd’hui ». Et en commentant l’évangile de ce dimanche, la guérison de l’aveugle-né (Jn 9, 1-411), il met en avant le courage de la foi : « Au Congo, nous vivons dans la peur, mais nous avons une grande espérance. La solidarité existe dans notre pays. Nous devons tous travailler à la justice et à la paix. C’est cela la solidarité, et c’est vrai dans tous les pays du monde. C’est comme cela que nous pouvons construire le monde de demain, en pensant aux jeunes générations. Il y a aussi la question de l’environnement : que laisserons-nous à nos enfants ? Ce qui se passe en Afrique aujourd’hui est un scandale. Notre pays est très riche, mais la population n’en profite pas, elle est de plus en plus appauvrie. La société est déstructurée. L’argent des exportations (or, coltan, uranium, pétrole) ne profite pas à la population pour l’école, la santé, les routes. Les jeunes des familles appauvries travaillent dans des mines artisanales et dangereuses au lieu de suivre des études. D’ailleurs il n’y a parfois même plus d’enseignants car ils sont mal –ou pas ! - rémunérés. La corruption, l'attrait de l'argent ont de très graves conséquences sur les populations de RDC.

Notre secret, c'est l'espérance

L’appauvrissement a aussi de graves conséquences écologiques, comme la déforestation et la pollution des eaux. L’immense lac autrefois poissonneux est aujourd’hui une immense poubelle. Notre secret si nous sommes encore vivants aujourd’hui, c’est l’espérance. C’est cela que nous devons cultiver pour sortir de nos difficultés. » Et Mgr Muyengo termine son homélie en invitant « à prier pour la paix, pour la solidarité avec la terre, notre mère à tous, pour la solidarité entre les générations et l’importance de l’éducation. »

Après la messe Mgr Nahmias et Mgr Muyengo restent un long moment sur le parvis pour serrer les mains et faire connaissance avec les paroissiens. Après un repas partagé, une table ronde a rassemblé Mgr Muyengo, des bénévoles du CCFD-Terre solidaire et de la Pastorale des migrants qui ont témoigné de leurs engagements. Mgr Muyengo était désireux de connaître leur organisation et leur mode d’actions ici, ce qui a suscité de riches échanges avec les participants.

Plus en vidéos :


© photo Marie-José Fournier


PAGE des JEUNES

Pèlerinage à Meaux pour le KT-Vacances

Par Marie-José Fournier

A l’occasion du centenaire de la guerre 14/18, et selon le souhait de notre évêque Mgr Jean-Yves Nahmias, les enfants du catéchisme et les jeunes de l’aumônerie ont participé, le mercredi 15 février, à un pèlerinage au pays de Meaux et au musée de la Grande Guerre.

Durant quatre ans, le diocèse de Meaux a prévu de commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale en organisant plusieurs temps forts. À l’origine de ce projet, notre évêque avoue qu’il a découvert « en arrivant à Meaux, que les premiers morts de la Grande Guerre l’ont été en Seine-et-Marne lors d’une bataille brève mais tragique ». Les pèlerins découvrent six lieux pour « comprendre, se souvenir et prier. En suivant le périple de tous ces soldats, on ne reviendra pas comme on est parti ». C’est ce qu’ont fait nos quarante participants ce mercredi 15 février, enfants du caté et jeunes de l'aumônerie accompagnés de parents, grands-parents, Elisabeth et le père Bruno.

La journée KT-Vacances commence par une prière à NDV avant de monter dans le car pour Meaux. Puis la journée se déroule au rythme des visites :

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1. Au Monument Américain en mémoire de la première bataille de la Marne, du 5 au 12 sept 2014, qui s’est déroulée aux portes de Meaux, pour bloquer l’avancée des Allemands vers Paris, au prix d’un lourd sacrifice humain (67 000 morts, 325 000 blessés, 128 000 disparus).

mémorial américain à Meaux

2. Au musée de la Grande Guerre, le plus grand musée d’Europe sur la guerre 14/18 qui rassemble une collection riche et diversifiée lui permettant d’aborder le conflit aussi bien sur le plan technique et militaire que du point de vue humain et sociétal.

 

3. A Villeroy, sur les pas de Charles Péguy dont « la figure est encore très vive dans la région ». Visite du monument commémorant le poète et la Grande Tombe où il est inhumé aux côtés de ses compagnons d’armes. Le site est entouré de la plaine dégagée que les troupes françaises traversent d’Ouest en Est, et se profilant à l’horizon, les trois collines, Penchard, Monthyon et Montgé-en-Goële, occupées par les Allemands.

« Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,
Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre. (…)
Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
Couchés dessus le sol à la face de Dieu (…)
Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés »

 

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4. A Chauconin-Neufmontiers le ru de Rutel, petit ruisseau à l’entrée du village, offre aux Français un abri de fortune sous le feu ennemi. Evocation des événements des 5 et 6 septembre 1914 durant lesquels les régiments de réserve d’Ile-de-France et de Seine-et-Marne se battent, sur leur propre territoire, aux côtés des régiments de l’armée d’Afrique, notamment du Maroc. Le village subit la dévastation de la guerre et l’exode des habitants. L’église est transformée en hôpital de campagne. Ses murs conservent des écrits de soldats français blessés. Visite de l’église.

devant l'église de Chauconin-Neufmoutiers

5. Au Monument Notre-Dame de la Marne à Barcy. Ce site hautement historique vit se dérouler les plus sanglants combats pour la possession de cette importante position. L’évêque de Meaux, Monseigneur Marbeau, promit le 8 septembre 1914, d’y élever un monument si la ville épiscopale de Meaux était épargnée. Ce monument fut inauguré le 9 juin 1924.

6. Le pèlerinage se termine par la messe à l’église de St Soupplets, village bombardé en 1914.

Pour finir cette journée de commémoration, après un repas dans la grande salle à NDV (pâtes bolo), c’est une soirée ciné-club avec le film de Christian Carion : « Joyeux Noël »

 
 
 

C’était bien, on a vu plein de choses

Témoignage de Samuel : "C'était bien car on a vu plein de choses et les dames qui nous faisaient les visites étaient à l'écoute de nos questions et y répondaient. Le soir, c'était très bien aussi ; j'ai aidé le père Bruno à préparer les bolognaises qu'on a ensuite mangées tous ensemble. Avec le film on a pu voir les conditions de vie comme au musée*."
*sous-entendu, de la Grande Guerre

Témoignage de la maman de Samuel : « Me concernant j'ai beaucoup aimé cette journée également. C'était mon premier pèlerinage. Journée dense mais très bien organisée avec un magnifique soleil qui nous a été envoyé :-) De beaux moments de partage, en toute simplicité : au musée, sur traces de Charles Peggy, ...
Beaucoup d'émotion au musée (conditions de vie) ainsi que dans l'église où nous avons pu voir les traces laissées par les soldats morts pour nous ...
J'ai été sincèrement ravie de partager ce moment avec vous tous ainsi que mes enfants.
Et enfin le soir, bien que je n'ai pas pu rester, j'ai été très touchée par tant générosité.
Samuel était très content. »

 

VIE PAROISSIALE

Petits bonheurs de la vie ...

Par Barbara Strens-Laniyan (AEP de Lagny)

Le pèlerinage des 29, 30 avril et 1er mai 2017 sera un grand moment de spiritualité mais aussi de simplicité, d’échanges … La visite d’une cave amènera une méditation sur la vigne, sur la taille des sarments que nous pouvons rapprocher des « tailles » que nous faisons tous à un moment ou à un autre dans nos vies…

Et puis, ce pèlerinage sera aussi l’occasion de visiter le club de football de l’AJ Auxerre pour appréhender la dimension spirituelle du sport. Quel programme intéressant, mêlant choses « sérieuses » et petits bonheurs de la vie. A la fin de la messe à Notre-Dame des Ardents, le dimanche 12 mars, le père Dominique Fontaine nous a invités à une partie de football sur le parvis.

Quel bonheur de partager avec nos prêtres les activités que nous pratiquons ! Ils savent créer la proximité avec nous tous, petits ou grands… et c’est une grâce.

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Je me souviens de paroles de Père Gilbert remerciant au cours d’une messe les personnes balayant l’église. C’est cela la proximité avec les autres et c’est bien le message du Christ qui s’intéresse à nous tous, dans notre quotidien et qui nous invite à aimer notre prochain comme nous-même.

 

Demandez le programme du Pélé…

Trois jours -Trois étapes - Trois rencontres - Un seul credo !

Par Patrick Mannier

Samedi 29 avril - Pontigny
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• 7h00 précises : départ de Bussy
• Arrivée à Pontigny / constitution des équipes
• La maison de la Mission de France
• Visite de l’Abbatiale cistercienne
• Direction le stade et les vignes
• La route vers la colline…
• Repas en commun
• Veillée : croire en Dieu le Père !
• Le bar du pèlerin

 

Dimanche 30 avril - Vézelay

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• Marche : croire en Jésus le Fils !
• Messe présidée par Mgr Giraud
• Rencontres spirituelles
• Pique nique
• Visite « historique »
• Echanges : Croire en Dieu le Fils !
• La Potée Morvandelle
• Veillée de la Lumière

 

 

Lundi 1er mai – Nevers

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• Au couvent des Sœurs de la Charité
• La châsse de Sainte Bernadette
• Messe devant la réplique de la grotte de Lourdes
• Repas en commun
• Conférence du père Dominique
• Goûter
• Réflexion commune : croire en Dieu Saint-Esprit
• Retour à Bussy : laisser parler son cœur au rythme de Dieu !

 

C’est ainsi que nous pouvons résumer le contenu de ce beau programme pour insister sur la nature profondément spirituelle de notre démarche. Sans tout dévoiler, pour vous réserver une partie de surprise et de plaisir, voici le déroulé de notre périple :

 Vous n’êtes pas inscrits ? Qu’attendez-vous ?
 
 
Pélerins : à vos bâtons

Par Claude Chauveau

 Prendre son bâton de pèlerin !

baton%20de%20Claude.jpgVoilà une expression qui dit bien l’intention d’un départ important et qui suppose une destination fort désirée !
Que dit-elle encore ? Le bourdon - c’est l’autre nom de cet accessoire du pérégrinant - à cause de sa forme, est d’abord le soutien du marcheur pour maintenir l’équilibre et lui donner l’impulsion pour avancer. Soutien individuel, il est aussi signe de ralliement d’un groupe de croyant image visible, d’une communauté chrétienne qui avance dans la foi. Au moyen âge le pèlerin était reconnu à son bourdon, et l’Histoire nous révèle aussi que le bourdon, par sa forme de gourdin, a servi de repoussoir pour se défendre de malandrins ou d’animaux hostiles. Ainsi symbolise-t-il l’arme de la Foi contre le mal et la tentation.
Le bâton c’est aussi celui de Moïse qui se transforme en serpent et qui fend les eaux de la Mer Rouge.
C’est encore un autre rappel : le bois du vaisseau de Noé et celui de l’arche d’Alliance. Autant de symboles qui nous renvoient à notre histoire personnelle mais aussi communautaire
Au fil du temps le pèlerin s’est identifié à son outil en renforçant parfois son message, sculpté, torsadé, décoré ou affublé de la fameuse coquille, il se révèle porteur d’une profonde spiritualité donnant tout son sens à la démarche du pèlerin : il rappelle le bois de la Croix quand il dit « n’oublies pas qu’il faut prier et faire pénitence (effort) pour franchir la porte étroite, celle qui conduit au Christ ressuscité, seul vrai bonheur de l’humanité ».
Alors, oui, aujourd’hui je saisis mon bourdon et j’avance sur ce chemin !

(le bourdon sculpté par Claude)

 

 LIVRE

Les écrits de Ste Bernadette et sa vie spirituelle

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Bernadette est née à Lourdes le 7 janvier 1844 dans une famille très pauvre. Devant travailler de ses mains, elle ne fréquente ni école ni catéchisme bien que sa foi soit vive. Le 11 février 1858, alors qu’elle ramasse du bois avec sa sœur et une amie près de la grotte de Massabielle, elle entend comme un coup de vent et voit une douce lumière. Apparait une belle dame vêtue de blanc, qui porte un chapelet, lui sourit, et ouvre ses mains dans un geste d’accueil. Par la suite la dame revient et dit à Bernadette en dialecte lourdais : je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre, faites pénitence, priez Dieu pour les pécheurs, allez dire de faire construire ici une chapelle. Le 25 mars elle dit enfin son nom: « Je suis l’Immaculée Conception ».

Après ces apparitions Bernadette est harcelée par de multiples interrogatoires. Elle répond avec simplicité, en s’en tenant aux faits. Pour être protégée des importuns elle est admise comme indigente en juillet 1860 à l’hospice de Lourdes tenu par les sœurs de la Charité de Nevers. Elle va à l’école attenante, et se donne aux soins des malades. Elle devient religieuse en juillet 1866 à Nevers où elle mène une vie humble et cachée. Les rencontres avec les notabilités et les pèlerins sont pour elle une pénitence subie par obéissance. Malade et sous estimée elle est confinée dans des fonctions subalternes en dépit de ses qualités pratiques et de son bon sens. A partir de l’hiver 1874 son état se dégrade, sa souffrance augmente. Elle dit qu’elle n’est plus bonne à rien, et qu’elle ne peut plus que prier et souffrir. Mais elle a confiance en la Vierge, sa « Bonne Mère, sa mère du ciel, qui, après la longue nuit, viendra la chercher ». Elle meurt le 16 avril 1879.

Jean Dupuis

Plusieurs livres de la bibliothèque exposent le message de Sainte Bernadette : « Vie de Bernadette » et « Bernadette vous parle, vie de Bernadette par ses paroles » par R.Laurentin, et « Les écrits de Sainte Bernadette et sa voie spirituelle » présentés par A.Ravier. (Référence: 235-2).


DOSSIER

 

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Château d'eau RD Congo

Dieu et l’argent... Vaste sujet qui interroge et qui nous renvoie à l’actualité française et internationale : l’argent idole, l’argent qui corrompt, richesses inégalement réparties jusqu’au scandale. « Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent » dit Jésus (Matthieu 6, 24).

Mais l’argent, c’est aussi la recherche d’une économie juste et une solidarité qui ne connaît pas de frontière. Dominique Fontaine nous introduit à la doctrine sociale de l'Eglise. La doctrine sociale de l’Eglise ne commence pas avec la première encyclique Rerum novarum (Les Choses nouvelles) en 1891. Déjà, dans les premiers siècles, les Pères de l’Eglise provoquaient la réflexion des chrétiens. C'est dire que la doctrine sociale de l’Eglise tient à l’essence même du christianisme. Et ce rapport à l'argent vécu dans la foi à des conséquences concrètes. Nous sommes invités à des choix personnels et en société.Une équipe d’entrepreneurs et dirigeants chrétiens s’interrogent : comment concilier les impératifs moraux et l’activité économique ? Quelles rémunérations juste pour les chefs d'entreprise ? Nous profiterons de ce dossier pour faire le point sur l’utilisation de l’argent de notre paroisse.

La rencontre avec Sébastien Muyengo, évêque d’Uvira en République Démocratique du Congo en page 2 de NDV Info pose aussi nombre de questions sur la mondialisation financière. Président de la commission de l’épiscopat en charge des questions relatives à la gestion des ressources naturelles du pays, il dénonce les multinationales qui pillent les richesses sans reverser ni impôts ni taxes.

Père Jacques

A propos de la doctrine sociale

t%c3%a9l%c3%a9chargement.jpgLe pape François dénonce souvent l’amour de l’argent. Mais il n’est pas le premier. Les papes précédents, de Jean XXIII à Benoit XV aussi. C’est un thème de la doctrine sociale traditionnelle de l’Eglise. Voici un extrait du Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise.

« Les biens, même légitimement possédés, conservent toujours une destination universelle. Toute forme d’accumulation indue est immorale, car en plein contraste avec la destination universelle assignée par le Dieu Créateur à tous les biens. Le salut chrétien est une libération intégrale de l’homme, libération par rapport au besoin, mais aussi par rapport à la possession : « Car, disait St Paul à Timothée, la racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. Pour s’y être livrés, certains se sont égarés loin de la foi. « Le Pères de l’Eglise insistent sur la nécessité de la conversion et de la transformation des consciences des croyants, avant le changement des structures sociales et politiques de leur époque. En demandant à ceux qui possèdent des biens de se considérer comme des intendants de ce que Dieu leur a confié. »

La Doctrine sociale de l’Eglise fait aussi de l’utilisation de l’argent public une question morale : « Dans le monde de la communication publique et de l’économie, l’usage sans scrupule de l’argent fait naitre des interrogations toujours plus pressantes, qui renvoient à un besoin de transparence et d’honnêteté dans l’action personnelle et sociale. »

Père Dominique Fontaine

> Pour aller plus loin :  Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, Cerf, 2005

 

Les stimulantes provocations des Pères de l’Eglise

Les premiers grands penseurs du christianisme nous bousculent. Ils disent bien la difficulté de vivre l’Evangile en matière sociale. Les devoirs du riche ne sont pas seulement ceux du détachement du cœur, mais ceux du partage.

Un document catéchétique du second siècle donne le ton des enseignements postérieurs de Pères : « Tu ne renverras pas l’indigent, mais tu auras tout en commun avec ton frère et tu ne diras point que c’est à toi. Car si dans l’immortel, vous êtes copartageants, combien plus dans les biens qui meurent. »

La terre a été établie en commun pour tous, riches et pauvres

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Cette question du droit de propriété est reprise par tous les Pères. Saint Ambroise écrit : « La terre a été établie en commun pour tous, riches et pauvres ; pourquoi vous arrogez-vous à vous seuls, riches, le droit de propriété ? » En bonne logique, il n’hésite pas à dire que lorsqu’il donne aux pauvres, le riche ne fait que restituer. « Ce n’est pas de ton bien que tu accordes à l’indigent, mais du bien que tu lui rends, car c‘est un bien commun donné à l’usage de tous, que tu usurpes tout seul. »
Saint Basile reprend à Cicéron une comparaison étonnante de justesse. Le riche qui ne donne pas ce qui excède ses besoins est "comme un homme qui prenant place au théâtre, voudrait empêcher les autres d'entrer et entendrait jouir seul d'un spectacle auquel tous ont droit. Tels sont les riches : les biens communs qu'ils ont accaparé, ils s'en décrètent les maîtres, parce qu'ils en sont les premiers occupants."
Les Pères sous-entendent qu’une grande fortune a souvent l’injustice pour origine : « Peut-être fais-tu l’aumône… Mais à quoi bon consoler un pauvre si tu en fais cent ? », dit Grégoire de Nysse.
Mais l’indigence ne favorise pas nécessairement le bien, souligne Clément d’Alexandrie. Une richesse moyenne est favorable à la vertu et à la charité. « La nature des possessions est d’être possédées. Celle des biens est de répandre le bien et Dieu a destiné ces derniers au bien-être des hommes. Les biens sont entre nos mains comme des outils, dont on tire bon emploi si on sait les manier.
»

Père Jacques

> Pour aller plus loin : Riches et pauvres dans l’Eglise ancienne, Collection Ichtus, éd. DDB, 1982

Les patrons chrétiens et l'argent

Par Marie-José Fournier

Concilier les impératifs moraux et l’activité économique

Beaucoup pensent que l’on ne peut réussir dans les affaires que si on est un « loup parmi les loups » et que tous les moyens sont bons. Une équipe des EDC (Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens) s’interroge : comment concilier impératifs moraux et activité économique ?

Relations avec les clients

2017 03 25 edc img 412 fmt« Dans les affaires, on cherche évidemment son intérêt propre, mais les « vraies » bonnes affaires sont celles où les deux parties trouvent un intérêt commun. Et si les bonnes affaires ponctuelles ne sont pas à négliger, il faut tenir compte de la reconnaissance d’un service de qualité offert sur le long terme. Nous, entrepreneurs et dirigeants chrétiens, n’avons-nous pas le devoir, même lorsque nous sommes en relations d’affaires avec nos clients, de ne pas les regarder uniquement sous l’angle économique ? »

Le groupe EDC de Bussy-Lagny 
 

La crise financière de 2008- 2009 a remis sous le feu des projecteurs la question de la rémunération des dirigeants d’entreprises. Même si les exemples médiatisés ne concernent qu’un petit nombre de dirigeants de très grandes sociétés, cette question appelle les chefs d entreprise à s’interroger sur leur rôle de dirigeants et exige de leur part un comportement de vérité.

Extraits du cahier des EDC : La rémunération des dirigeants.

L’activité économique est-elle aussi une forme de coopération sociale ?

« La solidarité est souvent considérée comme une expression de la charité personnelle ou, au niveau de la collectivité nationale, comme le résultat d’une politique redistributive. Il existe cependant un autre aspect de la solidarité qu’il ne faut pas mépriser. Il faut avoir conscience que pour obtenir tout bien, nous dépendons des autres. Pour beaucoup de biens, même ordinaires, il peut y avoir eu des centaines et des milliers de personnes impliquées dans toute la chaîne. On peut regretter la solidarité de proximité (la famille, le clan…) mais elle n’aurait pas permis les augmentations de productivité qu’a connues le monde moderne et qui seules ont permis de réduire le taux de pauvreté dans le monde et le décollage des pays émergents. En tant qu’entrepreneurs et dirigeants, il nous faut rappeler à temps et à contre temps que cette forme de solidarité est nécessaire au bien commun. »

 

Diriger, c’est servir

La crise financière de 2008- 2009 a remis sous le feu des projecteurs la question de la rémunération des dirigeants d’entreprises. Même si les exemples médiatisés ne concernent qu’un petit nombre de dirigeants de très grandes sociétés, cette question appelle les chefs d entreprise à s’interroger sur leur rôle de dirigeants et exige de leur part un comportement de vérité.

Extraits du cahier des EDC : La rémunération des dirigeants.

« Les inégalités de rémunérations se sont fortement accélérées ces dernières années dans le monde développé. En France et en Europe les rémunérations de certains dirigeants sont multipliées par dix en dix ans ! Les inégalités se sont renforcées.
Il existe une très grande disparité des entreprises et des rémunérations, et même s’il est injuste que le comportement de certains suscite une défiance généralisée vis-à-vis de tous les dirigeants, ces derniers doivent tous s’interroger sur le partage des richesses et l’échelle des rémunérations au sein de leur entreprise.

Servir, c’est être au service de la communauté humaine qu’est l’entreprise

La rémunération d’un dirigeant valorise la mission qu’il assure pour diriger l’entreprise. Elle est différente de celle reçue par un entrepreneur qui risque un investissement en capital pour développer son entreprise. Ce dernier en retire à terme des dividendes et/ou des plus-values si le projet réussit, se mettant lui-même en risque financier, notamment dans le cas des entreprises patrimoniales.
Pour les dirigeants chrétiens, diriger, c’est servir, en rappel du thème qui réunissait les membres du mouvement des EDC à l’occasion des Assises nationales de Marseille en mars 2008. Diriger, c’est s’interroger sur la finalité de son action pour permettre à l’entreprise d’atteindre ses objectifs, dans le cadre d’un projet pour l’entreprise, connu et partagé. Servir, c’est être au service de la communauté humaine qu’est l’entreprise, c'est-à-dire agir pour le bien de toutes les parties prenantes et, en particulier, des salariés.
La question de la politique de rémunération devient alors une question fondatrice : “être au service de”, au sens du serviteur défini par le Christ lui-même dans l’Évangile. Parmi les sources chrétiennes auxquelles on peut se référer, la plus récente, l’encyclique de Benoît XVI, Caritas in veritate, loin de jeter le discrédit sur les marchés en cette période de crise majeure, en rappelle les objectifs et les conditions économiques pour servir le bien commun. Elle affirme que le principe
de gratuité et la logique du don, comme expression de la fraternité, peuvent et doivent trouver leur place à l’intérieur de l’activité économique normale. »


Parlons finances : le point de l’année 2016

Les ressources de l’Eglise sont au service de l’Evangile et de la charité. Elles sont gérées à 3 niveaux : le diocèse (Association Diocésaine de Meaux), le Pôle Missionnaire Bussy-Lagny et notre Secteur Pastoral du Val de Bussy. Cela assure l’homogénéité, la cohérence et le bon emploi à savoir la rémunération des prêtres et des laïcs au service de l’Eglise, les dépenses courantes et les investissements matériels et immobiliers.

 1. Les prêtres et les laïcs permanents sont rémunérés grâce au Denier de l’Eglise,

En 2016, 217 familles de notre Secteur ont donné au total 62 000 € au Denier de l’Eglise collecté par le diocèse. Qu’elles soient ici remerciées car seule leur générosité et leur fidélité dans la participation au Denier de l’Eglise permettent de rémunérer les prêtres et les laïcs au service de l'Eglise. Elles étaient 258 en 2013. N’hésitons pas à appeler de nouveaux donateurs !

2. Les dépenses courantes sont couvertes par les quêtes, les offrandes et les dons

Ce que vous avez donné en 2016 :
Les quêtes et les dons : 71 000 € ;
Les offrandes (baptêmes, mariages, funérailles et intentions de messe) : 5 600 €,
La participation des familles aux frais de la catéchèse : 16 400 €. A noter que le fonctionnement de l’aumônerie est assuré par l’Association des Parents des jeunes inscrits à l’aumônerie.
Les ventes (cierges, livres, etc.) et produits annexes 38 100 €.

Ce que nous avons dépensé en 2016 :

L’entretien et les fournitures (eau, électricité, fournitures de bureau, etc.) : 55 300 €
Les frais de catéchèse : 15 500 €
Les contributions au diocèse et au Pôle Missionnaire : 35 000 €

Comparés aux recettes et dépenses de 2013 (Cf. Notre-Dame du Val Info de mars 2014) le produit des quêtes a augmenté alors que les dépenses restent maîtrisées. Merci à tous !

3. Les travaux

Nous avons achevé les travaux d’isolation du Centre pastoral (bureaux, salles de réunion, oratoire, appartements), d’étanchéité du clocher et d’équipement en vidéo projection de l’église Notre-Dame du Val.
Notre priorité est maintenant d’agrandir le Centre pastoral en 2018 : le permis de construire est en cours d’examen et une maquette est visible dans l’église Notre-Dame du Val. La souscription ouverte fin 2015 a permis de réunir près de 53 000 €. Nous devons atteindre 200 000 € pour pouvoir engager la réalisation en 2018.

Merci de votre générosité !

Le Conseil économique : Père Dominique Fontaine, Père Bruno Sautereau, Dominique Bijard, Jean-Marie Fournier, Chintha Ly, Pierre-Ollivier Moreaux

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Maquette du futur Centre Pastoral de Notre Dame du Val
(Architectes Yannick MOLLIER, réalisation Elisabeth MOLLIER
© photo Jean-Marie Fournier)

 

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Un temps pour prier
 
Celui qui regarde vers Pâquesporte sa croix,
comme une femme porte son enfant,
car Jésus fait de sa croix une naissance.

Il porte sa croix comme un arbre porte du fruit,
car jésus fait du bois mort un printemps.

Il porte sa croix comme chacun porte son nom,
car Jésus fait de sa croix le nom de son amour.

Il porte sa croix comme un livre porte un titre,
car Jésus fait de la croix le titre des chrétiens.

Il porte sa croix comme un facteur porte le courrier,
car Jésus fait de la croix la bonne nouvelle que mort est morte.

Il porte la croix comme on porte la tête haute,
car avec sa croix Jésus ressuscite la dignité de l’homme.

Il porte la croix comme on porte la contestation,
car Jésus fait de la croix un signe de contradiction.

 Jean Debruynne
Prêtre de la Mission de France
Ecrivain et poète 1925-2006

 

Elevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes

(Jn 12,12)